fr.planet.wikimedia

February 12, 2016

Darkoneko

February 07, 2016

Les échos d'en bas

Épisode 5 – Génération club Dorothée

Wikipédia compte 1 721 842 articles, 17 790 contributeurs actifs (75 admins actifs). Brèves du bistro Lundi. Usage de Wikidata : une des propositions est rejetée de peu (59 % au lieu de 60). Le lot 2 de la prise de décision est … Lire la suite

by Frakir at February 07, 2016 12:51 PM

February 05, 2016

Gratus

Orphée admin ?

Contributeur sur Wikipédia depuis huit ans et trois mois, il comptabilise ~ 110 000 contributions.

Dans le reste de l’actualité wikipédienne :

  • Le débat sur la dénominonation du statut d’administrateur refait surface avec ce sondage : faut-il continuer à les appeler Administrateur ou faut-il remplacer par Opérateur ou Grand Inquisiteur ?
  • Encore un débat sur les PàS :  sondage en cours sur l’heure de clôture des PàS (n’hésitez pas à plus réglementer semble être la devise de la Wikipédia francophone).
  • Il y a également de l’action au niveau des portails et projets avec la mise en place du portail Chemin de fer en Amérique du Nord, création du Projet:Barrage et création du Portail:Barrage.
  • Sammyday est administrateur depuis le 1er février (voir la consultation).

by gratusfr at February 05, 2016 03:48 PM

February 04, 2016

Darkoneko

Gribouillage 169 : génération Club Dorothée.

0169 - club dorothee

—-

Source : ici,

Pour ceux qui ne connaissent pas, le Club Dorothée fut le principal pourvoyeur de séries d’animation japonaises sur la TV française, entre 1987 et 1997.


Classé dans:actualités, Gribouillage, les coulisses de Wikipédia Tagged: animation et bande dessinée asiatiques

by DarkoNeko at February 04, 2016 03:26 PM

February 03, 2016

Darkoneko

January 31, 2016

Les échos d'en bas

Épisode 4 – Semi protection étendue

Wikipédia compte 1 719 582 articles, 17 503 contributeurs actifs (77 admins actifs). Brèves du bistro Mercredi. Membre du board contesté : il se retire après un vote de défiance ■ Traitement des femmes sur Wikipédia : des tournures de phrases plus négatives, … Lire la suite

by Frakir at January 31, 2016 07:39 PM

January 29, 2016

Coyau

Collectage en Espagne

Je suis tombé sur ce truc hier ou avant-hier. Ou la veille. Enfin y'a pas longtemps. Par hasard. Enfin, presque, mais c'est une autre histoire... Wikimedia Espagne aidé la Fundación Joaquín Díaz à charger une montagne de fichiers sur Commons, avec le soutien de la Wikimedia Fondation, si j'ai bien tout compris.

Commençons par le commencement, la Fundación Joaquín Díaz, c'est une fondation, j'imagine (à ce stade, je crois qu'il faut un tout petit peu préciser que je ne comprends pas l'espagnol, mais alors pas du tout du tout), qui d'une part a un article un-peu-court-jeune-homme sur Wikipédia en français, et pas tellement plus développé en espagnol, et qui a pour principal intérêt de faire du collectage dans la province de Valladolid (c'est en Espagne, je dis ça, parce qu'il a fallu que je regarde que ça n'était pas la société qui fait de la synthèse vocale au Japon, oui-oui. Mais c'est en Espagne, c'est une certitude), si j'ai bien compris.

Le collectage, en l’occurrence, ça consiste à attraper les vieux qui savent jouer d'un biniou quelconque, qui connaissent des histoires, etc., et de leur coller un magnéto sous le nez jusqu'à tant qu'ils aient essoré leur répertoire. C'est pas une grande innovation, bien sûr, mais c'est un moyen de fixer la tradition orale. Et après, si on veut, on peut théoriser dessus si on est porté sur l'ethnomusicologie, on peut l'exploiter jusqu'à la moelle (tiens, les Danses hongroises de Brahms sont en fait des danses tziganes qui ont été collectées — à l'époque, il n'y avait pas de magnéto, mais l'idée est la même), ou simplement les écouter pour le kif (je vais personnellement m'en tenir à ça).

Et ils ont mis tout ça sur Commons, avec une licence cc-by-sa. C'est cool, on peut l'écouter, on peut s'en servir, on peut le partager, on peut le redistribuer autant qu'on veut tant qu'on cite les auteurs et qu'on le laisse sous sa licence (non, vous ne rêvez pas, sous vos yeux éberlués, je viens de vous re-raconter la licence cc-by-sa, dans toute sa coolitude. Ne me remerciez pas).

