Le troll du jour est :
Seul le franco-centrage est répréhensible sur Wikipédia en français.
Ceci est, je le répète, un troll. On n'insistera jamais assez sur ce point.
Le troll du jour est :
Seul le franco-centrage est répréhensible sur Wikipédia en français.
Ceci est, je le répète, un troll. On n'insistera jamais assez sur ce point.
by Popo le Chien (noreply@blogger.com) at juillet 27, 2010 11:24
Ces derniers jours, un nouvel (pas si nouveau que ça en fait) ayatollah de la Vraie Langue Française Pure et Dure a sévi. Bon, vous me direz, sur Wikipédia ça ne manque pas vraiment. Mais de nouvelles têtes dans ce genre de combats, c'est rafraîchissant, ça permet de ne pas toujours taper sur[...]
Ce billet reprend diverses informations trouvées sur le net ; certaines en rapport avec Wikimedia, d’autres moins
La plupart des sources sont en anglais
(Mais quelle est cette magie ? Un billet apparait alors que le proprio du blog est dans un coin perdu sans le net ?! c’est l’avantage de pouvoir programmer leur date de diffusion)
La Wikimedia Foundation a des plans pour se doter d’une nouvelle ferme de serveurs. J’en parlais déjà en avril 2009, mais ça commence enfin à se préciser. Le plan annuel de la WMF ne l’explicite pas, mais plusieurs sources externes indiquent qu’elle se situera dans un datacenter de l’état de Virginie, USA (voir carte).
Pourquoi mettre ça en Virginie plutôt qu’a proximité du datacenter qui héberge actuellement la majorité de nos serveurs (Tampa, en Floride) ?
Cette ferme de serveur est prévue pour avoir une capacité équivalente à l’actuelle de Tampa : elle devra être en mesure de supporter l’ensemble de la charge si pour une raison quelconque le datacenter de Tampa tombe en rade (et inversement, les serveurs de Tampa devront tenir la charge si celui en Virginie est en rade). Ce système double permettra d’éviter les problèmes de type single point of failure que l’on a régulièrement eu à subir ces dernières années.
La Bibliothèque nationale de France (BnF) et Wikimédia France ont signé un partenariat il y a quelques mois pour enrichir Wikisource, bibliothèque numérique libre, de 1400 livres, accompagnés du texte généré par reconnaissance optique de caractères (OCR). Aujourd’hui, ces livres font leur apparition sur Wikisource et sont prêts à être corrigés et mis en forme par la communauté Wikisource.
Pour cela, il y a besoin de beaucoup de petites mains ! Le travail n’est pas difficile mais peut être chronophage, aussi toute aide sera la bienvenue :-)
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by Julien / Meneldur / Ælfgar (noreply@blogger.com) at juillet 24, 2010 06:08
Sandy ("wikiblue") était la première "Head of Communication" (salariée) de la Wikimedia Foundation lorsque celle-ci était encore à St Petersburg (Florida), embauchée par son premier directeur, Patrick Bradford. Elle a quitté la Wikimedia Foundation lorsque les locaux de cette dernière ont été déménagé à San Francisco. J'étais présidente de la Wikimedia Foundation à cette époque, et je garde un excellent souvenir de Sandy (avec laquelle je suis toujours en contact épisodique sur le fameux Facebook).
Dans un savoureux article publié sur pbs.org, elle nous relate son expérience en tant qu'employée de la Wikimedia Foundation.
At that time, Wikipedia's internal structure did not match the widespread success and attention it was beginning to enjoy. I found myself working in a thrifty "rent-by-the-month" office building with three other employees: An administrative assistant, a fundraiser/hardcore Wikipedian, and a CFO. I was told that most tasks, including the communication projects, were carried out by a large network of international volunteers.
