Planète Wikimedia

14 mai 2012

Poulpy

Créer du contenu sur Wikipédia

Plaque de cocher, Charenton-le-Pont, Seine
Tout a commencé par une simple plaque...

Ce blog parle essentiellement de Wikipédia parce que j'ai choisi de ne pas y raconter ma vie. Contrairement à ce que prétendent certaines personnes qui ont mis dans le mille qui ne cherchent qu'à médire de moi, j'ai une vie en dehors des projets Wikimedia. Par exemple, j'aime beaucoup me balader et le soleil renaissant m'y invite ces derniers jours. Et quand je me balade, il m'arrive de tomber sur des trucs sympas.

Hier, je longeais la rue de la Liberté à Charenton afin de rejoindre le bois de Vincennes quand à un carrefour, j'ai aperçu la plaque ci-dessus, accrochée au mur à bonne hauteur. Une plaque de fonte bleutée indiquant ma présence sur un chemin vicinal ordinaire, dans le département de la Seine. Bref, ça ne semble pas dater d'hier. Je la prends en photo, en balançant des regards sombres aux habituels passants soupçonneux qui n'ont jamais vu un appareil photo de leur vie. Je continue mon chemin. Et après un moment, je rentre chez moi.

Je développe la pellicule dans mon labo photo personnel, transférant directement le négatif dans l'ordinateur grâce à mon bac photographique à port USB. Et puis je sais pas, c'est dimanche, les oiseaux chantent encore alors je balance l'image sur Commons. Ça ne sera pas la photo du siècle, ni même une FP, mais ça me fait plaisir.

Et puis comme c'est dimanche et que les oiseaux chantent encore, je dégaine mon Google et je cherche voir un peu ce que c'est que cette plaque en fonte bleutée. Je trouve assez vite la réponse : c'est une plaque de cocher, un modèle indicateur installé en France vers la fin du 19e siècle, en hauteur pour que les cavaliers puissent les lire. Visiblement, il s'agit d'un des premiers exemples de signalétique de distance jamais mis en place à l'échelle d'un pays. La France en a compté plusieurs milliers à l'aube de la Première Guerre mondiale. Michelin les a bien sûr rendu totalement obsolètes, mais on continue à en trouver un peu partout.

Fichtre, me dis-je à moi-même tout seul. Et Wikipédia n'en parle même pas ? C'est quoi cette histoire ? Constatant que la question est évacuée d'un bref paragraphe dans l'article « Cocher (hippomobile) », je ponds rapidement une ébauche sur le sujet. Puis je crée la catégorie équivalente sur Commons et y rapatrie rapidos une vingtaine de photos. Du travail bien fait.

Une excellente façon de conclure le week-end, quoi.

by Poulpy (noreply@blogger.com) at mai 14, 2012 02:52

Wikimédia France

Les atouts de la connaissance libre

Traduction de l’article « The power of free knowledge » de Geoff Brigham, conseiller juridique de la Wikimedia Foundation, publié le 29 mars 2012.

Petit globe Wikipédia présenté au creux de mains anonymes.

Crédit photographique : Lane Hartwell, CC-BY-SA.

Après le récent blackout destiné à lutter contre SOPA/PIPA, de nombreux médias ont décrit le débat comme une lutte d’influence entre la Silicon Valley et Hollywood. Sous cet exposé à courte vue, se cache la vérité, à savoir que les millions d’utilisateurs réguliers d’internet qui ont appelé leurs représentants au Congrès et leur ont écrit ont ainsi donné une voix collective à leur demande au Congrès de ne pas adopter, sous la dictée de l’industrie, une législation qui nuirait à un web libre et ouvert. Ils se sont manifestés pour soutenir ces sites web innovants et ces communautés en ligne qui sont possibles uniquement à travers un libre échange d’idées et d’informations.

Le Congrès, les médias et beaucoup d’autres ne comprennent ou n’apprécient pas toujours le sens et la puissance du mouvement pour la connaissance libre ni la communauté qui le nourrit et le porte. C’est pourquoi nous voulons offrir un résumé de ce qu’est la connaissance libre. Une grande partie en sera familière aux contributeurs des projets Wikimédia et à nos homologues de la communauté pour la connaissance libre, mais nous espérons que cela puisse être utile à nos autres lecteurs – et législateurs – qui n’ont pas encore exploré la question ou qui ont été surpris par les réactions en retour lorsqu’ils l’avaient tout à fait ignorée.

Comme vous pouvez l’imaginer, nous sommes très enclins à protéger l’internet, qui facilite largement la libre circulation de la connaissance, et nous sommes méfiants lorsque certains cherchent à le pilonner par une législation favorable à leurs intérêts privés et exempte de toute réflexion qui soit adaptée aux valeurs vitales pour notre mission.

Ce qu’il faut savoir sur la connaissance libre

La mission de la communauté pour la connaissance libre est de créer et de partager des ressources informationnelles et des œuvres culturelles en pleine conformité avec les lois sur le copyright [et les droits d’auteur]. En offrant leurs travaux [ou œuvres ; works], leurs créateurs garantissent toutefois cinq libertés : liberté d’utiliser, liberté d’étudier, liberté de copier, liberté de redistribuer et liberté d’améliorer les travaux [ou œuvres] en question1. Des auteurs, artistes, photographes, chercheurs, et d’autres, qui ont rejoint partout dans le monde la communauté pour la connaissance libre se sont engagés en faveur de ces libertés, et à leur tour ils produisent des médias que des centaines de millions de gens peuvent utiliser. Le résultat, ce sont des matériaux sous licence libre précieux pour l’éducation, l’entreprise, la technologie, la science et la culture dans le monde entier.

Les créateurs de la communauté pour la connaissance libre sont en fait titulaires de droits d’auteur, exactement comme les créateurs de l’industrie des médias, mais contrairement à ce qui se pratique dans la plupart des industries, les créateurs de la communauté pour la connaissance libre ont la volonté de favoriser le progrès et l’innovation en plaçant leurs travaux sous licence libre et donc de mettre leurs créations à disposition de tous librement.

La communauté pour la connaissance libre est présente partout dans le monde, elle est diverse et en continuelle croissance. Près de 200 millions de travaux [d’œuvres] librement accessibles sont désormais disponibles et le nombre de contenus nouveaux placés sous licence libre augmente rapidement2. Beaucoup d’organisations3 ont maintenant d’importants dépôts de contenus sous licence libre, parmi lesquelles C-Span4, YouTube5, Vimeo6 et Flickr7. Wikipédia offre plus de 21 millions d’articles en 283 langues 8. La communauté Wikipédia est construite sur le travail de centaines de milliers de contributeurs du monde entier. Wikimedia Commons accueille plus de 12 millions de fichiers, dont plus de dix millions d’images et de photographies, plus de cent mille fichiers son et plus de vingt mille scans de documents sous licence libre ou dans le domaine public9.

Ces travaux sont tous disponibles pour les citoyens, les entreprises, les bibliothèques, les chercheurs et les institutions culturelles, sans frais. Une recherche commence souvent avec des résumés de Wikipédia et des listes de références renvoyant en lien à des sources primaires10. Les spécialistes comptent sur la connaissance libre aussi bien que sur les moteurs de recherche internet et les bases de données des publications savantes. Les bibliothèques contribuent à la diffusion de la connaissance libre et permettent de toucher de nouveaux publics11. Les enseignants s’appuient sur des documents écrits et des photographies pour préparer leurs classes à des coûts minimes, où qu’ils soient dans le monde.

La libre diffusion des connaissances donne aux entreprises et aux entrepreneurs un accès à faible coût à un immense champ d’informations sur de nombreux sujets. Les entreprises économisent de l’argent sur la recherche et ont un accès instantané à l’information à partir d’un large éventail de perspectives12. La connaissance libre est particulièrement bénéfique aux petites entreprises qui autrement ne pourraient pas s’offrir le matériel de recherche adéquat : elle réduit les barrières à l’entrée en activité et encourage l’innovation13.

Des contenus libres sont fréquemment intégrés à d’autres services. Les articles de Wikipédia sont réutilisés par des produits et des services commerciaux14, allant de Facebook et Amazon.com aux sites web de la BBC15. Des milliers d’images issues de Commons ont été republiées dans des livres, des journaux et d’autres médias16. Les journalistes ont un accès immédiat à des photographies informatives et percutantes provenant de toute la planète, et les développeurs de logiciels peuvent incorporer à leurs applications des médias, du contenu encyclopédique ou des entrées de dictionnaire, sans payer aucun frais17. La connaissance libre offre aux chercheurs un corpus de travaux leur permettant d’en apprendre davantage dans leur domaine d’intérêt et de participer à leur tour à l’innovation, à l’élaboration de nouvelles théories et à de nouvelles découvertes18.

Comme indiqué précédemment, l’engagement à la collaboration et au partage est au cœur du mouvement pour la connaissance libre. Ces idéaux ne sont pas nouveaux et ils sont conçus pour compléter et profiter à notre système actuel de droits d’auteur en créant l’opportunité de nouvelles œuvres originales et d’améliorations d’œuvres existantes19. Internet doit aujourd’hui faciliter une innovation continue basée sur des œuvres sous licence libre ou appartenant au domaine public : en fin de compte, c’est un outil visant à faciliter ces importantes interaction, communication et collaboration, ce qui stimulera l’innovation et mettra en valeur la libre circulation de la connaissance. C’est pour cette raison que nous exhortons les lecteurs et le Congrès à considérer les valeurs d’un internet ouvert et libre, qui renforce tous les avantages de la libre circulation de la connaissance pour nos concitoyens, entreprises, bibliothèques, chercheurs et organismes culturels.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à lire les pages consacrées aux contenus libres sur Wikipédia ou bien à visiter le site Creative Commons20.