Ça fait 926 disques (c'est rangé ici), enregistrés entre les années 1950 et 2010 (voir ), le tout bien rangé, avec des métadonnées lisibles (au moins pour un être humain) dans les pages de description. Et là, on arrive au moment où j'aimerais bien faire comme si d'une part je savais de quoi je parle, et d'autre part faire comme si je comprenais de quoi ça parle. Donc maintenant, l'instant en roue libre, le moment où l'on fait semblant que j'ai trouvé les 3 ou 4 trucs intéressants dans le parmi des 21 371 fichiers dont je ne comprends pas la langue :
Mettons, donc… mes découvertes, en 10 minutes :

une dame de 75 ans, qui visiblement raconte une histoire de fille perdue :

un flamenco par le fils de Teresa López et Juan de la Cruz :

une marche pour une procession (je dois être doué pour les langues, finalement) :

un pasodoble, par Aurelio :

une rumba (qu'est-ce que je peux en dire, à part "Lola, la, la, lo, la" ?) :

Mais très vite, on réalise que Commons est peut-être plus ou moins adapté à héberger les photos de Wikipédia (je sais pas, en fait, c'est peut-être que j'ai l'habitude, après tout…), mais c'est pas du tout adapté à écouter de la musique (ou regarder de la vidéo, d'ailleurs), il n'y a pas de playlist, donc à la fin de chaque fichier, il faut passer au suivant à la main, et là, on a deux choix : ou bien on écoute un autre fichier de la catégorie où l'on est (en supposant qu'on se serve des catégories) mais on n'a pas accès aux métadonnées (il faut se contenter du nom du fichier), ou bien il faut charger la page de description.

J'ai bien essayé de faire une wikiradio (c'est un truc sympa, bien qu'un peu rudimentaire) avec tous les 21 371 fichiers, mais bien sûr, c'est trop pour la machine, qui fait une indigestion, bref, ça marche pas.

Bien sûr, on peut télécharger des chansons à la main, ou bien, puisqu'il y a une catégorie par disque (depuis tout à l'heure, je dis disque, parce que quand j'étais petit, la musique venait sur des disques, et même quand c'était sur des cassettes, c'était des disques, faites pas chier, et maintenant que je vieillis et j'écoute des disques en ogg.), il y a l'indispensable outil de l'excellent Poulpy qui sert (l'outil, pas Poulpy, qui sert…) à télécharger tous les fichiers d'une catégorie : catdownload (et non, c'est pas un truc pour télécharger des chats… quoique…) Donc, tant que Tools Labs fonctionne, on a ça.

J'imagine qu'il doit être possible de bricoler un truc de manière à ce que le schmilblic se goupille correctement sans avoir recours à la papsouille à turole d'admission et sans remplir complètement son disque dur de fichiers qui ont perdu toutes leurs métadonnées dans l'opération (c'est un peu dommage…)
Donc, voici (emplâtre sur jambe de bois ou pétard mouillé ?) une playlist à recopier dans un fichier texte avec une extension m3u, lequel fichier est à donner à manger à votre biniou-à-jouer-ces-fichiers-là (VLC, Winamp ou AmaroK, ou autre, on est en 2016, débrouillez-vous).
Naturellement, le truc est trop gros pour que ça tienne sur une seule page, on dépasse allègrement la limite de la page trop grosse de Commons, donc j'ai coupé en deux par le milieu :

Il me reste juste à vous dire comment j'en suis arrivé là (chut, c'est mon blog, je dis ce que je veux et dans le désordre que je veux) : les anglophones ont fait un truc similaire pour la wikiradio classique (wikiradio, liste des fichiers et playlist à recopier), vu que ma wikiradio ne fonctionne pas, il fallait essayer ça. Mais autant je veux bien récupérer l'url du fichier à la main pour une vingtaine de fichiers, autant pour 21 371, je renonce, il me faut un maître jedi du script. Heureusement, je connais Poulpy, qui est juste ça, et à qui il n'a fallu que 3 jours pour faire le travail (oui, quand même). Ensuite, il a fallu trouver un endroit où mettre tout ça. On a fait planter nos navigateurs à essayer de le mettre sur Commons (même le copier-coller est périlleux, on se croirait 25 ans en arrière, tiens…), qui de toutes façons nous a jetés comme des malpropres :
Erreur : Le texte que vous avez soumis fait 2 681 Kio, ce qui dépasse la limite fixée à 2 048 Kio.Il ne peut pas être sauvegardé. 
 Ouais, comme ça, en rouge cerise.
L'occasion d'essayer le service dégooglisé de framasoft, framadrive ?
Le nombre maximum de comptes disponibles (2600) a été atteint. Les inscriptions sont closes pour le moment
C'est clairement pas la journée…
D'où la solution à la tronçonneuse (10685 lignes de chaque côté, ça devrait me tenir l'hiver).