Elle rappelle avoir commencé à travailler pour l'organisation, dans des locaux assez "cheap". Il s'agissait d'environ 4 à 5 pièces louées dans un de ses batiments réservés à l'hébergement de petites sociétés, typiquement assurances et autres travailleurs indépendants), en compagnie de trois autres employés. Bizarremment, elle a oublié un des salariés également présents dans les locaux de St Petersburg. Le Directeur, Brad Patrick, qui tenait aussi le rôle de Chief Legal Officer. Bon, la mémoire joue toujours des tours... mais il s'agissait tout de même de son "chef"...
Ceci est peut être un bon signe de la confusion qui régnait à l'époque 
I immediately began to review the public relations materials available to me, and almost immediately went into panic mode. There was no polished press kit, press list or, dare I say, communication strategy. In fact, the majority of individuals on the communications committee had little to no public relations training, and were more intellectual and techie than the average PR practitioner at that time.
Tout à fait. Et c'est encore largement le mode de fonctionnement des associations locales Wikimedia... A compter de l'arrivée de Sue Gartner comme nouvelle directrice, il sera souvent fait appel à des intervenants extérieurs pour "entrainer" les salariés et les membres du conseil d'adminstration sur divers points. Je me rappelle un "media training workshop" tenu par Ruth-Ellen Soles (communications consultant et anciennement CBC spokesperson), pour nous former à mieux répondre à la presse. A ce jour cependant, la majorité des bénévoles répondant à la presse demeurent sans aucune formation.
A few weeks into the job, with little training and a very primitive understanding of the wiki ethos, I encountered my first PR crisis. A hardcore and well known Wikipedian, Essjay, had lied to the New Yorker about his credentials. Not surprisingly, the years of crisis communication training I received was useless in the context I found myself in. For a brief moment, I honestly thought that my career as a PR specialist had come to an end. The New Yorker, in my mind, was the bible of the media world; there was no way that our online encyclopedia was going to survive the PR damage.
In the midst of my concerns, I soon became a believer in the power of collaboration. That crisis was the moment when the new media landscape unfolded before my eyes.
The volunteers took charge. They created a Wikipedia entry that documented the event in gruesome detail. It was honest, direct and, amazingly, had no PR spin. In fact, for most Wikipedia members, the biggest concern was that Essjay had used his false credentials in content disputes. It was apparent to me that there was never any malice or hidden agenda. Essjay himself had revealed his real credentials on his user profile when he was hired by Wikia, a company owned by Wikipedia founder, Jimmy Wales. In fact, in the months that followed, I found the community became self-correcting by encouraging the use of real names and identities. It found a way to help prevent this type of issue from happening again.
Quelques semaines après son arrivée à ce poste, Wikipedia a connu un scandale important: un wikipedien de longue souche, étudiant dans la vraie vie, avait prétendu pendant longtemps être un professeur et utilisé cet argument pour avoir plus de poids dans certaines discussions portant sur le contenu dans Wikipedia. Un exemple classique de "Appeal from Authority". Mais il avait fait encore pire... interviewé par le New York Times, il a eu la bétise de se présenter sous la casquette de ce professeur, alors même que devenu salarié de Wikia, il avait révélé sa véritable identité à ses collègues de travail. Le retour de baton ne s'est pas fait attendre et pendant plusieurs jours, le téléphone de la Wikimedia Foundation n'a cessé de sonner. La presse s'est déchainée. J'ai aussi souvenir de longues discussions internes sur la façon dont nous devions réagir. Il n'est pas peu dire que nous étions vraiment non préparées à réagir à un tel scandale et j'imagine sans peine le stress dont Sandy a été victime.
Et puis finalement, ce ne fut pas le seul scandale qu'a vécu Wikipedia. Et aucun n'a vraiment réussi à ralentir sa course. A vrai dire, les scandales ont souvent plutôt comme conséquence l'arrivée de nouveaux participants.