Geoff Brigham, avocat en chef
Stephen LaPorte, assistant juridique

Notes

  1. Dans le sens plein du terme, « libre » signifie « liberté d’utiliser les travaux [l’œuvre ; work] et de jouir des avantages de leur utilisation ; liberté d’étudier les travaux [l’œuvre ; work] et d’appliquer les connaissances acquises à partir de ceux-ci ; liberté de faire et diffuser des copies, en totalité ou en partie, de l’information ou de la création ; liberté d’apporter des changements et des améliorations, ainsi que de distribuer des œuvres dérivées ». Voir http://freedomdefined.org/Definition.
  2. En 2003, les licences Creative Commons existaient seulement depuis un an et elles concernaient moins d’un million de documents. Sept ans plus tard, en 2010, ce chiffre s’élevait à un total de plus de 400 millions. Plus de 40% de ces travaux sont entièrement libres ou ouverts. Voir Mike Linksvayer, « The Power of Open: over 400 million CC-licensed works, with increasing freedom », Creative Commons, 27 juin 2011.
  3. En 2011, Creative Commons a recueilli les récits de membres de la communauté pour la connaissance libre ; à consulter en ligne : http://wiki.creativecommons.org/The_Power_of_Open/Text.
  4. C-Span place ses vidéos sous licence Creative Commons Attribution 3.0 sur YouTube.
  5. YouTube permet maintenant à chacun de mettre ses contributions sous licence Creative Commons Attribution. Voir Jane Park, « YouTube launches support for CC BY and a CC library featuring 10,000 videos », Creative Commons, 2 juin 2011.
  6. Vimeo permet de sélectionner les vidéos utilisant une licence Creative Commons : « Nos membres adorent utiliser les licences Creative Commons, afin de retravailler les contenus, les remixer et réinventer. C’est pourquoi nous avons construit toute une nouvelle section pour vous aider à découvrir des vidéos disponibles sous licences Creative Commons. » Voir http://vimeo.com/new.
  7. Flickr permet aux utilisateurs de mettre leurs photographies sous licence Creative Commons. Voir http://www.flickr.com/creativecommons.
  8.  Key Facts about Wikipedia, janvier 2012 (pdf). Les statistiques prenant en compte toutes les versions linguistiques de Wikipédia sont disponibles ici : http://stats.wikimedia.org/EN/TablesWikipediaZZ.htm.
  9. http://commons.wikimedia.org/wiki/Commons:MIME_type_statistics.
  10. Sook Lim, « How and Why Do College Students Use Wikipedia? », Journal of the American Society for Information Science and Technology, novembre 2009 ; les résultats d’enquêtes aditionnelles ont été analysés en 2010, montrant que les étudiants continuent à utiliser Wikipédia comme une source de recherche. Voir Alison J. Head and Michael B. Eisenberg, « How today’s college students use Wikipedia for course–related research », First Monday, volume 15, numéro 3, 1er mars 2010.
  11. Steve Kolowich, « Wielding Wikipedia », Inside Higher Ed, 5 avril 2011.
  12. Une étude a montré qu’à des fréquences d’édition plus élevées d’un article de Wikipédia sur une entreprise correspondait une réduction des erreurs d’analyse, ce qui suggère que la fréquence d’édition serait une indication de l’attention que porte le public à cette entreprise. Amir Rubin and Eran Rubin, « Informed Investors and the Internet », Journal of Business Finance & Accounting, 37: 841–865, 2010 (doi: 10.1111/j.1468-5957.2010.02187.x).
  13. Plus généralement, voir Wouter Tebbens, Hinde ten Berge et David Jacovkis, The Knowledge Society: a freedom-centered perspective, intervention présentée à la Free Culture Research Conference, Berlin, 2010.
  14. Voir les lignes directrices de Wikipédia pour la réutilisation du contenu décrites ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikipédia:Citation_et_réutilisation_du_contenu_de_Wikipédia.
  15. BBC Music, BBC Wildlife Finder et encore d’autres sites de la BBC intègrent des contenus provenant de Wikipédia. Voir Yves Raimond, Tom Scott, Silver  Oliver, Patrick Sinclair et Michael Smethurst, Use of Semantic Web Technologies on the BBC Web Sites, Linking Enterprise Data, 2010. Facebook réédite également des contenus d’articles de Wikipédia. Voir Jane Park, « Wikipedia on new Facebook community pages », 21 avril 2010 ; et pour une liste des centaines de sites qui réutilisent le contenu de Wikipédia, voir http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Mirrors_and_forks/All. — Pour un public francophone, on peut aussi mentionner l’exemple emblématique du site de la Bibliothèque nationale de France data.bnf.fr qui reprend également des contenus issus de Wikipédia (N.d.T.)
  16. http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Commons_as_a_media_source.
  17. Des centaines d’applications proposées sur les sites d’Apple, de Google et d’Amazon reprennent des contenus sous licence libre provenant des projets Wikimédia.
  18. http://meta.wikimedia.org/wiki/Research
  19. L’article I, section 8, clause 8 [de la Constitution américaine, relatif aux droits d’auteur et appelé Copyright’s Clause (N.d.T.)], formule comme premier objectif de « promouvoir le progrès des sciences et de l’invention… ». La communauté pour la libre connaissance abandonne volontairement l’exclusivité de ses droits sur un bien, le faisant devenir commun et public, pour promouvoir innovation, imitation, émulation, accroissement du patrimoine culturel, processus démocratique et autres avantages que peut apporter la liberté. En effet, la Cour suprême a toujours estimé que l’objectif ultime du Copyright’s Clause était de « stimuler la créativité artistique pour le bien public en général ».
  20. les organisations impliquées dans le mouvement pour la libre diffusion de la connaissance comprennent Creative Commons, la Free Software FoundationPublic Knowledge, l’Electronic Frontier Foundation, le Center for Democracy and Technology, l’Open Knowledge Foundation et Knowledge Ecology International.

by Wikinade at mai 14, 2012 08:00

13 mai 2012

Les échos d'en bas

Épisode 19 – Avec des figurants bénévoles et d’autres non

Wikipédia en français compte 1 248 736 articles, 17 106 contributeurs actifs et 90 administrateurs actifs

Brèves du bistro

Discussions et activités

Administration

  • Élection : Padawane ne sera sans doute pas élu bureaucrate, avec 75 % d’avis favorables seulement et ne pourra donc pas “(gérer) le pool des admins”
  • Contestations : 53 % et 82 % d’avis favorables respectivement pour Juraastro et GL pour le moment ■ Contestataires depuis la mise en place du système de contestation : Littletony87 (*3), Guil2027 (*3), Hatonjan (*3), Nouill (*2), Schlum (*2), Sardur, Kelam, Touriste, Lawren00, Floflo62, SM, Mike Coppolano, Moez, Udufruduhu, Inisheer, Akeron, Morphypnos, Laurent N, Argos, JJG, Visite fortuitement prolongée : 38 % sont admins eux même.
  • RA/BA : Esprit Fugace lance une requête (refusée) de gestion de Meodudlye et avoue une “inimitié indéniable”. ■ Frédéric Priest-monk est bloqué 2 heures pour attaques personnelles en défendant le portail culture qu’il avait initié. ■ Annonim et GastelEtzwane refont parler d’eux tandis que les requêtes qui trainaient continuent de trainer… ■ Gérer les présidentielles et les législatives risque d’être “long et pénible” (sic)

Autour de Wikipédia


by Admin at mai 13, 2012 09:57

12 mai 2012

David Monniaux

Jérôme Bosch est-il un primitif flamand ?

Il y a quelques jours, je dînais avec une collègue chez des connaissances : un couple, leur fille étudiante. Cette dernière devait prochainement présenter un exposé sur Jérôme Bosch dans un « enseignement d'ouverture » en marge de son cursus (les cursus de l'enseignement supérieur imposent souvent de suivre des cours hors sa discipline principale : sport, art, etc. ; j'ignore l'objectif précis de cette pratique et s'il est effectivement atteint grâce à celle-ci). Pressée par le temps, elle sollicitait l'aide de ses parents pour relire son document (*). C'est alors que la maîtresse de maison s'est mise à déplorer très fort l'existence de sites comme Wikipédia, où se trouve de l'information non vérifiée car écrite par n'importe qui.

Comme disait Desproges, on peut parler de n'importe quoi mais pas avec n'importe qui. Certains sujets sont notamment à éviter, sauf à être sûr de ses interlocuteurs : la politique, la religion, l'homéopathie, Wikipédia, et le choix du langage à étudier dans les cours de programmation pour débutants. Certains diront qu'il s'agit là de « sujets à troll » ; toujours est-il qu'il vaut mieux ne pas les aborder si vous voulez dîner tranquillement. Hélas, ma collègue universitaire a abordé la question des sources dans les travaux et publications, et a voulu donner quelques conseils à l'étudiante. Les ennuis commençaient.

Le n'importe quoi, ce sont les autres opinions que les miennes

Pourquoi notre hôtesse jugeait-elle donc que Wikipédia, c'était souvent n'importe quoi ? Bien sûr, par principe : n'importe qui écrit dedans, comme n'importe qui poste ses opinions dans les forums en ligne. Toutefois, voulant étayer cette assertion de portée générale par un exemple particulier, elle a pointé que, quelle horreur, un article de Wikipédia qualifiait Jérôme Bosch de « primitif flamand » ; qui plus est, non seulement Wikipédia était incorrecte, elle était également incohérente, puisque l'article sur les primitifs flamands ne mentionnait pas Jérôme Bosch !

Cet incident m'a rappelé une discussion dans un forum : un connaisseur d'art trouvait que Wikipédia c'était du grand n'importe quoi parce que l'article sur Ingres qualifiait celui-ci de « peintre néoclassique ». Je lui ai fait observer que les articles sur ce peintre dans Encyclopædia Universalis et Encyclopædia Britannica, soit les deux grandes encyclopédies grand public « sérieuses », respectivement francophone et anglophone, commencent eux aussi par évoquer ce néoclassicisme. Britannica dit, dans sa première phrase :

Ingres became the principal proponent of French Neoclassical painting after the death of his mentor, Jacques-Louis David

Soit « Ingres est devenu le principal partisan de la peinture néoclassique française après la mort de son mentor, Jacques-Louis David. ». Mon contradicteur m'a alors expliqué que Britannica, qu'il ne connaissait pas, se trompait aussi...

Bien entendu, il est possible que Britannica se trompe ; j'ai ainsi relevé récemment que cette publication confie maintenant la rédaction d'articles scientifiques courts à des non-spécialistes devant couvrir de larges domaines, d'où des erreurs grossières. Toutefois, en l'espèce, il s'agissait d'un article de spécialiste. N'étant pas compétent pour arbitrer une querelle de spécialistes en histoire de l'art, j'ai coupé court.

Les classifications précises et la vision scolaire

Richard Feynman a bien expliqué (dans Surely you're joking, Mr Feynman, que je recommande chaudement malgré le cabotinage de l'auteur) comment son père avait formé sa vision du monde, de la nature et de la science : ce qui importe, quand on étudie un animal, une plante, ce n'est pas de savoir son nom, c'est de comprendre son fonctionnement et son intégration dans le monde. Un nom, en lui-même, ne nous dit rien, ou si peu (de même qu'une date, ou autre fait isolé de l'érudition superficielle qui passe parfois pour de la culture). Autrement dit, savoir si Jérôme Bosch est un « primitif flamand » n'a aucun intérêt en soi, sinon de pouvoir jouer à des jeux de société ou télévisés ; cela commence à avoir un intérêt si l'on sait ce que sont les primitifs flamands et en quoi Jérôme Bosch est proche ou non d'eux. (Dans le même ordre d'érudition stérile, il y a les gens pour qui commenter un texte consiste à relever les fautes d'orthographe ou de grammaire, de préférence sur des points où l'usage courant actuel ne respecte pas ce qui est conseillé dans les vieux ouvrages ; rien ne leur fait plus plaisir que de faire remarquer que l'on peut écrire « un œuvre » ou qu'il faut écrire « au temps pour moi » et non « autant pour moi ».)

Toute classification est une convention sociale et il est inévitable que sur des sujets humains, aux contours imprécis, il y ait des différences de jugement aux marges. Prenons la Renaissance : certains la font conventionnellement démarrer en 1492 (chute de Grenade et fin des seigneuries arabo-musulmanes en Espagne, (re)découverte de l'Amérique), d'autres de la chute de Constantinople (1453), d'autres feront remarquer qu'elle a commencé avant en Italie. La même personne pourra d'ailleurs admettre aussi bien ces trois définitions, au motif que cela dépend de ce que l'on appelle précisément « Renaissance ». Prenons un exemple plus proche de nous et a priori mieux délimité : la Seconde guerre mondiale. En France, on la fera typiquement commencer à l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, le 1er septembre 1939, et finir le 8 ou 9 mai 1945 ; un britannique ou un américain la fera finir à la victoire contre le Japon. On pourrait également argumenter qu'elle a de fait commencé plus tôt, avec l'expansion allemande (Anschluß, Sudetenland) ou japonaise (Mandchourie).

Même dans des domaines a priori exacts, la question des définitions se pose. Ainsi, en mathématiques, ce que certains français appellent « espace compact », d'autres, notamment anglophones, appellent « compact Hausdorff » ; en informatique, ce que certains appellent « invariant » tout court, d'autres appellent « invariants inductifs », acceptant le terme « invariant » pour une classe plus large de propriétés. Ces différences entre auteurs expliquent que les articles et ouvrages scientifiques dans ces domaines commencent souvent par rappeler définitions et notations. En revanche, dans un contexte scolaire (par exemple, celui des classes préparatoires aux grandes écoles), on donnera des définitions standardisées et uniques, ceci afin de faciliter le contrôle des connaissances et la notation.

Autrement dit, cela ne me choquerait pas que certains auteurs classent Bosch parmi les « primitifs flamands » (au motif, par exemple, que sa technique est celle des primitifs flamands), tandis que d'autres le classent à part (au motif, par exemple, qu'il est plus tardif ou que ses sujets et leur traitement sont très particuliers et sans rapport avec ceux des primitifs).

Lorsque j'ai fait remarquer que certaines classifications peuvent varier suivant les auteurs, mon hôtesse s'est emportée. Comment donc ! Comment faire si l'un dit une jour, l'autre une autre, si l'un dit une date, et l'autre une autre date ? J'ai alors compris qu'au fond, elle regrettait que le monde ne soit pas simple comme une leçon d'école, qu'il puisse exister plusieurs interprétations, et qu'il n'y ait pas une connaissance officielle, estampillée, validée et surtout unique.