Donc voila, amusez-vous bien avec ça, et personnellement, si j'ai un truc à demander au père Noël, ça serait un système pratique et qui marche pour qu'on puisse écouter simplement les fichiers audio de Commons, comme si on était en 2016 (et pareil pour les vidéos), sans laisser les métadonnées dans les pages de description (on pourrait peut-être les attacher aux fichiers, je sais pas ?, histoire que j'y aie accès depuis mon VLC, par exemple…).
Ah oui, Noël c'est fini… Bon. 

Edit (29 janvier) : Ça m'avait échappé, mais on m'informe que la wikiradio fonctionne. Donc, pour écouter pendant des mois, sans remettre une thune dans le bastringue, c'est ici.

by Coyau (noreply@blogger.com) at January 29, 2016 06:02 PM

Framablog

Wikipédia a 15 ans

Vous en avez sans doute entendu parler. Cet événement est l’occasion de revenir sur quelques usages de Wikipédia… en lui souhaitant un très joyeux anniversaire !

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Crédit : Simon Gee Giraudot (Creative Commons By-Sa)

by Gee at January 29, 2016 12:00 PM

January 24, 2016

Les échos d'en bas

Épisode 3

Wikipédia compte 1 717 248 articles, 16 632 contributeurs actifs (73 admins actifs). Brèves du bistro Mardi. C’est la dèche dans le lumière sur. Mercredi. Le bandeau 15èm anniversaire pénible pour les lecteurs francophones. Jeudi. Un membre du conseil d’administration de la Fondation … Lire la suite

by Frakir at January 24, 2016 05:26 PM

January 21, 2016

Wikimédia France

Aujourd’hui adoption de la liberté de panorama en France, mais …

Ce jeudi, l’Assemblée nationale a adopté la notion de liberté de panorama dans un projet de loi (streaming de 01:54:30 à 02:37:11). Ces dernières semaines témoignaient, déjà, de grandes victoires pour cette exception, à commencer par son adoption en commission des affaires culturelles, commission qui était, pourtant, historiquement, défavorable à cette notion !

Alors qu’adoptée contre l’avis du Gouvernement, la ministre Axelle Lemaire a tout de même« réalisé à quel point les députés sont volontaires sur ce sujet ». En effet, en 10 ans, seuls 24 députés au total s’étaient émus de cette privatisation de l’espace public. A travers ce seul projet de loi, ce n’est pas moins de 50 députés qui se sont mobilisés pour la liberté de panorama, dès la commission, 116, pour la séance, soit un total de 127 députés, de tous bords, durant l’ensemble du débat. 7 “amendements liberté de panorama” ont été déposés en commissions, puis le double en séance, soit un total de 21 amendements durant la phase à l’Assemblée nationale. 

Après un débat de près de 45 minutes, nous regrettons que ce soit l’amendement “non-lucratif” qui ait été adopté. Cet amendement  de “compromis” témoigne de l’incompréhension du contexte actuel d’Internet.

 

Émeric Bréhier, PS

Les particuliers pourront ainsi poster des photographies sur les réseaux sociaux ou sur leur blog à la condition de ne pas en retirer de bénéfices. Ils pourront aussi partager ces reproductions sur les sites de nombreuses plateformes comme Youtube ou Wikipédia.

 

Or, comme nous vous l’avions expliqué, cette précision de “non-lucratif” exclut, déjà, toute utilisation sur les réseaux sociaux, les sites et blogs personnels incluant des publicités, mais aussi, tout enrichissement des projets Wikimédia.  Que reste-t-il ?

 

Lionel Tardy, LR

Je sais, Monsieur le rapporteur, que vous allez présenter votre amendement comme un amendement de compromis, ou un pas en avant, alors que c’est en fait une fausse solution. Il revient, dans les faits, à exclure les usages commerciaux, même si vous évitez les termes. Cela ne résoudra rien car il est très difficile de savoir où commence l’usage commercial. Je prends l’exemple, Monsieur le rapporteur, d’un particulier qui a un blog où il met ses photos de vacances. S’il y a de la pub sur son blog, il pourra être considéré comme une personne physique qui a un usage commercial de ses photos, vous voyez toute l’ambiguïté ! Votre amendement exclurait Wikipédia, idem pour les photos postées sur les réseaux sociaux.