Sandy en a tiré quelques leçons qu'elle partage avec nous, et qui peuvent être étendues à tous les usages de wikis:
Trust the Crowd; Its Smarter than You -- The sooner you trust the group and empower it, the sooner it can produce high quality results. The group can make up for any weaknesses you may have as an individual. The idea is to bring out the strongest skills and downplay the weakest in each person.
Diversity and Creativity Are Intrinsically Connected -- Creative brainstorming is significantly improved by diversity. Individuals not only challenge each others' ideas, but they also inspire each other as well.
Collaboration is Messy -- When Jimmy Wales said "Wikipedia is like a sausage: you might like the taste of it, but you don't necessarily want to see how it's made," he wasn't kidding. Chaos, in many ways, seems to be the spark of great collaborative endeavors.
Be Open to Receiving and Giving Criticism -- When working collaboratively, it is important to let go of your ego. Learn to not take things personally and be honest about what you think without being disrespectful.
Celui qui me semble le plus important a répéter est probablement celui qui souligne que la collaboration n'est pas chose facile et qu'il faut s'attendre à devoir "mouiller le maillot". Bien loin d'être un monde de bisounours, les plateformes wikis sont souvent le théatre de conflits. Le wiki fournissant un environnement transparent, les désaccords deviennent visibles à tous. On est pas d'accord et on se le dit. Le désaccord ne reste pas cantonné à deux personnes, il peut s'étendre, chacun voulant ajouter son grain de sel. Entre ceux qui ajoutent de l'eau au moulin du débat, ceux qui essayent de jouer un rôle de médiateur, et ceux qui se posent en arbitres prêts à prendre la décision à la place des autres, le wiki devient vite un lieu assez chaud, révélateur de tensions non-dites et de conflits larvés. Les conversations se croisent, s'entremèlent, les insultes fusent parfois, de nouveaux groupes d'intérêts se créent, des cabales se rèvent. Mais c'est de cette foultitude de discussions bigarées que peut naître une solution plus innovante que toutes les solutions précédemment imaginées et que des relations plus complices se nouent.
Il faut accepter l'existence des désaccords publics sur un wiki, en essayant de se souvenir que c'est de ce foutoir qu'émerge la créativité et que la seule chose qu'il faille exiger est le respect des personnes impliquées. On peut critiquer l'idée et la position, mais pas s'attaquer à la personne.
Loin de moi l'idée de dire que le conflit n'existe pas dans les entreprises, mais il est souvent plus caché derrière les portes, murmuré et incrusté dans les non-dits. Ce refus d'oser exprimer un désaccord en public est probablement une des raisons principales pour lesquelles les wikis sont difficilement adoptés en entreprise.
L'article de Sandy, salariée, relatant sa découverte d'une communauté wiki.
Je rentre à peine de ma semaine de vacances, et me voila déjà pris dans l’engrenage d’un joyeux foutoir sur acewiki.

Bref, vous l’aurez compris, C’EST LE BORDEL. Vous trouverez une description plus détaillée des évènements sur la page dédiée sur meta.
Les sysop d’acewiki :
Ce qu’il va se passer
by Popo le Chien (noreply@blogger.com) at juillet 22, 2010 12:21
On revient, encore une fois, aux commentaires d'Antandrus sur Wikipédia et ses contributeurs. Dans sa 35e réflexion, l'accent est porté sur ce qui constitue à la fois un moteur et un frein du projet d'encyclopédie, l'égo de ses contributeurs. Ainsi, Antandrus écrit :
It's good to let your[...]
by Popo le Chien (noreply@blogger.com) at juillet 20, 2010 02:40
Ce billet a été publié en anglais sur le blog de Wikmedia Foundation, a été traduit de l’anglais par Bastien Guerry, corrigé par Nathalie Savary et relu par Christophe Henner
Une note d’un volontaire de Wikimedia Australie, Liam Wyatt, qui vient de terminer le tout premier séjour d’un Wikipédien en résidence au British Museum de Londres.