Les notes de bas de page et la viande bovine

Dès lors qu'il n'existe pas forcément une interprétation unique, comment représenter la multiplicité des opinions de spécialistes ? La solution utilisée dans les ouvrages savants et Wikipédia est d'attribuer les classifications, idées, concepts, jugements, etc. à des auteurs identifiés, en rappelant l'ouvrage concerné en note de bas de page ou de fin d'ouvrage. Mon interlocutrice était effarée : « Vous n'êtes pas sérieux, on ne va pas mettre une note pour chaque affirmation ! ».

Il m'est alors apparu que, peut-être, elle n'avait jamais ouvert d'ouvrage de type universitaire (je parle ici de thèses de doctorat ou autres ouvrages élevés, pas des manuels à l'usage des premiers cycles) ou d'articles de recherche. Profitant de mes accès professionnels, je l'ai emmenée sur divers sites (Jstor.org, Persee.fr, Cairn.info, Revues.org, Google Scholar...), dont elle ne connaissait pas l'existence. Je lui ai montré qu'il était courant que les notes occupent 1/4, 1/3 voire 1/2 page. Il est vrai que les éditeurs d'ouvrages grand public refuent les notes de bas de page : d'après eux, leur public cible n'en veut pas (et puis, autant économiser du papier!).

Ma collègue a tenté de faire passer l'idée que la note de bas de page permet d'organiser la traçabilité des sources (comme pour la viande bovine). On dit souvent aux élèves qu'il faut croiser les informations ; mais cela est largement vain si tout le monde a recopié, directement ou indirectement, un même ouvrage erroné, ou une étude sujette à caution. (Si l'on s'obstine à remonter les pistes, on tombe parfois sur des résultats croquignolets. Ainsi, en voulant remonter les affirmations de certains organismes sur la prévalence de contenus racistes ou pédopornographiques sur Internet, je suis arrivé sur la source originale... une étude commanditée par un vendeur de logiciels de filtrage.)

Des sources parmi d'autres

Je soupçonne depuis un bon nombre d'années que la raison fondamentale pour laquelle Wikipédia se fait attaquer, c'est parce que ce site explique très franchement comment il est réellement rédigé. Nulle communication laissant supposer que les articles seront forcément rédigés par des professeurs ou validés, comme on nous l'a laissé croire par voie de presse, au sujet du défunt Google Knol ou de la partie contributive de l'Encyclopédie Larousse en ligne : on dit très franchement que n'importe qui peut modifier les articles et on montre les discussions et modifications.

Par comparaison, lorsque vous lisez un article sur le sciences dans un grand journal, on ne vous dit pas que celui-ci a, au pire, été rédigé par un jobard total, au mieux, rédigé par un diplômé d'histoire qui fait de son mieux mais ne comprend pas le sujet évoqué. On vous laissera au contraire supposer qu'il s'agit d'une information vérifiée.

Le danger des avertissements répétés au sujet de Wikipédia, c'est qu'ils dirigent élèves et étudiants vers des sources encore moins vérifiées et contrôlées. Prenons le cas de l'étudiante en question. Sa première citation, donnée dès le début de son introduction, provenait d'un mystérieux auteur espagnol (nul doute que l'enseignant du cours d'histoire de l'art aurait pu jouer à lui demander de qui il s'agissait et en quoi son opinion était pertinente). Elle l'avait trouvé sur un site Internet... d'une agence de voyages culturels, en introduction d'un petit texte de présentation rédigé par un accompagnateur (remarquons le manque d'originalité : elle tombe sur un site qui fournit une certaine citation en introduction, elle fait pareil). Cet accompagnateur est-il historien de l'art ? Une rapide recherche bibliographique montre qu'il est plutôt historien de l'armée, tendance tradi-extrême-droite (peut-être fait-il de l'histoire de l'art à titre de violon d'Ingres ?). Bien entendu, là non plus, nulle explication quant au mystérieux auteur espagnol, ni mention de l'ouvrage d'où la citation est tirée...

La prohibition de Wikipédia a des effets opposés à ceux visés. Au lieu d'inciter les étudiants à se tourner vers des ouvrages savants et des articles scientifiques (souvent cités dans les articles de Wikipédia), elle les incite à se tourner vers n'importe quel site rédigé par n'importe qui qui se donne une vague allure de sérieux.

Conclusion

Il était pour moi clair que l'étudiante en question désirait expédier son exposé le plus rapidement possible et à moindre travail, celui-ci étant dans une matière annexe et, fort probablement, ne comptant pas dans sa note finale. J'ignore quelle aurait été sa méthode de travail pour un travail avec un vrai enjeu.

Quelques constats cependant :

  1. Étudiants comme parents semblent ignorer le fonctionnement des ouvrages savants, notamment le réseau de renvois et de notes qui permettent d'étayer les raisonnements.

  2. On répète à l'envi « il y a n'importe quoi sur Internet » mais on ignore l'existence de sites et de moteurs spécialisés.

  3. Les ravages de l'esprit scolaire : cette idée qu'il y a une réponse officielle, qu'il s'agit de reproduire.

  4. Une partie des étudiants ne soupçonnent même pas qu'ils pourraient consulter les ouvrages des bibliothèques universitaires (j'en fais régulièrement l'expérience).

Maintenant, que faire ? J'entends souvent parler de l'éducation à la communication, à la documentation, aux sources. Que fait-on à ce sujet dans l'enseignement secondaire ?

(*) Personnellement, je trouve cela assez curieux d'avoir l'aide de ses parents pour un travail universitaire, surtout s'ils ne sont pas qualifiés dans le domaine. Est-ce courant ?

by David Monniaux at mai 12, 2012 09:47

11 mai 2012

Darkoneko

Personnalisons Wikipédia : liste de suivi (3)

Ce billet fait partie de la série “Personnalisons Wikipédia“.

Les perspicaces d’entre vous aurons remarqué un bouton “(stop)” sur les captures d’écran de mon billet d’hier. Cette fonctionnalité (qui est une amélioration d’un vieux script de Dake) permet d’arrêter de suivre des pages directement depuis [[spécial:liste_de_suivi]], en un seul clic.

après clic sur

après clic sur “stop”, la ligne est barrée et la page n’est plus suivie. Pratique non ?

À titre exceptionnel, je vous épargne le décorticage du code :) Pour tester, éditez votre monobook.js/vector.js et ajoutez y la ligne suivante :

importScript('Utilisateur:Darkoneko/addStopInWatchlist.js')

NB : au collage, verifiez bien que les apostrophes droites n’aient pas été transformées en apostrophes courbes. JavaScript ne reconnaît pas les apostrophes courbes.


Classé dans:Personnalisons Wikipédia Tagged: ajax, customisation, javascript, js, mediawiki, personnalisation, wikipédia

by DarkoNeko at mai 11, 2012 12:39

10 mai 2012

Darkoneko

Personnalisons Wikipédia : liste de suivi (2)

Ce billet fait partie de la série “Personnalisons Wikipédia“.

Le style des listes de suivi a un peu changé :

En mettant de côté mes modifications persos (qui sont expliquées sur cet autre billet), le titre est maintenant en gras et ça m’emmerde.

Si vous aussi, alors direction votre monobook.css/ ou vector.css et ajoutez y la ligne suivante :


.mw-watched { 
   font-weight:normal; 
}

Ce qui nous donne maintenant :

Tant qu’on y est, virons ce point qui occupe inutilement de l’espace au début de chaque ligne :


.mw-special-Watchlist #mw-content-text ul li { 
   list-style:none; /* plus de point */ 
} 
.mw-special-Watchlist #mw-content-text ul {
    margin-left:5px; /* reduire la marge pour ne pas avoir un espace vide */ 
}

Et voili :


Classé dans:Personnalisons Wikipédia Tagged: CSS, customisation, mediawiki, personnalisation, wikipédia

by DarkoNeko at mai 10, 2012 01:03

09 mai 2012

Wikimédia France

La photo au musée : vers une solution ?

La question de la photo au musée n’est pas récente mais, comme beaucoup de choses, a pris une acuité nouvelle avec le développement du numérique. Chacun dispose de la possibilité de prendre des dizaines de photographies en quelques heures, souvent sans autre appareil que celui qu’il a sur lui en permanence. Face à ces changements, certains musées ont interdit de prendre des photographies de leurs collections, bien qu’ils soient d’État (relevant donc de la domanialité publique) ou imposent des conditions de réutilisation particulières des photos prises par les visiteurs (bien que ces pièces appartiennent au domaine public).

Cela a abouti à des bras de fer voire à des actions revendicatives comme au musée d’Orsay, où le groupe Orsay Commons se réunit régulièrement pour prendre des photographies en dépit de l’interdiction.

Prenant acte d’une incompréhension et de la nécessité de discuter afin de mieux comprendre la position des uns et des autres − et si possible d’arriver à un consensus sur ce qui est souhaitable − Wikimédia France s’est associée il y a quelques mois à une lettre ouverte au ministère de la Culture.

Paris, le 20 février 2012

Monsieur le Ministre,

Nous nous permettons d’interpeller le ministère de la Culture au sujet de la pratique photographique et filmique des visiteurs dans les musées et monuments.

Compte tenu des avancées technologiques continues, de la miniaturisation des appareils, de leur intégration dans les téléphones portables et de la généralisation de leur utilisation parmi la population, les établissements patrimoniaux se retrouvent confrontés à des manières de visiter où la prise de vue prend de plus en plus d’ampleur.

Ces comportements nouveaux peuvent parfois générer des problèmes dans les établissements les plus fréquentés, en terme de gestion des flux, de respect entre visiteurs, de confort de travail pour les personnels tout en soulevant des questions quant à la diffusion des images ensuite sur Internet.

Certaines réactions visent à interdire toute pratique, comme des musées sont actuellement tentés de le faire. D’autres institutions y voient au contraire une vraie pratique culturelle et un formidable outil de médiation. Elles l’utilisent comme mode d’appropriation, de partage, et de diffusion d’œuvres notamment du domaine public. C’est, qui plus est, un outil puissant de visibilité et de promotion pour les établissements.

Afin d’inventer ensemble des dispositifs et des aménagements qui intégreraient au mieux ces pratiques à la visite de musées et monuments, et préoccupés par l’hétérogénéité des règles selon les établissements, nous souhaiterions pouvoir organiser des réunions sous l’égide de votre ministère entre acteurs concernés : publics, amis des musées, associatifs, sociologues et chercheurs.

Pour que la rencontre soit profitable, il est bien entendu indispensable qu’y soient conviés des représentants de musées, directions comme personnels.

Nous serions heureux d’y voir associés des représentants aussi bien du Musée d’Orsay qui a interdit la pratique depuis 2010, que du Musée du Louvre qui après l’avoir partiellement interdite l’a à nouveau autorisée suite à une étude, ou encore du Château de Versailles qui est à l’initiative de plusieurs concours photos, et du Muséum de Toulouse, pionnier dans le domaine de l’intégration des pratiques photographique des visiteurs.

Persuadés que vous serez sensible à notre démarche, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.

Signataires :

  • Serge Chaumier, muséologue, professeur des universités
  • Julien Dorra, OrsayCommons. co-organisateur de Museomix
  • Bernard Hasquenoph, Louvre pour tous, OrsayCommons
  • Rémi Mathis, président de Wikimédia France
  • Jean-Michel Raingeard, président de la Fédération Française des Sociétés d’Amis de Musées (FFSAM)

Nous savons gré à la direction générale des patrimoines du ministère de la Culture d’avoir répondu favorablement à cet appel à la réflexion, à la concertation et au dialogue sur la place de la photo au musée.

Jacqueline Eidelman, chef du département de la politique des publics à la direction générale des patrimoines, a ainsi organisé vendredi 4 mai une première réunion dans les locaux du ministère. Elle a réuni, outre les signataires de la lettre, environ vingt-cinq personnes représentant divers services du ministère ou institutions se trouvant sous sa tutelle : Réunion des musées nationaux (RMN), Centre des monuments nationaux (CMN), Centre de recherche et restauration des musées de France (C2RMF), service Études et Recherche du musée du Louvre, etc.