 

Ainsi, à travers le prétexte de donner cette liberté seulement aux particuliers, ce texte semble sciemment être écrit pour rendre cette liberté inopérante. Heureusement, notre travail pédagogique sur la liberté de panorama se poursuivra au Sénat dont la sagesse ne pourra amener qu’à l’ajustement de ce texte pour le rendre réellement applicable !

En attendant, il est certain que la position de la France à Bruxelles sur cette exception est clairement désavouée.

by Conseil d'Administration at January 21, 2016 02:14 PM

January 19, 2016

Wikimédia France

Wikimédia France et les langues de France, à la reconquête d’un territoire oublié

 

Wikipédia existe en près de 300 langues. Du cebuano au turkmène en passant par l’hawaïen, l’encyclopédie gratuite et libre la plus consultée au monde fait la part belle à la diversité linguistique. Elle admet d’ailleurs des versions aussi bien dans les langues nationales ou officielles des pays que dans les langues régionales, minoritaires et dialectes divers. Pour autant certaines versions linguistiques existantes demeurent ignorées. Alors que certaines langues voient leur nombre de locuteurs diminuer inexorablement, par manque de reconnaissance nationale, par impossibilité de faire vivre leur langue, Wikimédia France dont l’action transcende les considérations politiques et outrepasse les visions court-termistes a décidé de s’impliquer dans la promotion de la diversité linguistique.

Valoriser les langues de France sur les projets Wiki

Depuis juin 2015, Wikimédia France, soutenue par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, a lancé un projet pour la formation des locuteurs des langues de France (de l’alsacien au breton et de l’occitan aux langues créoles) à la contribution sur les projets Wikimedia.

Dans un contexte politique particulier qui a vu en 2015 le retour du débat autour de la ratification de la charte européenne des langues, l’association a réalisé une enquête auprès des partenaires associatifs comme Lo Congrès ou institutionnels l’Office pour la langue et la culture alsacienne, le CIRDOC de Béziers ou encore l’Agence pour le Picard et enfin des universités comme celle de Strasbourg, de Sarreguemines, dont les réponses ont confirmé Wikimédia France dans son intention.

L’association tiendra donc le 23 janvier prochain un premier séminaire de formation à la contribution à destination des locuteurs des langues régionales, à la Maison de l’Europe de Paris

programme séminaire

Lingua Libre, un nouvel outil pour les locuteurs

Parallèlement à cette première étape, un second projet est mené en partenariat avec des linguistes et des contributeurs comme Lyokoï, Psychoslave, Gratus, Vigneron et l’association APLLOD. Le développement d’une interface nommée «Lingua Libre» permettra d’enregistrer des mots en langues régionales et de les téléverser sur Wikimedia Commons. L’objectif est ainsi d’’apporter un outil supplémentaire aidant les locuteurs à agir pour promouvoir leur langue. L’état d’avancement de ce second projet sera présenté lors du séminaire du 23 janvier.

En novembre 2015, les premiers enregistrements avec une locutrice xârâcùù (langue kanak de la région de Canala) ont eu lieu à la Maison de la Nouvelle-Calédonie.

M-A et Manuel

Marie-Adèle Néchérö-Jorédié et Kikuyu3 à la Maison de la Nouvelle-Calédonie Par Rémy Gerbet

Une contribution au débat politique

Depuis Octobre 2015, Jean-Jacques Urvoas soutient l’association dans son action pour la promotion des langues régionales sur les projets Wikimedia. Investi dans la lutte pour la reconnaissance des langues régionales, Député du Finistère et Président de la Commission des Lois à l’Assemblée nationale, a accordé son parrainage à Wikimédia France pour ce projet. Il a porté la proposition de loi pour la ratification de la charte européenne des langues régionales et minoritaires voté par l’Assemblée nationale en janvier 2015. Mais en octobre dernier, le Sénat a rejeté un projet de loi similaire. La ratification nécessitant une modification de la constitution de la Ve République et la majorité des ⅗ loin d’être atteinte, la ratification de la charte européenne semble à nouveau être reportée aux calendes grecques. Il vient nous donner un nouvel éclairage sur la situation actuelle des langues régionales.