La coupe de sainte Agnès (Royal Gold Cup), article de qualité sur la Wikipédia en anglais (NdT: le 10 juillet 2010), n’est pas seulement une pièce fascinante, c’est aussi l’aboutissement d’un projet innovant de collaboration entre le British Museum et Wikipédia.
Durant le mois de juin 2010, le British Museum a accueilli un Wikipédien en résidence – un projet pilote visant à construire une relation proactive et mutuellement enrichissante entre deux communautés qui ont un héritage en commun : Wikipédia est « l’encyclopédie libre » depuis 2001 et le British Museum est en libre accès pour toutes personne « studieuse et curieuse » depuis 1753.
Un wikipédien de Londres, éditant sous le nom de Johnbod, et principal auteur de l’article sur la coupe de sainte Agnès, est le premier bénéficiaire d’un prix offert par le musée qui récompense les articles de qualité portant sur des pièces de leurs collections.
L’article a été créé il y a un mois (NdT: mi-juin 2010), à la suite de l’offre que le musée a faite aux wikipédiens d’Angleterre de leur donner accès libre aux réserves. Les liens personnels qui se sont noués à cette occasion n’ont pas seulement abouti à la création de nouveaux contenus sur Wikipédia mais également à une meilleure compréhension des deux communautés et de leurs besoins. Une relation mutuellement enrichissante a vu le jour. Les autres bénéficiaires de ce prix, aussi articles de qualité, sont les articles sur la Pierre de Rosette dans la Wikipédia latine et l’Épiphanie de Michel-Ange dans la Wikipédia catalane.
Parmi les autres événements importants qui ont eu lieu dans le cadre de cette riche collaboration, le « défi Hoxne » : une journée consacrée à l’écriture d’un article sur le trésor de Hoxne. Le défi a consisté à faire écrire un article d’excellente qualité en un temps très court, en réunissant dans la même pièce Wikipédiens, experts et ressources scientifiques. Une vidéo de l’événement a été publiée en cc-by-sa par le British Museum.
Voici ce que Jonathan Williams, conservateur du département Préhistoire et Europe au British Museum, dit de ce projet :
« Je suis ravi des excellents résultats de cette nouvelle relation entre le British Museum et Wikipédia. Nous avons beaucoup appris sur la manière dont Wikipédia fonctionne et sur comment elle peut être un merveilleux support pour les personnes qui veulent apprendre l’Histoire et l’archéologie. Et cela m’a permis d’entrevoir les publics potentiels que le musée peut toucher en travaillant plus étroitement avec la communauté Wikipédia.
Durant ces 600 ans d’Histoire, la coupe d’or royale a appartenu aux rois de France, de Grande Bretagne et d’Espagne. Mais être sur la page principale de Wikipédia sera cependant son heure de gloire ! »
En reconnaissance de la valeur du contenu de qualité de Wikipédia, le British Museum a inclus la coupe d’or royale sur leur page principale et mis un lien vers Wikipédia sur leur catalogue de référence.
Pour en savoir plus sur le projet British Museum-Wikipédia, rendez-vous sur la page de Wikipédia.
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by Popo le Chien (noreply@blogger.com) at juillet 19, 2010 08:57
Il fallait y penser, des catalans l’ont fait : donner le nom du Logiciel Libre a une rue !
Et qui d’autre que Richard Stallman pour venir l’inaugurer[1].
Ça fait classe sur une carte de visite, non ?!
Si certains hackers se demandaient où habiter en Europe, ils ont désormais une option supplémentaire :-)
Remarque : L’équipe Framalang a participé à Wikipédia pour l’occasion puisque nous y avons directement traduit l’article d’origine anglophone Free Software Street.