Un calendrier des discussions a pu être mis en place après que les principaux enjeux ont été soulevés : droit et possibilités d’interdiction de certaines pratiques par contrat, pratiques actuelles des visiteurs, mission de diffusion des collections, rôle dans la diffusion de la connaissance, gestion des flux dans le musée, importance de la médiation, travail quotidien du personnel de surveillance, sûreté des œuvres, etc. La présence de spécialistes à cette première réunion a déjà permis d’écarter quelques idées reçues comme le risque pour la conservation des peintures et sculptures, mais aussi d’appuyer sur la notion de confort de visite – à replacer dans un contexte plus large que la seule pratique de la photo. À chaque réunion pourront être présentes des personnes différentes, en fonction du sujet traité.

Un bénévole de Wikimédia France photographiant au musée des Augustins de Toulouse.
Photo par Léna, CC-by.
Peinture en arrière-plan : La Crèche, Marguerite Gérard

Le but final est la rédaction d’une charte du bon usage de la photographie au musée qui prenne en compte les pratiques des visiteurs, les possibilités légales, les conditions de travail du personnel et la conservation des œuvres. Wikimédia France souhaite vivement que l’ensemble des partenaires arrivent à un texte qui puisse être accepté et signé par tous, et fera tout son possible lors des discussions pour que ce soit le cas.

Il y a en effet beaucoup à faire dans les musées français pour éviter d’abandonner l’espace d’Internet aux musées américains, qui partagent déjà largement leurs ressources dans une approche de service public. Récemment, le Walters Art Museum de Baltimore a ainsi versé près de 20 000 photos librement réutilisables pour tous les usages (y compris commerciaux) sur Wikimedia Commons. Il en va de la survie de la culture française dans le monde numérique qui est le nôtre.

by Remi Mathis at mai 09, 2012 07:00

07 mai 2012

Wikitrekk

Contestateurs systématiques

L'adoption de la procédure de contestation du statut d'administrateur (ou CSA) avait été tortueuse. Dès 2006, une PDD un peu monstrueuse sur la Limite du mandat d'administrateur incluait une proposition 3 bis, ainsi conçue : Après un problème avéré lié à l'utilisation des outils d'administration, noté sur la page de plainte pour admin, un vote de destitution peut être lancé si le demandeur a

by Alexander Doria (noreply@blogger.com) at mai 07, 2012 02:08

06 mai 2012

Les échos d'en bas

Épisode 18 – Contestations en série

Wikipédia en français compte 1 246 329 articles, 16 865 contributeurs actifs et 85 administrateurs actifs

Brèves du bistro

Discussions et activités

Administration

  • Effectifs : Lebrouillard va être élu administrateur, malgré un véto et un vote contre, tandis que Padawane a moins de 75 % d’avis favorables pour être bureaucrate à l’heure actuelle. ■ Un départ pour inactivité : EDUCA33E (anciennement bureaucrate et admin), un retour : Agamitsudo et un retour annoncé : Tinodela ont eu lieu.
  • Contestations : le vote de reconfirmation de GL a été lancé après 6 contestations reçues : 80% des avis sont pour la conservation du statut à l’heure actuelle. ■ Nouill a contesté LittleTony87 et Juraastro en représailles. Juraastro a également été contesté par Moez, Udufruduhu, Inisheer, Akeron, Morphypnos et Guil2027 pour une protection jugée abusive de l’article Élection présidentielle française de 2012 et pour comportement en meute. Le vote de reconfirmation de Juraastro est ouvert. ■ Guil2027  conteste également Butterfly austral et KelamNemoi et Hatonjan cachent bien leur jeu, tandis que Lgd sort son couteau.
  • RA/BA : Ludo, Juraastro et SM ont été bloqués 2 heures pour guerre d’édition par Buisson, ce que Ludo a trouvé lamentable ■ Un utilisateur a été bloqué dans l’affaire Bogdanoff/Alain r ■ Affaires qui trainent : le cas Horowitz, Septagoch est à surveiller, AnTeaX VS une IP, Omar-toons/Waran encore ■ Des requêtes contre Udufruduhu et Kyro ont été déposées pour attaques personnelles (comparaison d’un contributeur avec un produit financier toxique et qualification de troll), rejetées toutes les deux. Etc.

Autour de Wikipédia


by Admin at mai 06, 2012 02:54

04 mai 2012

Pierrot le chroniqueur

03 mai 2012

Anthere

Motiver les participants d'un projet wiki: l'influence des rôles

Pour avoir vu fonctionner (ou ne pas fonctionner) un certain nombre de projets wiki depuis 2002, je réalise que l'influence des rôles tenus par les participants d'une plateforme wiki est souvent négligée, en particulier au sein des wikis "privés". Attention, je ne parle pas des statuts, qui donnent droit à un titre, à des responsabilités et accès à des outils techniques particuliers tel que le statut d'administrateur. Par "rôles", j'entend des types de tâches dont va s'occuper un participant, soit parce que cela lui a été imposé, soit qu'il se les est appropriées de lui même.

Le problème de bon nombre de wikis gérés par des entreprises est qu'ils ne présentent souvent que deux types de rôles.

  • le rôle de l'expert contributeur (c'est le salarié auquel on demande d'apporter des connaissances expertes métiers
  • et le rôle de l'animateur jardinier, qui fait tout le reste : le débugage, l'accueil des nouveaux, la formation, l'architecture de navigation, le petit nettoyage quotidien et j'en passe (c'est le salarié qui s'est vu attribuer cette mission au sein de l'entreprise)

Force est de constater que dans de nombreux cas, cela ne fonctionne pas très bien. L'animateur-jardinier se plaint d'être débordé et de tout faire (avec plus ou moins de succès). Quand aux experts-contributeurs, la motivation n'est pas toujours au rendez-vous et les contributions se font parfois rares. Le porteur du projet compte et recompte le nombre d'articles produits afin de mesurer le succès du projet aux nombres de fiches produites et note que ça ne marche pas bien fort. Par ailleurs, lui qui espérait "décloisonner" et susciter des relations nouvelles entre collaborateurs est assez déçu. La sauce "travail collaboratif" ne prend pas.

Voici quelques pistes de réflexion pour une autre approche.

Le rôle de l'animateur jardinier

En fait, l'erreur qui a été commise par le passé a été d'évoquer ce rôle de jardinier-animateur comme étant l'homme à tout faire, pouvant décharger les experts et leur laisser pleinement le temps de contribuer à créer du contenu expert.

En réalité, lorsque l'on observe une communauté wiki ouverte et mature, il est possible de distinguer 10 rôles différents. Mais Par exemple, un nouvel arrivant sur un projet wiki va souvent commencer par contribuer du contenu experts. Les plus actifs vont cependant avoir vite "fait le tour" et souhaiter aller plus loin. Ils vont alors s'investir dans d'autres rôles, comme l'accueil des nouveaux ou se faire plaisir en bidouillant les fonctionnalités techniques ou vont passer du temps à améliorer la catégorisation des contenus pour rendre l'expérience utilisateur plus agréable et efficace. Il est fort rare qu'un contributeur ne tienne qu'un rôle à la fois, mais leur plaisir à contribuer viendra de leur investissement pluriel. Ils vont avoir tendance à se "spécialiser" en fonction de leur disponibilité, de leurs compétences, de leurs envies, et du degré de maturité de la communauté et de leur présence au sein de celle ci.

Ceci est à rapprocher des conditions d'émergence de l'intelligence collective, qui incluent l'importance de mettre en place une structure sociale polymorphe où chaque membre prend le "lead" au fil des besoins; la cartographie des relations entre les participants se réactualise en permanence en fonction des circonstances, des expertises, de la perception de chacun, des tâches à accomplir ou des règles définies par le contrat social.

Pour autant, ce besoin de structure polymorphe est plus facile à évoquer qu'à mettre en oeuvre. Identifier les 10 rôles principaux facilite cette mise en oeuvre.

Le schéma d'Anthère

Le schéma ci dessous vise à positionner ces 10 rôles selon 4 directions.

  • A la verticale, l'axe personne/contenu souligne une spécialisation et un intérêt plus poussés vers le capital social (les autres participants ou lecteurs) ou au contraire vers le contenu proprement dit.
  • A l'horizontal, l'axe page/site souligne un focus plutôt accès sur un petit nombre d'articles ou une thématique ou au contraire une approche plus globale.

Schéma des rôles tenus sur un wiki

Le créateur expert est un participant dont l’activité consiste à ajouter du contenu expert. C’est le profil le plus “classique” et évident. Par contenu, on peut entendre du texte, mais aussi bien sûr des illustrations, des schémas, des enregistrements audios etc.

L’affineur est un participant dont l’activité consiste à remanier des pages wiki déjà existantes mais perfectibles.
Ses activités peuvent être assez diverses. Il peut s’agir de simplement corriger des erreurs typographiques, de retoucher la syntaxe, d’améliorer le style afin que l’article soit plus compréhensible et agréable à lire. Il peut aussi s’agir de restructurer le contenu pour une meilleure présentation globale, de simplifier ou au contraire compléter des points manquants, vérifier des informations ou ajouter des références.
L’affineur peut détenir une plus ou moins grande expertise sur le contenu. Même peu versé dans le sujet de la page, sa participation peut néanmoins grandement améliorer la qualité du contenu proposé. Il connait bien les règles éditoriales et sait les appliquer. Son aide est particulièrement appréciée lorsque le contributeur expert .... ne possède pas d'excellentes qualités pédagogiques ou rencontre des difficultés syntaxiques... ou ne contribue pas dans sa langue natale !

L’archiviste est un participant dont l’action consiste à améliorer la classification et l’accessibilité des contenus.
Son activité est transversale. Il imagine des modèles pour normaliser la présentation des contenus. Il les catégorise. Il participe souvent à l’amélioration de l’organisation du contenu, à travers la création de listes ou de portails thématiques ou de systèmes de navigation transverse. Il élimine les contenus redondants.
L’archiviste n’a pas forcément de compétences en matière de contenu expert (cela peut aider cependant). En revanche, il est minutieux et joue un rôle essentiel pour l’usabilité du wiki.

Le contrôleur-évaluateur est un participant dont l’action consiste à mettre en évidence les contenus manquants, incomplets, périmés ou au contraire les contenus à haute qualité afin de garantir un certain niveau de qualité au contenu global.
Il aimera mettre en place des systèmes de validation, catégoriser les contenus en fonction de leur niveau de qualité, reproduire un processus éditorial de publication. Le contrôleur-évaluateur sera aussi souvent à l’origine de la mise en place de système de concours visant à identifier le “meilleur article wiki” ou “la plus belle photo” ou “le contributeur le plus prolifique”

Le patrouilleur est un participant dont l’action consiste à suivre l’activité rédactionnelle de ses pairs afin de détecter les cas d’abus ou d’erreurs et les annuler. Eventuellement, le patrouilleur peut avoir la possibilité de protéger des pages en écriture ou bloquer des participants peu coopératifs.
Le rôle de patrouilleur a surtout un sens sur les wikis publics et largement ouverts à la participation. Il n’est pas nécessaire d’avoir une expertise sur le contenu des pages.

Le régulateur-facilitateur est un participant dont l’action consiste à observer l’activité éditoriale et les comportements des contributeurs et à proposer diverses règles et recommandations pour mieux coordonner et faciliter le processsus éditorial. Il commente souvent les règles proposées par ses pairs.
Son activité éditoriale sur les pages wiki est réduite. Il est surtout présent dans les zones de discussions. Il connait généralement les règles et processus par coeur et est incollable sur leur évolution au cours du temps. Il connait généralement bien les contributeurs et leurs compétences respectives et n’hésite pas les stimuler diversement. Selon les wikis, le “régulateur-facilitateur” peut être le “gérant” du projet wiki ou bien des personnes très impliquées et auto-nominées.