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Jean-Jacques Urvoas à l’Assemblée nationale en 2013 Par Ericwaltr [CC BY-SA 3.0]

Bien que déçu par ce vote, Jean-Jacques Urvoas préfère noter les évolutions positives qu’il a relevé au cours des débats. Un petit pas de plus vers la ratification de la charte et dans le changement des mentalités bien que les événements internationaux additionnés au vote négatif du Sénat réduit considérablement les chances de réalisation de l’engagement de campagne numéro 56 du Président de la République.

Il comprend la lassitude exprimée par une partie des locuteurs dans l’enquête menée par Wikimédia France et la DGLFLF mais espère que la France comme d’autres pays européens réussira à préserver sa diversité culturelle et linguistique. Il salue ainsi l’action de l’association auprès des locuteurs des langues de France contribuant à alimenter le débat et à proposer des solutions innovantes.

Retrouvez l’interview complète de Jean-Jacques Urvoas ci-dessous :

  • Vous avez porté le projet de loi pour la ratification de la charte européenne des langues adoptée par le Conseil de l’Europe en 1992. Qu’est-ce qu’apporterait une ratification de la charte européenne des langues pour les millions de Français locuteurs d’une langue régionale ?

Les détracteurs du texte ont souvent fait remarquer que les 39 engagements souscrits par le Gouvernement Jospin lors de la signature de 1999 n’apporteraient aucune avancée concrète par rapport à ce qui est déjà autorisé en France aujourd’hui. Ils ont raison, mais l’essentiel est ailleurs – il est dans le caractère symbolique que revêtirait une telle ratification. Par elle, notre pays signifierait son acceptation d’une norme européenne très libérale en matière de protection et de promotion des langues régionales. En d’autres termes, la Charte à mes yeux n’est pas une fin, elle est une invitation. Sa ratification témoignerait d’une volonté politique en faveur de la reconnaissance effective d’une diversité linguistique trop souvent perçue comme une menace, ou au contraire un objet de risée, alors qu’elle constitue une richesse inestimable dont la France devrait s’enorgueillir. Malheureusement, les mentalités n’évoluent pas aussi rapidement que je le souhaiterais…

  • Le projet de loi, justement, a été rejeté par le Sénat en octobre dernier. Les attentats de Paris du 13 novembre 2015 ont défini de nouvelles priorités politiques. Est-ce qu’une ratification de la Charte européenne est encore possible durant le quinquennat de François Hollande ?

En toute franchise, il est difficile de l’envisager. La ratification de la Charte implique une révision constitutionnelle qui ne saurait être conduite à terme sans l’existence d’une majorité qualifiée des trois cinquièmes. Le vote du Sénat démontre qu’hélas cet objectif, à l’heure actuelle, est hors de portée. C’est pour moi une véritable désillusion, car j’ai longtemps été convaincu que les conditions étaient réunies, durant cette législature, pour que ce vieux dossier emblématique aboutisse enfin. Mais je ne me laisse pas abattre pour autant. Les rapports de force au Parlement évoluent positivement, et chaque occasion manquée nous rapproche un peu plus d’un succès que je crois de toute manière inéluctable.

  • Le discours d’intronisation prononcé par Gilles Simeoni au Conseil exécutif de Corse en langue corse a suscité de nombreuses réactions politiques. Selon vous, où doit être placée la limite entre l’utilisation du français et celle de la langue régionale dans le discours public ?

Si je déplore une certaine conception absolutiste de la langue française, ce n’est pas pour la saluer lorsqu’elle s’applique à la langue corse ! Que celle-ci trouve toute sa place dans les débats de l’Assemblée et du Conseil exécutif insulaires, je ne fais pas partie de ceux que cela dérange, bien au contraire, mais si elle devait se substituer purement et simplement au français, ce serait pour le moins problématique… Ne serait-ce que pour d’évidentes raisons constitutionnelles. Rappelons-le, « la langue de la République est le français » (Art II, Constitution de la Ve République) et son usage s’impose dans la vie publique. Pour autant, le Conseil constitutionnel lui-même, bien que traditionnellement très fermé sur la question des langues régionales, n’est pas hostile au recours à des traductions, ce qui, de fait, revient à autoriser le bilinguisme dans les assemblées politiques de Corse ou de Bretagne. Sachons donc exploiter les opportunités ainsi offertes, plutôt que de se laisser enfermer dans des postures provocatrices.

  • Wikipédia en catalan compte 490.000 articles quand la Wikipédia en breton compte 56.000 articles et celle en occitan 80.000 articles. Au-delà de la question du nombre de locuteurs (10 millions pour le catalan contre 172.000 pour le breton), la vitalité des langues régionales dépend de la volonté politique. Est-ce que la réforme des régions permettra aux nouvelles entités territoriales de mener une véritable politique linguistique ?