Wikipédia en date du 17 juillet 2010
(Traduction Framalang : Cheval boiteux et Siltaar)
La Rue du Logiciel Libre est une rue de 300 mètres dans la ville de Berga, de la province de Barcelone (Espagne). Elle relie directement les coordonnées géodésiques (42.097168 ° - 1.841567 °) et (42.096138 ° - 1.839265 °)., localisée par les coordonnées 42.097168, 1.841567 à 42.096138,1.839265 et a été officiellement inaugurée par Richard Stallman le fondateur de la Free Software Foundation le 3 Juillet 2010.
Au mois de juin 2009, Albert Molina, Xavier Gassó et Abel Parera préparaient les actions pour la première conférence sur les logiciels libres à Berga et Albert Molina a proposé que l’on demande au conseil municipal de nommer une rue en l’honneur des logiciels libres. Puisque Molina avait travaillé au conseil municipal, il sembla préférable de faire porter cette requête par une autre personne, et c’est Xavier Gassó qui en a été chargé.
Cette demande est ensuite restée des mois sans réponse.
En janvier 2010, pendant la préparation de la conférence ayant lieu en 2010, Albert et Xavier ont essayé de contacter les décideurs politiques pour faire avancer l’idée, et ils ont invité Richard Stallman à participer à l’ouverture de cette rue.
Finalement, les multiples tentatives de contact avec les politiques ont abouti, le 10 juin 2010, à ce que le conseil municipal de Berga adopte une résolution visant à nommer « Carrer del Programari Lliure » (traduction catalane de Rue du Logiciel Libre) la rue proposée par Albert.
Le 3 juillet 2010 à 20h00, le maire de Berga M. Juli Gendrau et M. Richard Stallman ont inauguré cette rue.
[1] Crédit photos : Telecentre de Berga
Suite à un débat sur le bistro, le lecteur attentif a pu apprendre que :
L'importance de ce seuil ? Il n'y en a pas spécialement. Vous vous en doutez, c'est
1) pour placer un 42
2) pour parler d'Ekopédia.
Ekopédia est une encyclopédie pratique qui "a pour objectif de fournir des connaissances pratiques, applicables ici et maintenant, pour qu'ensemble, nous puissions devenir plus autonomes et forger les bases nécessaires pour construire un monde meilleur" . Comme Wikipédia, elle utilise MediaWiki, les modifications étant ouvertes à tous. Sa version française a été fondée en premier par le québécois Jean-Luc Henry fin 2002, et elle reste de loin la version la plus développée avec plus de 2 000 articles.
Ekopédia a les avantages et les défauts d'un wiki encore assez peu développé : elle est à taille humaine, avec une communauté d'une trentaine de contributeurs réguliers, des modifications récentes facilement contrôlables, mais il reste de nombreux sujets à traiter et la plupart des articles sont encore lacunaires.
Parmi les pages intéressantes du site, il y a notamment les pages de témoignage. En complément d'un article, elles exposent les expériences de chacun, ce qui renforce l'intérêt du site pour le public désireux de s'informer.
Ekopedia reste dynamique, notamment grâce à un petit groupe de contributeurs dont fait toujours partie le fondateur. Je n'y ai jamais vu de querelles, et ceci est sans doute du à la taille du projet. Le défi auquel doivent maintenant s'atteler les participants est de sourcer, sourcer et encore sourcer les articles, ce qui améliorera la qualité d'une encyclopédie en ayant déjà de bon niveau.
Deux contributeurs de Wikipédia et Commons, Inisheer et Ludo29, participent cette année au raid photo Paris-cap Nord, qui consiste à relier Paris au cap Nord en Norvège et à en revenir. Le trajet de plus de 10 000 km prend quatre semaines.
Le classement du raid est établi par un jury sur la base des photos réalisées sur la route et non sur la vitesse de parcours des étapes.