Le bidouilleur technique est un participant dont l’activité consiste à améliorer l’expérience utilisateur (lecteur ou rédacteur).
Il intervient peu sur les contenus proprement dit. Ce qui l’intéresse est plutôt d’identifier voire implémenter tout ce qui peut aider ses pairs. D’un point de vue technique, c’est souvent lui qui signale les bugs ou demande des améliorations de l’interface ou recommande l’addition de nouvelles fonctionnalités. Lorsqu’il a des compétences techniques, il aimera développer le petit outil qui facilitera la vie des autres contributeurs (outils statistiques; outils de surveillance pour les patrouilleurs etc.) et qui fera souvent de lui le héros du jour.

Le pompier médiateur est un participant qui vient en aide aux contributeurs en désaccord.
Selon les wikis, son rôle sera plutôt celui d’un arbitre qui tranche et impose arbitrairement une solution, voire des sanctions ou bien celui d’un médiateur dont le rôle est de faciliter la conversation entre protagonistes pour les aider à trouver un consensus. Sur certains wikis, il s’occupera également de la “hotline” pour répondre aux diverses demandes de lecteurs ou participants.
Il est capable de rester calme en toutes circonstances. Il connait bien les comportements requis de la part des participants par les règles de vie du wiki, ainsi que les démarches à appliquer en cas de conflit. Il a des capacités d’investigation pour comprendre les tenants et aboutissants d’un désaccord, ce qui peut impliquer des recherches. Il connait bien les participants et est capable d’identifier les racines sous jacentes des désaccords. Il est capable d’engager des conversations privées avec les participants si nécessaire et adopte un comportement discret.

L’agent d’accueil est un participant qui accueille et aide les nouveaux venus.
Il participe généralement peu à la création de contenu. Patient, amical, généreux, il aime former les nouveaux arrivants et les marrainer jusqu’à ce qu’ils soient à l’aise avec l’outil et les règles de la communauté. Il travaillera souvent à la rédaction de guide à l’usage des participants, à la création de vidéos de découverte, aux Foires aux Questions. L’agent d’accueil est tout autant nécessaire pour les wikis publics que pour les wikis privés.

Le journaliste est un participant dont l’activité consiste à documenter et reporter l’activité des participants sur le site et l’évolution du site en terme de contenu.
Il intervient peu sur les contenus proprement dits. En revanche, il est typiquement la personne qui recherche de l’information puis analyse et enfin écrit sur l’évolution du site et de l’activité des participants. Les documents produits par le journaliste peuvent être utile à la fois au sein de la communauté pour créer un esprit de corps, ou en externe pour assurer la promotion du wiki

Quelles recommandations en tirer ?

Noter avant toute chose que ces différents rôles, au delà des compétences métiers, font appel à des compétences humaines, à des savoirs-être différents. Et pas toujours compatibles. Un bidouilleur technique présente un profil social généralement très différent d'un médiateur ou d'un journaliste. Faut-il espérer que l'animateur-jardinier présente tous les profils ? Sans doute pas.

Il semble donc plus intéressant de solliciter tous les contributeurs (ceux habituellement considérés comme "experts") pour remplir ces différents rôles. Un nouveau venu dans le monde des wikis ne réalise pas d'emblée le champ des possibles. Il n'est souvent pas conscient d'être "autorisé" à faire quelque chose hors de l'ajout de contenu expert, encore moins d'être le bienvenu. Il faut donc commencer par leur parler de ces différents rôles, sans leur imposer, mais plutôt pour les aider à prendre conscience de ce qui est nécessaire pour qu'un wiki "marche".

Il faut aussi que l'animateur-jardinier soit conscient que son travail n'est pas tant de "tenir tous ces rôles" mais plutôt de "trouver les compétences adhoc pour que ces rôles soient assurés".

Enfin, il faut mesurer le succès du wiki non pas uniquement sur le nombre d'articles produits mais aussi sur l'activité des participants. Si vous mesurez actuellement l'implication de vos contributeurs par une variable du type "nombre de contributions par semaine" ou "nombre de fiches rédigées", reconsidérez.

Graphique d'évaluation des rôles sur un wikiPourquoi ne pas plutôt mettre en place un système d'auto-évaluation personnelle ? Chaque contributeur pourrait se voir donner une fiche type étoile dans laquelle il reporterait "sa" perception de ces contributions dans ses différents rôles sur une échelle de 0 à 5. On peut imaginer qu'un nouveau contributeur commencerait avec un 3/5 comme rédacteur expert et 0/5 dans les autres rôles pour progressivement évoluer vers des rôles de curation (affineur, contrôleur-valideur, archiviste) ou vers des rôles de support (accueil, bidouilleur) etc. L'avantage de cette méthode est la prise de conscience personnelle de sa propre implication.

Autre option, l'évaluation pourrait se faire en mode 360. Par exemple, chaque contributeur pourrait se voir demander d'évaluer les degrés de contributions dans ces 10 rôles de 10 participants. L'avantage de cette méthode est de pousser les participants à véritablement regarder le mode de fonctionnement d'autres contributeurs.

Ou chaque contributeur pourrait se voir demander d'identifier les 10 meilleurs contributeurs du mois dans chacun de ses 10 rôles. La compétition peut parfois être bénéfique et l'avantage de ce système est qu'elle pousse chacun à "lever les yeux du guidon" pour avoir une vue d'ensemble du wiki. Cette solution est fort probablement plutôt à choisir au sein d'une communauté mature, sollicite d'avantage l'attention des collaborateurs et peut être génante dans certains cas.

Les options sont multiples et variables: un peu de compétition ou pas. Evaluation anonyme ou pas. Auto-évaluation ou évaluation par les pairs.

Aider ses collaborateurs à s'investir dans le wiki au delà du rôle d'expert n'est pas toujours facile. Autant leur baliser le chemin au maximum.
Coté négatif: suscite parfois des réticences et requiert du temps que les participants n'ont pas toujours.
Côté positif: pousse au décloisonnement en facilitant les rencontres improbables entre "experts", souvent coincés dans leur bulle d'expertise

Et vous qui participez à un wiki, quels rôles avez vous le plus souvent tenus ?


Ajout d'un lien post publication vers un billet écrit il y a plusieurs années sur le thème du wikijardinier et de la motivation.

by Anthere at mai 03, 2012 06:02

Chroniques du wiki

“I have a dream that one day…”

Je rêve qu’un jour, Wikipédia serait un lieu de partage de connaissance…

Je rêve qu’un jour, la communauté Wikipédienne dans sa diversité pourrait contribuer dans une saine ambiance de partage…

Je rêve qu’un jour, des contributeurs qui ne s’entendent pas pourraient faire en sorte de ne pas s’offrir en pâture sur plusieurs pages Meta

Je rêve qu’un jour, ces mêmes contributeurs éviteraient également de se lancer des piques sur d’autres canaux de discussion…

Je rêve qu’un jour, l’encyclopédie deviendrait un lieu pacifique où chacun apporte sa pierre à l’édifice sans courir l’un après l’autre…

Je rêve qu’un jour, les hypothétiques clans pourraient vivre en harmonie…

Je rêve qu’un jour, Wikipédia redevienne une encyclopédie et non un lieu publicitaire ou de propagande politique

Je rêve aujourd’hui qu’un jour………

 

Malheureusement, tout ceci ne reste qu’un rêve, une utopie, qui, il me semble risque de ne jamais arriver…

À la vue de la haine farouche qu’une multitude de contributeurs (liste non-exhaustive) semblent avoir, on pourrait citer le grand philosophe Jean-Pierre Raffarin en disant que “Notre route est droite, mais la pente est forte” mais qu’il faut avoir la “positive attitude”


by chroniquesduwiki at mai 03, 2012 05:59

30 avril 2012

Pierrot le chroniqueur

Wikipédia : faut-il pouvoir protéger à titre préventif ?

J'avais déjà esquissé cette problématique de la protection préventive dans mon précédent billet, notamment en réponse au commentaire de Kelam, puisque la question avait été soulevée en filigrane sur le Bulletin des administrateurs (BA), par Theoliane, à l'occasion du premier tour de l'élection[...]

avril 30, 2012 03:02

Wikimédia France

Wikipédia, une mine d’or pour les chercheurs en TALN

par Dominique Laurent, éditeur de logiciels de correction, que nous avons invité à exposer pour nos lecteurs l’usage qu’il a fait des articles de Wikipédia dans sa récente recherche et son analyse des fautes de français.

Auteur de l’ouvrage Les Vraies Difficultés du français au XXIe siècle, je me suis appuyé pour ce travail sur l’étude de Wikipédia, à travers une comparaison des versions de chacune des pages, cette comparaison permettant d’extraire au final plus de trois millions de fautes d’orthographe et de grammaire. Au-delà de cet ouvrage (voir préface et table des matières) et de mon travail quotidien de développement de logiciels de correction de la langue française (Cordial, dans ses différentes versions), je voudrais ici tenter de montrer en quoi Wikipédia est une mine d’or pour la recherche en traitement automatique du langage naturel (TALN), pour la langue française comme pour les autres langues.

Les pages de Wikipédia comme corpus

Nous utilisons, et de nombreux chercheurs utilisent, l’ensemble des pages de Wikipédia comme corpus. Pour ce qui nous concerne, sur un corpus global de 22 milliards de caractères, l’encyclopédie (dans sa version de novembre 2011) représente 13,4 % de la totalité de nos corpus. Le corpus Wikipédia a ses spécificités, en particulier la proportion relativement importante de noms propres (trois par phrase en moyenne) et de données chiffrées ou de dates. Il n’est pas dépourvu de fautes mais offre tout de même un bon niveau orthographique, comparable à celui des corpus journalistiques et sensiblement supérieur à celui des corpus Web (hors Wikipédia), sans comparaison avec ceux issus de forums de discussion.
Les corpus (certains préconisent le pluriel latin corpora) sont le pain quotidien des chercheurs en TALN. Ils permettent de tester des hypothèses, de mesurer la fréquence des mots et des phénomènes linguistiques (apostrophes, anaphores, métaphores, etc.). Leur mise à jour et leur étude comparée permettent d’évaluer les vocabulaires spécifiques à un domaine ou à une époque. Le corpus Wikipédia offre, au surplus, un accès libre, ce qui n’est pas le cas de la plupart des autres corpus qui ne peuvent être utilisés, même à des fins de recherche, sans accord des auteurs ou des ayants droit, sauf lorsque le délai de copyright a expiré, les textes ne pouvant alors représenter l’état de la langue actuelle.

L’historique de Wikipédia comme corpus

Nous avons massivement utilisé le dump complet de Wikipédia pour l’extraction des fautes et de leurs corrections. Ce corpus occupait fin 2011 plus de 900 gigaoctets, une fois décompressé, et, même dégagé des pages de discussion, des pages utilitaires ou d’homonymie ainsi que des traductions et catégories, inutiles pour notre travail, l’ensemble reste très volumineux, certaines pages ayant plusieurs milliers de versions. Seule l’extraction des corrections nous a intéressés mais de nombreux traitements sont imaginables à partir de cette base très précieuse. Même sur les corrections, on pourrait imaginer de relever le délai entre la faute et sa correction ou (probablement plus significatif) le nombre de versions entre la faute et sa correction. On pourrait également comparer l’identifiant des auteurs de fautes et des auteurs de corrections qui, lorsqu’ils sont identiques, permettent de penser que ces fautes sont plutôt des fautes de frappe que des fautes de méconnaissance de la langue.
L’historique peut également être utilisé pour détecter des paraphrases (voir par exemple l’article et la présentation de Delphine Bernhard, du laboratoire Limsi, à CBA 2010 : http://stel.ub.edu/cba2010/slides2010/paraphrasing/afternoon/dutrey.pdf). D’autres pistes ont été ouvertes par d’autres chercheurs, entre autres les précurseurs Rani Nelken et Elif Yamangil de l’université de Harvard (http://www.eecs.harvard.edu/~elif/pubs/eggcorn.pdf).