Durant cette législature, les lois MAPTAM (Loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles) du 27 janvier 2014 et NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République) du 7 août 2015 ont utilement contribué à renforcer la légitimité des conseils régionaux dans ce domaine. La première leur confère expressément une compétence pour assurer la promotion des langues régionales et la seconde permet aux autres niveaux de collectivités (communes et départements) de poursuivre leurs investissements en la matière, en dépit de la suppression de la clause de compétence générale. Ce sont des avancées importantes qu’il faut saluer. Les régions se trouvent aujourd’hui confortées dans leurs missions au service du plurilinguisme. Quel effet aura demain leur regroupement sur les politiques conduites au profit des langues régionales ? Il est sans doute trop tôt pour le dire. Pour parler clairement, les élus champenois ou lorrains sont-ils prêts à consentir un effort financier afin de sauvegarder la langue alsacienne ? Il faut l’espérer…

  • Wikimédia France agit selon deux axes : développer une certaine prise de conscience chez les locuteurs tout en leur fournissant un moyen d’expression et de valorisation de ces langues par les outils Wikimédia. Comment développer la visibilité de cette richesse linguistique, symbole de la diversité culturelle française, à l’étranger ?

Selon moi, l’atout essentiel de nos langues régionales est que, pour nombre d’entre elles, ce sont en réalité des langues internationales, parlées dans plusieurs pays : c’est le cas par exemple du catalan et du basque, du flamand et même du breton – proche parent du cornique et du gallois. Elles s’affranchissent des frontières nationales, elles sont tournées vers l’étranger – ce qui explique aussi, pour une part, le discrédit dont elles pâtissent en France de la part d’organisations politiques d’inspiration nationaliste.

Ces langues sont naturellement des ponts entre les États, et l’on peut dès lors comprendre que l’Europe se montre si soucieuse de leur préservation. Le meilleur moyen de renforcer leur visibilité internationale consiste sans doute à encourager ces liens transfrontaliers, actuellement trop peu développés. Certes, dans le contexte très troublé que nous connaissons, la tentation du repli derrière quelque ligne Maginot fantasmée n’a jamais été aussi forte, mais le fait est que sans ouverture au monde, le plurilinguisme et le multiculturalisme ne sauraient prospérer.

  • Lors de l’enquête menée par Wikimédia France concernant les langues de France, près de 75 % des participants se sont déclarés très inquiets pour l’avenir des langues régionales. Partagez-vous ce sentiment ?

Il est effectivement difficile d’être optimiste. A l’exception sans doute des créoles d’outre-mer, la plupart des langues régionales pratiquées en France, et notamment sur le territoire métropolitain, se trouvent dans une situation très précaire, voire critique. Il n’y a pour autant aucune fatalité à ce déclin. La Grande-Bretagne, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, toutes sont parvenues à sauver leurs langues régionales, pourquoi la France devrait être le seul pays où elles seraient condamnées à l’extinction? Je me raccroche à cet espoir – ce que les autres ont fait, nous pouvons le faire nous-mêmes. Reste à espérer que la nécessaire prise de conscience ne survienne pas trop tard, on ne protège pas des langues qui ne comptent plus de locuteurs…

  • Dans l’enquête que nous avons effectuée auprès des locuteurs, nous leur demandions de quels acteurs dépendait la préservation et la promotion des langues régionales. Les réponses possibles étaient l’Union européenne ; le ministère de l’Éducation nationale ; le ministère de la Culture ; les collectivités locales ; la volonté de chaque locuteur de faire vivre sa langue. Cette dernière réponse a reçu le plus de votes. Faut-il comprendre qu’une partie des locuteurs n’espère plus l’intervention de L’État dans ce domaine ?

Je puis assurément comprendre leur lassitude. Voici quelques années, en 2010, je m’étais renseigné concernant les moyens budgétaires mis en œuvre par le ministère de la Culture en faveur des langues régionales. Ils s’élevaient en tout et pour tout à 500 000 euros, soit une moyenne de 6.329 euros pour chacune ! Ne nous leurrons pas, cependant : faute de soutien public, aucune langue régionale ne peut espérer survivre bien longtemps, car comment procéder sans écoles, sans médias, sans aides au développement culturel ? Il convient à cet égard de ne pas sous-estimer l’investissement très substantiel consenti par nombre de collectivités territoriales en faveur de la pluralité linguistique. Lorsqu’en 2010, le ministère de la Culture consacrait une enveloppe de 500.000 euros à la promotion des 75 langues de France, la Région Bretagne, la même année, affectait un budget de plus de 6 millions d’euros au développement des seules langues bretonne et gallèse.