Wikimédia France a souhaité aider les vaillants raideurs et leur wikimobile pour trois raisons : d’abord aider à l’obtention de belles photos sous licence libre de régions peu fréquentées ; ensuite le passage de la Wikimobile avec ses auto-collants est un moyen d’engager la discussion, d’expliquer l’objectif de Wikipédia et des autres projets (Commons, Wikisource, Wiktionary, etc) aux gens rencontrés sur le parcours, éventuellement de les inciter à contribuer. Enfin, nous espérons que les contributeurs des projets Wikimedia vont profiter des images chargées par les deux conducteurs sur Commons pour créer et étoffer les articles sur les villes traversées, les montagnes, les fleuves, les batailles ayant eu lieu à proximité, etc.
Vous pouvez suivre l’actualité de la Wikimobile en suivant l’évolution de la catégorie Paris-Cap Nord ainsi que le compte twitter de l’association.
Voici le récit de leur première semaine de raid :
Nous voilà partis depuis samedi 3 juillet à midi de l’esplanade du Château de Vincennes. Quelques courageux sont venus nous saluer pour le départ malgré la pluie. Les premiers jours sont plutôt monotones et pauvres en photo. L’idée est en effet de rejoindre assez vite le nord sans trop perdre de temps sur la route. Samedi 3 juillet, Paris-Bramshe (sud de Hambourg) 700 kilomètres de route et une heure de perdue dans les embouteillages à la sortie de Paris, puis deux de plus à Essen dans les travaux. On commence à croiser quelques regards étonnés quant à cette voiture toute bariolée aux couleurs de Wikipédia et Commons. Dès le lendemain matin, quelques questions surviennent de la part de co-raideurs au sujet de Wikipédia et de la Wikimobile : premier objectif réussi. On parle d’un des buts de notre voyage.

Wikimobile dans le jardin de l'ambassade de France à Helsinki (auteur : Inisheer, licence : CC-BY-SA 3.0)
Deuxième jour, là aussi, encore deux heures de perdues dans un embouteillage au sud de Hambourg. Nous poursuivons la route, toujours vers le nord. On fait une petite pause à Copenhague, quelques jolies photos du port et d’ambassades, mais il faut reprendre la route. Dans la soirée, nous cherchons un camping dans le sud de la Suède. Petit étincelle de le regard quand nous expliquons notre virée au gérant, et il décide de nous offrir la nuit en guise de sponsoring. Les autocollants des projets sont encore motifs de discussions. Ce charmant monsieur nous dit qu’il lisait justement un article sur Wikipédia le matin même. L’occasion pour nous de mettre un visage sur notre « clientèle ».
Le troisième jour de raid nous emmène à Stockholm. Nous avons droit aux premières portions de pistes, histoire de se mettre en jambes. La Wikimobile réagit bien. On commence à enfin s’arrêter faire des photos, les paysages sont magnifiques. D’autres raideurs nous questionnent sur Wikipédia…
Mardi, quatrième jour, nous passons une partie de la journée sur Stockhlom pour ensuite prendre le bateau direction Helsinki. On en profite pour réaliser quelques photos et vidéos de l’embarquement et de la baie de Stockholm.
Mercredi, nous mettons les pieds en Finlande. Journée assez courte entre le débarquement des voitures et une petite réception à l’ambassade de France (encore des pymousseries !).
Jeudi, nous faisons cap vers le nord sur les pistes finlandaises, celle du Rallye des milles lacs. Le rallye va enfin prendre sa forme réelle. Nous allons traverser des zones qui sont très peu décrites sur nos projets, tant en termes d’articles que de photos. On s’occupe des photos, on attend un coup de main pour le reste.
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Ami(e)s lecteurs (ou lectrices), vous n'êtes peut-être pas sans savoir qu'un autre blogueur que j'ai inclus dans ma petite liste fait une série chez lui sur les jeux vidéo qui ont marqué ses contacts, à qui il donne la parole. Je trouve le principe vraiment sympathique, pour tout dire, et vous[...]
by Popo le Chien (noreply@blogger.com) at juillet 12, 2010 03:35
Bon, puisqu'on me l'a gentiment demandé et parce que je suis d'humeur taquine, me voici à rédiger un billet pour la concurrence. Mais je sais m'adapter: faire du Popo chez Pierrot, c'est mignon mais un peu tarte. Non, chez Pierrot, on fait du Pierrot. Et s'il y a une chose que j'ai bien[...]
suite à un accident de vélo, tout seul, dans une descente, j'ai été hospitalisé 24 heures
résultat : 2 poignets cassés et platrés
ce qui ne va pas m'aider à contribuer
(j'écris d'un seul doigt de la main gauche, là)
plus que 45 jours...