Autres ressources de Wikipédia

Les données encyclopédiques de Wikipédia peuvent également être utilisées pour constituer des bases de données et améliorer l’analyse des textes, en fournissant des informations pragmatiques aidant à leur compréhension. C’est l’objet du projet DBpedia (Universités de Leipzig et Berlin) mais de nombreuses équipes de recherche ont extrait à partir de la Wikipédia anglophone ou à partir de versions dans d’autres langues des données sur les personnes, les lieux, les événements ou même sur les animaux et les plantes. Pour ce qui concerne les noms de lieux et la géolocalisation, Wikipédia est toutefois moins utilisée que la base Geonames.
Le Wiktionnaire est un projet distinct de Wikipédia mais il est également de plus en plus utilisé par les chercheurs, même si la lexicographie demande une rigueur qui est parfois absente de certaines contributions (voir l’article de G. Sérasset, J. Goulian et D. Schwab : « Extraire un réseau lexical des wiktionnaires multilingues », TALN 2011, Montpellier, 27 juin-1er juillet 2011).

Quelques aléas de Wikipédia

L’encyclopédie collaborative n’a pas été conçue pour les chercheurs en traitement du langage. Il est d’ailleurs amusant de constater que l’autre ressource principalement utilisée en TALN, à savoir WordNet, avait été conçue plutôt dans un objectif d’analyse psychologique et cognitive que pour un usage linguistique.
Tout chercheur utilisant Wikipédia est rapidement confronté aux limitations de ce corpus. L’exemple le plus frappant est l’absence de catégorie homme/femme. Cette absence de différenciation par sexe est une limitation importante à l’utilisation de Wikipédia en tant que ressource lexicologique, du moins pour ce qui est des noms de personnes. De même l’absence de catégorisation grammaticale pour les noms propres (pour les noms communs, le Wiktionnaire n’a pas ce défaut) est une autre limite.
Pour avoir essayé d’utiliser les catégories de Wikipédia pour replacer les noms propres dans notre vaste réseau sémantique, je peux également émettre des réserves dans ce domaine. Les catégories comportent en effet trop souvent des mélanges d’ensembles et de parties (hyperonymes et hyponymes), certaines catégories font parfois double emploi avec d’autres catégories, et sont surtout mal renseignées par de nombreux contributeurs. Les subdivisions par pays sont souvent source de doublettes. Ainsi 61 sociétés américaines figurent dans la catégorie « éditeur de logiciel américain » mais un plus grand nombre d’autres figurent dans la catégorie « éditeur de logiciel » sans précision de pays. Peut-être faudrait-il fournir aux contributeurs des outils permettant de mieux repérer les catégories ou peut-être faudrait-il développer des outils de remise à niveau des catégories ?

Wikipédia aide les chercheurs et ceux-ci aident Wikipédia

Je n’aborderai ici que les contributions de notre société à Wikipédia, manquant d’informations sur les contributions éventuelles d’autres chercheurs. Ayant confronté nos données sur les noms propres à celles de Wikipédia, cette confrontation nous a permis naturellement de découvrir des erreurs dans nos données mais également dans celles de Wikipédia, par exemple des personnes ayant une date de décès inférieure ou égale à leur date de naissance (Luc Desnoyers par exemple, correction du 23 avril 2010, ou Johnny Williams indiqué comme né en 1882 au lieu de 1982, etc.). Bien qu’ils ne soient pas les auteurs des pages sur notre société ou nos produits, plusieurs salariés sont par ailleurs contributeurs, mais c’est une autre histoire !

Dominique Laurent

by Dominique Laurent at avril 30, 2012 05:04

29 avril 2012

Poulpy

Licence ouverte

Les trucs que tu fais, quand t'as les données qu'il faut...
Une fois qu'on a les données qu'il faut, on fait un peu n'importe quoi avec.

Le problème avec la liberté c'est que les gens l'utilisent alors qu'on pensait juste leur refiler les restes.
En France, on a des régions, des départements, des arrondissements, des cantons et des communes. Beaucoup de communes. Genre, des tonnes. Plus de 36 000, même. Du coup, le pays possède un maillage assez fin de son territoire au niveau communal.

Jusqu'à pas très longtemps, sur Commons, le département était ce qu'on avait de mieux comme découpage pour les cartes. Impossible de descendre plus bas : j'ai longtemps cherché un moyen de produire des cartes communales avant de me résigner. Trop de boulot à faire à la main et les données existantes ne pouvaient pas être utilisées pour les projets Wikimedia. Oh, bien entendu, l'IGN avait ces données, mais il ne les filait pas comme ça (j'imagine qu'il n'en avait de toute façon pas le droit).

Et puis la vague de l'open data est arrivée dans le pays. La semaine dernière, à l'approche des élections présidentielles, je me suis souvenu que ça serait vachement cool d'avoir des cartes permettant d'afficher les résultats par commune. Alors, j'ai tripoté un peu mon Google sans trop rien en attendre, arrivant comme prévu sur la page « GEOFLA » de l'IGN. Sauf que là, je vois que le texte a changé. Désormais, un gros logo « Licence ouverte » est affiché, avec la mention suivante : « La réutilisation de GEOFLA® est gratuite pour tous les usages, y compris commerciaux, selon les termes de la "licence ouverte" version 1.0. ».

Woah.

Je te télécharge tout ça, tente de comprendre le format shapefile, finis par télécharger le logiciel Shp 2 KML, convertis les données dans un format KML que je peux comprendre, trafique le tout à grands coups de regex dans ta face. Quelques boucles Perl plus loin, j'ai généré une centaine de fichiers SVG, décrivant chacun la division d'un département en communes. J'uploade le tout sur Commons et tout le monde est content.

Une fois l'élection passée, il me suffit d'avoir les résultats par commune, de les combiner avec une carte de France et hop ! voilà l'image tout en haut de ce billet. L'open data, quand on a les données, c'est tout simple.

by Poulpy (noreply@blogger.com) at avril 29, 2012 11:19

28 avril 2012

Les échos d'en bas

Semaine 17 – 1 242 997 articles

Brèves du bistro

Discussions et activités

Administration

  • Contestations récentes : Juraastro a été contesté par Moez pour des protections d’articles (activisme contre les événements récents, dit il) ■ GL a été contesté par Floflo6, SM, Sardur, schlum et Hatonjan pour abus d’utilisation des outils ou perte de confiance.
  • Élection : pas de votes contre Lebrouillard (administrateur) pour le moment mais les avis sont plus partagés pour Padawane (bureaucrate)
  • RA/BA/BB : Des dérapages de Céréales Killer, SM et Udufruduhu ont eu lieu autour du retrait d’un botflag et une requête a été ouverte, même si les bots interwiki lancés depuis le toolserv vont disparaître (Akeron). Le dresseur du bot, Grimlock, a répondu et recommence à contribuer. ■  Des demandes de rappel à l’ordre contre Poulpy et de sanction contre Buisson ont été refusées.

Autour de Wikipédia


by Admin at avril 28, 2012 04:56

27 avril 2012

Ludo

Domaine public et propriété physique du tableau

Je vais enfoncer des portes ouvertes, mais parfois ça fait du bien.

Hier, j’étais au Salon du livre à Genève. J’y suis allé pour photographier différents auteurs présents, dans l’idée d’illustrer les articles présents sur Wikipédia. Je me promène donc dans les allées du salon prenant quelques auteurs en photo. Les contacts sont agréables, les auteurs très ouverts à avoir leur photo illustrer l’article les concernant.

Cette année au salon du livre, il y a aussi une exposition de peintures de Gustave Courbet. Courbet est un peintre originaire du Doubs né en 1819 mort en 1877. Vous connaissez probablement certaines de ses peintures, on peut évoquer L’origine du monde, ci-dessous.

L'origine du monde. Gustave Courbet.

Courbet est donc mort en 1877. Une oeuvre de ce type est protégée par le droit d’auteur pendant encore 70 ans après la mort de l’auteur. Au delà, on parle de domaine public. C’est-à-dire que l’usage d’une reproduction de l’oeuvre peut se faire sans restriction.

J’ai donc vu cette exposition sur les peintures de Courbet, connaissant le peintre, j’ai rapidement compris que ces peintures étaient libres de droit. J’ai donc commencé à faire quelques photos ; je suis loin d’avoir attaqué toute l’exposition. Rapidement, un jeune Securitas m’a demandé de vider ma carte mémoire. L’exposant interdit toute prise de vue ces peintures. Ne souhaitant pas rentrer dans un débat sur le droit d’auteur avec un Securitas qui n’y connait surement pas grand chose et ne fait que acter les ordres qu’on lui a donné ; je me suis résolu à supprimer les photos.

L’exposant est le Musée Courbet de Ornans (dans le Jura français). Visiblement, cet exposant semble confondre propriété physique d’un bien et propriété intellectuelle. On peut posséder une oeuvre sans pour autant n’avoir aucun droit (au sens de la propriété intellectuelle) dessus. Alors effectivement en tant qu’unique propriétaire de la peinture il est en droit de verrouiller l’accès à quiconque, de geler au maximum les reproductions photographiques. Il semblerait que dans le cas présent – comme très souvent dans des cas similaires – l’argument soit celui de l’argent. En effet, le jeune securitas m’a dit : Par contre, vous pouvez acheter la jolie brochure avec toutes ces peintures sur papier glacé. On interdit donc la prise de vue d’oeuvres qui sont des biens publics (de part une convention internationale) dans l’espoir de vendre des brochures en papier glacé. Je ne suis pas convaincu du résultat.

Sur ce lien, on peut lire une problématique similaire au sujet des musées parisiens du Louvre et d’Orsay.

Amha, ce n’est pas en se fermant sur eux mêmes que ces musées vont s’attirer de nouveaux publics. Internet est un formidable moyen de se faire connaitre et de s’attirer des visiteurs. Ce n’est probablement pas en interdisant la diffusion de ces tableaux que ce musée parviendra a plus se faire connaitre et s’attirer un nouveau public.


by Ludovic_P_ at avril 27, 2012 09:11

25 avril 2012

Esby

2012-04-26- Compte rendu du Mang'Azur


Un petit compte rendu du Mang'Azur:

L'édition 2012 s'est tenue les 21 et 22 avril au Palais Neptune. Je savais à quoi m'attendre, je n'ai donc pas vraiment été déçu.
Concours Cosplay: photo finale des groupes

les points forts
  • Un concours cosplay de qualité. Évidemment, comme toujours, les prestations étaient inégales, maintenant une bonne partie des costumes étaient juste magnifique.
  • De magnifiques Cosplays en libre, hors concours, comme toujours.
  • Des fanzines au rez de chaussée.
  • Un troisième étage dédiés plus ou moins au jeux.
  • Un quatrième étage associatif et culturel, comme chaque année.
  • Un staff sympathique, pas trop contraignant pour ce que j'en ai vu. Je dois dire que je n'ai rien constaté d'anormal par moi-même.
  • Des concerts, une scène externe, des conférences et des dédicaces comme chaque année.
  • une tarification pas trop onéreuse: 7 euros la journée, 12 euros les deux jours.
Conférence par NOOB
Les points faibles
  • Un palais Neptune qui sature comme chaque année. Le samedi était noir de monde. Le dimanche le concours cosplay a permis d'enlever temporairement 800 personnes de la convention pendant plus de 6 heures (en comptant les heures d'attente) ce qui explique que certaines personnes venues uniquement le dimanche ont pu circuler plus facilement dans la convention à ce moment la.
  • Un problème au niveau des pré-ventes: les gens ayant des pré-ventes sont rentrés après les autres le samedi matin...
  • Un concours Cosplay le dimanche seulement, obligeant les gens à faire la queue dés 10h du matin et se terminant passé 17h00...
  • Un deuxième étage que j'ai évité soigneusement: là où étaient les stands marchands: J'ai franchement horreur de l'aspect merchandising, je dois dire que je n'ai rien acheté, on y trouvait d'ailleurs un stand de vente de sabre, chose m'horripilant car cela pose toujours des problèmes en convention...
  • Des gens criant 'La roue", "tentacule" et d'autres idioties durant le concours Cosplay: la première fois ça passe, la seconde on en rit encore un peu... Mais à la 35eme fois, cela devient franchement lassant et lourd.
  • Un problème récurrent lié aux freehuggers, que je n'ai pu constater personnellement, mais que des divers connaissances m'ont rapporté: Ce n'est pas que je n'aime pas les freehuggers, symboliquement c'est très bien, mais cela pose problème avec les costumes de Cosplay: ces derniers font fragiles, le fait de faire des free-hugs accroît le risque de les casser et l'ensemble qui en résulte devient très pénible à force...
     