Certes, la volonté des locuteurs constitue assurément le facteur essentiel, mais dans la durée elle ne saurait suffire. Un soutien des pouvoirs publics s’avère incontournable, et la région est sans nul doute l’échelon pertinent pour exercer la compétence de manière optimale. A mon sens, il incombe ensuite à l’État de ne plus faire obstacle – nous pourrions élaborer une belle loi rien qu’en levant les verrous juridiques qui actuellement entravent le rayonnement des langues régionales… Enfin, l’Europe devrait être en mesure de veiller, par des outils de contrôle adaptés, à ce que les législations nationales se débarrassent effectivement de toute disposition discriminante à l’encontre de ces mêmes langues.

 

 

by Rémy Gerbet at January 19, 2016 03:20 PM

January 17, 2016

Darkoneko

Gribouillage 167 : un peu à l’ouest.

0167 - un peu a louest

(Source)

Une nouvelle gribouille sur Wikidata. Vu que je suis principalement ça actuellement, et vu la teneur du débat, il risque d’y en avoir un certain nombre d’autres … :) C’est vraiment gratiné par endroits.

M’enfin bon. Ya des gens qui sont là depuis plus d’un an et demi mais ne connaissent pas le type de licence des projets Wikimédia, apparemment.


Classé dans:actualités, Gribouillage, les coulisses de Wikipédia Tagged: wikidata

by DarkoNeko at January 17, 2016 10:04 PM

Gratus

Soisyc Croisic & Sammyday admins ?

Les contributeurs Sammyday et Soisyc Croisic postulent pour le statut d’administrateur.

Sammyday : contributeur autopatrolled avec ~ 60 850 éditions.

Soisyc Croisic : modificateur de filtre anti-erreur, il compte ~1 750 éditions. Cependant il a contribué auparavant avec le compte Nakor qui a eu les outils d’opérateur de mars 2009 à février 2012 et de vérificateur d’utilisateur de décembre 2009 à février 2012. Il a également été agent OTRS de février 2010 à février 2012.

Page de vote :


by gratusfr at January 17, 2016 10:32 AM

Les échos d'en bas

Épisode 2 – 15 ans

Wikipédia compte 1 715 153 articles, 15 375 contributeurs actifs (69 admins actifs). Brèves du bistro Lundi. A propos de Flow « juste râler, sans rien proposer, c’est une pure perte de temps pour tout le monde et une sacrée frustration que vous accumulez« . … Lire la suite

by Frakir at January 17, 2016 10:22 AM

January 15, 2016

Wikimédia France

Wikipédia fête 15 ans de connaissance libre !

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Wikipédia fête ses 15 ans aujourd’hui ! Créée le 15 janvier 2001 par Jimmy Wales et Larry Sanger, elle est investie d’une mission audacieuse : « Imaginez un monde dans lequel chaque être humain pourrait librement contribuer et accéder à la somme de toute la connaissance ». Le pari fut ambitieux, et c’est une vraie réussite aujourd’hui : Wikipédia contient maintenant plus de 35 millions d’articles dans près de 300 langues, eux-mêmes lus et utilisés par des centaines de millions de personnes à travers le monde.
L’encyclopédie et sa mission universelle ont trouvé leurs acolytes et leurs fidèles défenseurs ; chaque mois, plus de 80 000 rédacteurs bénévoles contribuent au site à travers le monde et c’est près de 15 000 modifications qui sont réalisées chaque heure.
En 2007, Wikipédia devint l’un des dix sites web principaux au monde, et le seul sans but lucratif qui fasse partie des premiers sites consultés. En décembre 2015, Wikipédia se voit remettre deux prix prestigieux : le prix Princesse des Asturies de la coopération internationale et le prix Erasmus.

Wikipédia fonctionne grâce au logiciel Mediawiki. Le “wiki”, initialement, a été conçu par Ward Cunningham, qui se rappela d’un employé de l’aéroport international d’Honolulu lui disant de prendre la navette Wiki Wiki qui relie les terminaux de l’aéroport entre eux. D’après Cunningham, « I chose wiki-wiki as an alliterative substitute for ‘quick’ and thereby avoided naming this stuff quick-web » (j’ai choisi wiki-wiki comme un substantif allitéré pour « rapide » et ainsi éviter de nommer cette chose web-rapide). Le wiki permet aux internautes de travailler à plusieurs sur un même document.