Ou plutôt, selon un contributeur de la Wikipédia anglophone, l’encyclopédie n’accepte que les photos d’origine anglaise. Cet article fait suite à une mésaventure qui m’est arrivée ce 7 juillet 2010.
Alors que je lisais tranquillement les nouveaux messages d’un des forums que je fréquente, j’ai eu l’envie de répondre à un sujet alors qu’il parlait de steak tartare, en faisant la remarque que l’ingrédient secret à tout bon steak tartare qui se respecte était une certaine sauce.
En voulant faire un lien sur l’article Wikipédia de ladite sauce, la sauce Worcestershire, je me suis aperçu qu’il manquait une photo pour illustrer l’article.
Étant de bonne humeur, et ayant toujours été prêt à « donner mes photos à Wikipédia » pour illustrer les articles, je prépare mon appareil photo numérique pour un packshot (photographie d’un produit).
Pour ceux qui sont déjà venus chez moi (c’est-à-dire probablement pas toi, nananère !), je me suis mis sur la terrasse de ma véranda, et ai posé la bouteille de sauce – ben oui, faut pas l’oublier celle-là – sur une petite table.
Je prends un objectif 50 mm (un objectif de très bonne qualité qui donne en théorie le même rendu que l’œil humain – ni « plus zoomé », ni « moins zoomé ») et je fais mes quelques photos ; je n’oublie pas de me faire une photo étalon avec une charte gris neutre, afin de donner au produit ses vraies couleurs lors de la retouche. La rigueur des manchots !
Voilà, la photo est prise ! Ne reste plus qu’à l’envoyer sur Wikimedia Commons, le site qui héberge les photos de Wikipédia.
Que fait-on une fois que la photo est hébergée ? On la publie pardi ! Sur la Wikipédia francophone, la photo a été « acceptée » sans problème. Sur l’anglophone… c’est une autre histoire.
En effet, bien que la photo de presque 6 mégapixels que j’ai prise – pour remplacer celle de 0,11 mégapixels de l’article – aie été indéniablement de meilleure qualité, tout en décrivant le même sujet… la photo a été enlevée de l’article dans l’heure qui a suivi.
Le motif ?
[…] nous sommes ici sur la Wikipédia anglaise, ainsi, les […] objets d’origine anglaise sont mieux illustrés avec des images d’origine anglaise pure.
Non non, je ne plaisante pas…
Je ne mentionnerai pas ici les détails croustillants de la suite des évènements, dans la mesure où je trouve un peu ridicule le fait que l’on puisse, sur Wikipédia, se battre sur des sujets aussi comiques que la photo d’une bouteille de sauce. Si tu veux plus de détails, tu as toujours la possibilité de jeter un œil à l’accueil que l’on m’a réservé, et la page de discussion de l’article (les deux en anglais, bien sûr).
Lorsque je me suis aperçu que ma photo a été enlevée de l’article, bien sûr que j’ai été déçu (j’ai perdu plusieurs dizaines de minutes de mon temps à produire une œuvre qui ne sera pas utilisée sur ce wiki), mais je suis resté neutre, courtois, et n’ai pas essayé de remettre l’image et de m’engager dans ce que l’on appelle couramment une « guerre d’édition ».
En revanche, j’ai trouvé la justification que l’on m’a réservée un peu xénophobe et choquante. Et plus j’essayais de savoir pourquoi, plus on m’invitait à aller me faire voir.