Un Cosplay de Lightning issu de Final Fantasy 13-2

Au final, pour reparler de la problématique du lieu, le seul autre lieu qui me disponible sur Toulon est le zénith, que je pense plus adapté, plus spacieux, et plus lumineux. Il est aussi doté d'un parking gratuit et est plus proche de la gare. Mais bon, il est beaucoup plus cher, j'ignore dans quelles mesures l'association derrière le Mang'Azur peut se l'offrir sans aide de la mairie ou des collectivités locales. Il est aussi probable qu'il soit soumis aux mêmes problèmes de saturation.

Concernant le Concours Cosplay, une alternative pourrait être de couper le  concours en deux parties sur les deux jours. Cela permettrait de désengorger la convention le samedi. Une autre alternative pourrait être de le reprogrammer le samedi soir, quitte à l'organiser ailleurs qu'au Palais Neptune.

J'ai pu filmer l'ensemble des vidéos des Concours Cosplay, et contrairement à d'autres conventions, point positif, j'ai le droit de tout publier.
Les vidéos sont disponibles ici: http://www.youtube.com/playlist?list=PL5E97FBDA91085E62&feature=view_all

Concernant les photos que j'ai pu réaliser, 600 photos dont une cinquantaine d'ambiance qui iront rejoindre les autres sur Commons.
Les photos sont disponibles ici:http://www.flickr.com/photos/styeb/sets/72157629524267006/with/6963389586/

by esby (noreply@blogger.com) at avril 25, 2012 03:52

23 avril 2012

Coyau

Réglages des couleurs

Ça fait quelques mois que je repoussais ce billet de la série je bricole mes photos en espérant que ça va les améliorer. Peut-être par flemme.

Toujours est-il que j'ai trouvé deux photos qui devraient me permettre de faire le tour de la question de la couleur, d'un point de vue pratique.
Et pour l'occasion, je vais sortir l'artillerie lourde : le cercle chromatique, qui permet de visualiser les choses. Comme d'habitude, il est tout à fait possible de faire la même chose avec des logiciels très chers, je travaille avec du gratuit et libre : GIMP).

Première photo, la photo trop rouge

On m'a un soufflé que la série de photos était trop rouge.

J'entoure sur le cercle chromatique la teinte principale de la photo, la flèche montre la teinte qu'elle devrait avoir. Le but du jeu va être de décaler les couleurs.
Pour ça, il existe une fonction dans GIMP, qui s'appelle teinte-saturation (et l'aide en ligne est ici) et qui permet entre autres de modifier la teinte (ce qu'on veut faire ici). Ça se trouve dans le menu Couleurs.

On veut ajuster l'ensemble de la photo, vu que dans l'ensemble, elle est trop rouge, donc on ne sélectionne pas de couleur dans le graphique en haut, on reste avec Maître, qui ajuste toutes les couleurs, et on tripote le curseur qui s'appelle Teinte.
Faites vos essais, je trouve qu'avec 10, ça fait pas trop mal.
avant/après
Pour une photo trop « chaude », il faut aller à droite et pour une photo trop « froide », il faut aller à gauche.
Si vous ne comprenez pas cette phrase, relisez Johannes Itten — dont les cours sur la couleur au Bauhaus sont publiés sous le titre Art de la couleur —, le chaud, c'est tout ce qui est dans la moitié du rouge-orangé, et le froid, c'est ce qui est de l'autre côté, dans la moitié du bleu-vert.

Seconde photo, la photo où on sait pas trop ce qu'avait l'appareil dans la tête

Il faut dire que j'ai longtemps regardé cette photo en me demandant comment un appareil photo pouvait être autant déréglé, et comment on pouvait l'améliorer. Jusqu'au moment où je me suis fait botter le train pour écrire ce billet.
J'ai commencé par essayer la méthode ci-dessus (parce que des fois, je saute des étapes — des fois ça marche, mais visiblement pas toujours). Si on n'a pas envie de faire un chose de science-fiction sous acide, ça ne marche pas. Retour au cercle chromatique.
Ici, le monument est bleu, alors qu'il devrait être dans les tons crème (entre le jaune et le orange pâle), et les arbres sont vaguement verts (peut-être un peu trop bleus). Donc il ne s'agit plus de décaler les teintes, mais de rééquilibrer les choses entre les couleurs complémentaires (celles qui sont diamétralement opposées sur le cercle chromatique).
La fonction de GIMP qui sait faire ça s'appelle balance des couleurs (aide ici), elle est accessible par le même menu Couleurs, parce que le monde est bien fait.

Je n'ai jamais bien compris le pourquoi des intervalles à ajuster, donc je laisse le réglage d'usine demi-teintes, ça doit être un truc très subtil. Et on joue avec la tirette jaune-bleu.
jaune-bleu

Là, on se rend compte que c'est trop vert, donc on ajoute du magenta.
magenta-vert

Et puis comme ça reste un peu froid, on remet un peu de rouge.
rouge-cyan
Et on a une photo qu'on peut sans doute améliorer, mais qui choque nettement moins l'œil.
La tombe de Cherubini,
qui n'aurait pas l'air d'avoir passé des années épinglée au soleil.

by Coyau (noreply@blogger.com) at avril 23, 2012 05:41

22 avril 2012

Les échos d'en bas

Semaine 16 – 1 240 634 articles

Brèves du bistro

Discussions et activités

Administration

  • Élections : celle de Padawane pour devenir bureaucrate ne semble pas bien partie et Maniacduhockey n’est pas élu administrateur (55 % d’avis favorables). ■ Lebrouillard candidate à son tour pour être administrateur, sans avis défavorables pour le moment.
  • CAr : l’arbitrage Guiggz-Floflo62 est prononcé avec des interdictions limitées dans le temps pour Guiggz lorsqu’il ne sera plus bloqué.
  • RA/BA : les requêtes se sont multipliées autour du cas de VincentDDD (GoAskAlice) VS Françoise Maîtresse et Albertino. (1)(2)(3)(4)(5) ! ■ Une affaire de jardins carrés et encore la transcriptions de noms russes ont posé problème. ■ Deux requêtes ont été déposées contre AnTeaX (Wm Ca) ■ Ifni95 et Piaf ont été bloqués indéfiniment et lluvalar une semaine de plus ■ Citation de la semaine : “Le genre de comportement pointés là est un sérieux problème. Je ne sais cependant pas si nous sommes vraiment légitimes pour en discuter comme ça sur un coin de BA” (GL à propos du cas Horowitz) ■ On s’interroge enfin sur les pages protégées à la création et les demandes de restauration de pages (lien)
  • Contestation : GL est contesté par Floflo62 pour avoir imposé la déprotection d’un article alors qu’une discussion en cours sur une page de requêtes aux administrateurs allait dans le sens du maintien de la protection temporaire.

Autour de Wikipédia


by Admin at avril 22, 2012 10:24

21 avril 2012

Pierrot le chroniqueur

Wikipédia, les élections et la Loi

Vous êtes au courant, sauf à vous situer autour de la planète Mars, ou à tout simplement avoir décrété — ce qui peut avoir ses charmes — que vous êtes définitivement allergique aux médias, à la politique, bref au monde réel (auquel cas vous pouvez arrêter ici la lecture de ce billet et[...]

avril 21, 2012 02:45

16 avril 2012

Poulpy

Cheminées, moulins et toutes ces sortes de choses

Le moulin de Birlot, à Bréhat. Il est mignon, non ?
Sur Internet, on trouve des passionnés pour tous les sujets. Il n'y a pas longtemps, je suis tombé sur la Commission française pour la protection du patrimoine historique et rural (contrairement à ce que son titre laisse entendre, c'est juste une assoce, hein). On y trouve des listes de petit patrimoine : des décrottoirs, des bornes, des lanternes des morts... En tombant sur les cheminées géodésiques, je me suis dit que ça serait un bon sujet d'articles pour Wikipédia. Du coup, je l'ai créé. Et puis Herr Satz est venu rajouter la liste de ces cheminées en France (comme ce sont des repères géodésiques, on pourrait géolocaliser au centimètre près : ça doit être la liste la plus précise de Wikipédia). Et puis Jack ma est passé clarifier l'utilisation de ces bidules. Un bon travail d'équipe, sans que personne ne se concerte ni ne planifie rien. Le pur wikidream, quoi.

Hier, je me suis mis en tête de pondre la liste des moulins à marée de France. Comme je sais qu'il en existe un bon paquet sur la côte atlantique, j'en avais un peu marre qu'on cite toujours les mêmes deux-trois exemples... En fouillant un peu, j'en ai listé 71, tous bien géolocalisés. Reste plus qu'à prendre des photos.

La morale de cette histoire, c'est qu'on trouve bien une foultitude de sites de passionnés, mais qu'ils sont vraiment tous mal foutus : navigation difficile, infos éparpillées et j'en passe. Le pire, c'est généralement l'absence complète de localisation précise (va-t-en retrouver un p'tit monument quand on te file juste le nom de la commune...)

Sur Wikipédia, les listes (triables) ont été créées en quelques minutes, les coordonnées précises rajoutées au fil de l'eau, les images récupérées sur Commons. La présentation est claire, les infos sont accessibles. Il faudrait réussir à convaincre tous ces sites éparpillés que Wikipédia et Commons pourraient grandement leur simplifier le boulot, tout en multipliant leur visibilité...

Bon, la prochaine fois, j'essaye de faire un truc avec les moulins à vent ou les pompes Dragor. Don Quichotte et les Shadoks, c'est approprié, non ?

by Poulpy (noreply@blogger.com) at avril 16, 2012 01:52

14 avril 2012

Les échos d'en bas

Semaine 15 – 1 238 028 articles

Brèves du bistro

Discussions et activités

Administration

Autour de Wikipédia


by Admin at avril 14, 2012 05:20

Semaines 13 et 14 (en bref)

Discussions et activités : Surveillons les articles en lien avec le doodle du jour de Google ou avec les élections présidentielles françaises. ■ On débat réforme orthographique de 1990, création d’un poste de rédacteur en chef, non engagement de Wikipédia. ■ Un problème préoccupant avec les votes de labels a été rapporté. ■ Quelqu’un tente de chiffrer le problème des copyvios. ■ Des nouvelles du Wikiconcours, avec des incidents et le départ d’un membre du jury.

Nouvelles : Les vérificateurs d’adresses IP sont renouvelés : Piku et Queix rejoignent les rangs. ■ Un bug d’importance critique a été rapporté et en grande partie résolu depuis. ■ Lors des élections du comité d’arbitrage, seuls Sammyday, HC et Alexander Doria ont été élus, ce qui ne permet pas au comité de fonctionner correctement et ce qui a donné lieu a de nombreux débats entre pro et anti CAr entre autres.

Presse : Pékin Express piratée sur WikipédiaContribuer à Wikipédia c’est aussi enrichir OrangeAutofellation: le combat d’un exhibitionniste pour illustrer la page de WikipédiaWikipédia éjecte Google Maps de ses applications Android et iOSComment cautionner l’usage de Wikipédia en cours? ■ Tunisie : Wikipédia piégé par les Tunisiens

Administration : Folken de Fanel a été banni et Addacat a été bloquée 1 semaine suite à des accusations contre Ceedjee, Noisetier (réponse de l’intéressé)(la raison du blocage est détaillée ici et l’affaire est expliquée ). lluvallar a été bloqué plusieurs jours pour contournement de décision CAr. Deansfa a été bloqué 3 semaines pour insulte et contournement de blocage.


by Admin at avril 14, 2012 04:00

12 avril 2012

Otourly

Géolocalisons Wikipédia

Ça faisait un moment que je me disais que je devais faire un article. Je dois à présent rattraper un peu mon retard.

Giving the tree a hand to stay up !

Giving the tree a hand to stay up! auteur : Barrie Cann CC-BY-SA 2.0

En 2011, alors que les versions linguistiques principales fêtaient leur 10 ans (et donc bien plus que l’âge de raison), les utilisateurs de Wikipédia en français ont décidé d’améliorer la géolocalisation des articles. Ce qui est très important car c’est parfois difficile à contrôler.

En fait, ce que les francophones font, ça se fait déjà sur la Wikipédia en Allemand. Un outil permet de nous remonter les erreurs liés au modèle:coord (et dérivés) qui, il faut l’avouer, n’est pas simple à utiliser. Par conséquent sur La Wikipédia en Français on privilégie l’infobox. On inclue le modèle coord dans cette boîte et finalement ça ne laisse au contributeur lambda que deux champs à remplir. Il peut notamment utiliser Geolocator pour arriver à ses fins.

Ensuite entre OpenStreetMap, dont j’en ai déjà parlé dans mon article « Open Street Maps intégré aux articles de Wikipédia » (notez que j’avais fait une faute à l’époque puisque j’avais rajouté un « s » qui est de trop). C’est l’occasion pour moi de dépoussiérer cet article et de le compléter :

- En octobre 2011, le nombre d’articles géolocalisés sur la Wikipédia francophone a atteint la barre des 176 000.

- Un script est fonctionnel pour récupérer  les coordonnées des articles s’ils existent sur la Wikipédia en français mais n’ont pas de coordonnées alors que ils apparaissent sur une autre Wikipédia.

- Le déploiement de la carte OSM est lent mais j’ai noté que déjà au moins 15 Wikipédia l’avait effectué. (pour avoir aidé la Wikipédia en italien et celle en vénitien, c’est ni très compliqué ni très facile; pour la Wikipédia en italien, la nouveauté a été mentionnée sur le blog de Niccolò Caranti )

Mais je pense que l’utilisation des coordonnées GPS est presque dépassée. Certes Wikipédia continuera à donner les coordonnées GPS qui s’avèrent utiles, mais finalement il n’est pas simple de pointer avec la bonne précision sur le monument concerné.

En effet, doit-on placer les coordonnées à l’entrée d’un monument (et laquelle ?), à son barycentre, son centre de gravité, ou un point quelconque ? J’avais eu il y a quelques temps une discussion avec un utilisateur, justement à propos de mettre les coordonnées GPS dans les infoboxes. Le problème est que notamment pour les massifs montagneux loin d’être évident de placer une coordonnée pour indiquer là où le massif se trouve. Doit-on placer les coordonnées (et donc la montagne) dans la commune que je préfère où celle du voisin ? Dans la commune où on trouve la plus grande partie mais pas son sommet ? À l’inverse ce serait réducteur de placer des coordonnées GPS sur le sommet du massif.

Donc il faut se pencher d’avantage sur ce que fait la force du projet OpenStreetMap. C’est un projet libre et comme tout projet libre qui se respecte, on a accès facilement à l’envers du décor. Par conséquent, on pourra récupérer non pas les coordonnées GPS (qui suivant la manière dont on les récupère est plus ou moins précis) mais directement l’identifiant OSM. C’est d’ailleurs l’objectif de la patate que j’ai lancée sur Wikimédia Commons à travers un modèle qui n’est pour le moment qu’expérimental, et qui normalement devrait être remplacé à terme.

Par exemple prenons l’article sur le Lac Léman actuellement les coordonnées pointent sur la partie française du lac, lac qu’on ne voit même pas en entier…

Par contre en récupérant l’identifiant OSM du lac (le chargement peut être long), on a une vue centrée et à la manière dont c’est géré par OSM il sera possible de surligner les limites.

La récupération des identifiants OSM pourrait même être (semi- ?) automatique, puisque le projet OSM possède une clé pour définir qu’une zone ou un point donné a un article sur Wikipédia. Il y a d’ailleurs une page expliquant le projet de collaboration avec OSM sur le wiki de ce dernier.

Or, la Wikimedia Foundation, rappelons-le, a des serveurs OpenStreetMap qui récupèrent les changements sur les serveurs du projet OpenStreetMap à la minute. Donc ces serveurs doivent être synchronisés et doivent conserver les identifiants OSM. Par conséquent il sera possible de s’appuyer uniquement sur les serveurs de la Wikimedia Foundation et ainsi soulager ceux du projet OpenStreetMap.

Revenant des Journées du Logiciel Libre, je ne cache pas que ces deux projets, OSM et Wikipédia attirent du monde et que finalement, quand on parle de ces liens entre ces deux projets, les réactions sont très positives.


by otourly at avril 12, 2012 07:48

La carte OSM de Wikipédia s’améliore

Écran centre conmercial Lyon confluence - Wikipedia et OSM

La carte que l'on trouve actuellement sur Wikipédia, ici dans le centre commercial de Confluence. auteur : Otourly

WIWOSM, pour Wikipedia where in OSM c’est le nom du projet qui va rapprocher un peu plus Wikipédia d’OpenStreetMap. Ce projet est déjà fonctionnel sur la Wikipédia en allemand, à travers le lien désormais habituel « Karte ». Ce projet s’étendra sur l’ensemble des langues supportées lorsque OSM aura fini son changement de licence.

Pour l’utilisateur, en plus de ce que le lien proposait déjà, la région couverte par l’article va apparaître en rouge avec une transparence afin de ne pas masquer la carte. Toutes les possibilités seront traitées à savoir : un ensemble de polygones, un ensemble de segments ou un point.

Contrairement au système précédent, où la valeur ajoutée provenait uniquement de Wikipédia et de ses coordonnées GPS, WIWOSM profite du fait que OSM soit une base de donnée avant tout. En effet, dans OSM on peut marquer des objets avec une clé wikipedia. Et c’est cette clé qui est utilisée par le projet WIWOSM.

Les avantages sont multiples : ainsi la géolocalisation d’objets ne sera qu’améliorée. En effet on ne peut pas tout géolocaliser avec des coordonnées GPS, et OSM permet de fournir des informations précises et pertinentes. D’autant plus qu’avec un point GPS plusieurs problèmes se posent :

  • Certaines frontières sont découpées et fragmentées en plusieurs morceaux. Exemple : Tyrol
  • Certains articles ne peuvent pas être géolocalisés sans faire débat. Grosso-modo tout les articles qui impliquent plusieurs communes/départements/régions/cantons/pays… Exemple : Autoroute A7

Certes ce nouveau système offre quelques avantages, mais cela ne peut pas remplacer les coordonnées GPS, car OSM ne traite que l’actuel. Donc on ne verra pas sur cette carte les anciennes lignes de tramway de Rennes, par exemple.

En réalité, on peut déjà voir le résultat de cet outil directement sur la Wikipédia francophone grâce au WikiMiniAtlas, et pour cause, WIWOSM y est déjà implémenté. Ce dernier est très impressionnant, mais le fait qu’il utilise différentes données libres dont OSM (du coup il faut chercher la mention de la licence)  et que le zoom soit moins efficace le rend moins intéressant à mes yeux.

WIWOSM évoluera avec OSM, et même s’il n’y a qu’un peu moins de 170 000 clés wikipedia dans OSM, ce nombre ne fera qu’augmenter.

Quelques exemples en vrac :


by otourly at avril 12, 2012 05:58

Coyau

Insomnie

Ça a commencé comme ça.
Je suis tombé sur l'article Nico la licorne. Impossible de me souvenir comment.  Et j'ai été pris d'une compassion aussi soudaine qu'inexplicable.
J'ai sorti le machin à faire des fiches cinéma d'Okki « tout en faisant gagner du temps ».
Puis j'ai cherché des interwikis (si vous êtes d'humeur anglophone, il y a tout une tartine de racontage d'histoire , à laquelle je n'ai pas touché) et des catégories.

Et c'est à ce moment que tout a basculé. Il y a sur Wikipédia en français une catégorie pour les licornes de fiction. Pas les vraies, celles de fiction, les fausses, celles qu'on trouve dans les téléfilms canadiens des années 1990, celles qui s'appellent Nico ou Charlie.
Les vraies licornes ont leur catégories à elles, bien tranquilles. Faut pas mélanger.

Et puis le téléphone a sonné. C'était la Méchante Sorcière de l'Ouest, qui cherchait des chaussures.
En raccrochant, j'ai réalisé qu'on n'était plus dans le Kansas, et qu'il fallait faire quelque chose. Donc j'ai fait ce qu'il fallait.
A man's gotta do what a man's gotta do.
Puis j'ai appris que « dans Rio Bravo, John Wayne porte la même ceinture que sur la Rivière rouge. »

Et là, je suis tombé dans une faille spatio-temporelle.

Quand j'en suis sorti, j'étais devant Main Street. Enfin, pas l'article, parce qu'il n'existait pas encore, le film de 2010. L'autre film (en 2010, Colin Firth a fait The King's Speech, dont tout le monde a entendu parler, que tout le monde a vu et Main Street, que nous appellerons donc l'autre film, parce qu'on ne peut pas vraiment l'appeler autrement).
C'est un film qui ne raconte rien, avec Colin Firth qui vend des déchets toxiques en faisant des grimaces pour faire un accent texan douteux, et Orlando Bloom en uniforme de flic. Le tout en Caroline du Nord.

Comme il ne fallait pas que ça se perde, j'ai créé l'article vite fait, et je l'ai mis sur ma liste des films improbables dont je suis fier d'avoir créé l'article, et j'ai remonté la Caroline du Nord en tête de ma liste des endroits où ne pas aller.

Et j'ai réalisé que la nuit était finie.

Bonjour.

by Coyau (noreply@blogger.com) at avril 12, 2012 09:26

Pierrot le chroniqueur

Wikipédia : CAr, graphes et stratégies électorales


Suite aux élections pour le 16ème Comité d'arbitrage (CAr), Akeron a cru bon de démontrer par quelques graphiques l'existence d'une stratégie concertée de la part des proclamés "antis-CAr". S'il est certain (et il n'y avait pas besoin de graphiques pour ça) qu'on constate un afflux de votes[...]

avril 12, 2012 08:28

11 avril 2012

Darkoneko

Wikidata

Un projet de base de données pour les projets Wikimedia est finalement sur les rails. Wikidata vise à centraliser toutes formes de données vérifiables -par exemple les caractéristiques générales d’un pays ou d’une ville- afin de pouvoir les ajouter/mettre à jour de manière centralisée plutôt que séparément sur chaque wiki.

J’ai été surpris d’apprendre qu’is s’en serviront aussi pour gérer les liens interlangues. Ayant fait une proposition visant à bouter les interwikis hors du corps des articles en 2009, c’est une excellente nouvelle pour moi :)

Le développement initial est prévu en 3 phrases :

  • Phase 1 : les liens interlangues (une démo devrait être disponible d’ici mi juillet, pour Wikimania)
  • Phase 2 : enrichissement des infoboites
  • Phase 3 : création automatique de listes/graphiques/timelines/tableaux à partir d’un set de données

Quelques autres données :

  • Développement initial : avril 2012 – mars 2013
  • Le projet est géré par WMDE. Le chapter transmettra les rennes à la WMF fois le développement terminé, et c’est cette dernière qui prendra en charge la maintenance.
  • Pour éviter les confusions entre le nom du projet est le nom du programme, ce dernier à temporairement(?) été nommé “Wikibase”.

NB : n’hésitez pas à créer la version française de [[en:Wikidata]]


Liens utiles :

  • (en) log IRC de l’office hour consacrée à Wikidata

Classé dans:actualités, les coulisses de Wikipédia Tagged: sémantique, wikidata, Wikimedia Deutchland, wikimedia foundation, WMDE, WMF

by DarkoNeko at avril 11, 2012 10:37

10 avril 2012

Pierrot le chroniqueur

Wikipédia : auprès de mon arbre ...

J'aimerais revenir, j'en parlais déjà dans mon dernier billet, sur "l'affaire" entre Addacat, Piston et Ceedjee/Noisetier qui a occupé tout le bulletin des administrateurs (BA) à la fin de la semaine dernière. Il y a une chose qui ne lasse pas de me surprendre, chez certains, depuis le début de[...]

avril 10, 2012 11:15