En conséquence de quoi, je ne contribuerai plus à la Wikipédia anglophone pour autre chose que d’ajouter des liens vers la Wikipédia francophone, et je ne publierai plus de photos d’intérêt général sur Wikipédia.
Ou plutôt, selon un contributeur de la Wikipédia anglophone, l’encyclopédie n’accepte que les photos d’origine anglaise. Cet article fait suite une aventure qui m’est arrivée ce 7 juillet 2010.
Alors que je lisais tranquillement les nouveaux messages d’un des forums que je fréquente, j’ai eu l’envie de répondre à un sujet alors qu’il parlait de steak tartare, en faisant la remarque que l’ingrédient secret à tout bon steak tartare qui se respecte était une certaine sauce.
En voulant faire un lien sur l’article Wikipédia de ladite sauce, la sauce Worcestershire, je me suis aperçu qu’il manquait une photo pour illustrer l’article.
Étant de bonne humeur, et ayant toujours été prêt à « donner mes photos à Wikipédia » pour illustrer les articles, je prépare mon appareil photo numérique pour un packshot (photographie d’un produit).
Pour ceux qui sont déjà venus chez moi (c’est-à-dire probablement pas toi, nananère !), je me suis mis sur la terrasse de ma véranda, et ai posé la bouteille de sauce – ben oui, faut pas l’oublier celle-là – sur une petite table.
Je prends un objectif 50 mm (un objectif de très bonne qualité qui donne en théorie le même rendu que l’œil humain – ni « plus zoomé », ni « moins zoomé ») et je fais mes quelques photos ; je n’oublie pas de me faire une photo étalon avec une charte gris neutre, afin de donner au produit ses vraies couleurs lors de la retouche. La rigueur des manchots !
Voilà, la photo est prise ! Ne reste plus qu’à l’envoyer sur Wikimedia Commons, le site qui héberge les photos de Wikipédia.
Que fait-on une fois que la photo est hébergée ? On la publie pardi ! Sur la Wikipédia francophone, la photo a été « acceptée » sans problème. Sur l’anglophone… c’est une autre histoire.
En effet, bien que la photo de presque 6 mégapixels que j’ai prise – pour remplacer celle de 0,11 mégapixels de l’article – aie été indéniablement de meilleure qualité, tout en décrivant le même sujet… la photo a été enlevée de l’article dans l’heure qui a suivi.
Le motif ?
[…] nous sommes ici sur la Wikipédia anglaise, ainsi, les […] objets d’origine anglaise sont mieux illustrés avec des images d’origine anglaise pure.
Non non, je ne plaisante pas…
Je ne mentionnerai pas ici les détails croustillants de la suite des évènements, dans la mesure où je trouve un peu ridicule le fait que l’on puisse, sur Wikipédia, se battre sur des sujets aussi comiques que la photo d’une bouteille de sauce. Si tu veux plus de détails, tu as toujours la possibilité de jeter un œil à l’accueil que l’on m’a réservé, et la page de discussion de l’article (les deux en anglais, bien sûr).
Lorsque je me suis aperçu que ma photo a été enlevée de l’article, bien sûr que j’ai été déçu (j’ai perdu plusieurs dizaines de minutes de mon temps à produire une œuvre qui ne sera pas utilisée sur ce wiki), mais je suis resté neutre, courtois, et n’ai pas essayé de remettre l’image et de m’engager dans ce que l’on appelle couramment une « guerre d’édition ».
En revanche, j’ai trouvé la justification que l’on m’a réservée un peu xénophobe et choquante. Et plus j’essayais de savoir pourquoi, plus on m’invitait à aller me faire voir.
En conséquence de quoi, je ne contribuerai plus à la Wikipédia anglophone pour autre chose que d’ajouter des liens vers la Wikipédia francophone, et je ne publierai plus de photos d’intérêt général sur Wikipédia.