Le chemin à parcourir reste immense pour agréger toute la connaissance humaine et accroître la représentativité de l’encyclopédie. Ainsi, plus de 7000 nouveaux articles sont créés chaque jour : nouveaux sujets, nouvelles langues… Les écarts entre les différentes versions linguistiques de Wikipédia sont importants. La Wikipédia francophone compte 1,7 millions d’articles, et se place au sixième rang du classement des Wikipedias selon ce critère, loin derrière l’anglophone qui compte plus de 5 millions d’articles.

La Wikipédia francophone en chiffres

  • 97 000 contributeurs au total
  • 1,7 millions d’articles
  • 900 millions de pages vues par mois
  • En moyenne 4300 contributeurs réguliers (+de 5 contributions dans le mois)
  • 750 contributeurs faisant plus de 100 contributions dans le mois
  • 600 nouveaux contributeurs tous les mois
  • 330 créations d’articles par jour
  • Le nombre de contributeurs impliqués s’est stabilisé (variation de 2 ou 3 % dans un sens ou dans l’autre suivant le mois), mais ceux-ci s’impliquent plus (environ 50% de contributions en plus en un an)

Des événements à travers le monde entier

Un site commémoratif de cet anniversaire a été créé sur Meta. Y sont recensés, entre autres, les événements organisés par les contributeurs, lecteurs et sympathisants du monde entier, ainsi qu’une liste de faits insolites sur l’encyclopédie.

Chez Wikimédia France aussi on fête cette anniversaire : les groupes locaux de l’association organisent des manifestations [Bordeaux, Paris, Rennes, Strasbourg, Brie-Comte-Robert]  et également des projets d’ampleur, parmi lesquels :

  • le WikiMOOC : un cours en ligne gratuit et accessible à tous pour apprendre à contribuer sur Wikipédia, dont les inscriptions sont encore ouvertes sur la plateforme France Université Numérique.
  • le séminaire Langues de France  qui se tiendra le 23 janvier 2016 à la Maison de l’Europe afin de valoriser la diversité linguistique de nos territoires, et apprendre à contribuer en langue régionale

15 portraits de wikipédiens sur les réseaux sociaux

Wikimédia France souhaite enfin rendre hommage aux Wikipédiens pendant ces 15 prochains jours. Vous pourrez retrouver chaque jour sur nos réseaux sociaux (Facebook et Twitter) un portrait de wikipédien-ne,  du plus ancien au plus récemment inscrit ! Remontons le temps jusqu’en 2001 avec notre premier portrait, consacré à Anthere…

 

by Sophie Roset at January 15, 2016 02:28 PM

Non à une restriction de la liberté de panorama !

L’adoption de la liberté de panorama par la commission des affaires culturelles de l’Assemblée est une grande victoire (streaming à partir de 01:13:28). C’est la première fois en France qu’un vote positif est émis par le Parlement, et qui plus est, par des députés pourtant, a priori, proches des industries culturelles. C’est le signe d’un revirement de fond, car en plus de la liberté de panorama, d’autres amendements sur les biens communs et le domaine public informationnel ont été adoptés.

La réaction virulente et outrancière des lobbies de l’industrie culturelle ont amené le rapporteur Luc Belot, à proposer un médiation. Les amendements sur la liberté de panorama n’ont pas été rejetés en commission des Lois, mais ont été retirés pour ouvrir la voie à un amendement de compromis (streaming à partir de 00:25:20). Malgré les moyens déployés par les sociétés de gestion de droit d’auteur, ils ne sont pas en mesure de revenir sur le vote de la commission des affaires culturelles. Le débat reste ouvert et se déroulera en séance publique la semaine prochaine.

Lors des échanges en commission, Luc Belot a évoqué la piste d’une liberté de panorama excluant les usages commerciaux. Cela n’est pas satisfaisant (voir notre argumentaire) et ne règle pas le problème de l'”enclosure”, par des personnes privées, de l’espace public. Le combat de Wikimédia consiste à libérer l’espace public, qui appartient à tous, des servitudes et emprises injustifiées. Les redevances réclamées par les architectes et sculpteurs pour la reproduction de leurs œuvres situées dans l’espace public sont illégitimes. Ils ont été payés pour leur travail, bien souvent sur fonds publics, cela doit être leur seule rémunération financière. Ils n’ont aucun droit à une rente sur le domaine public, qui doit être dans sa totalité un bien commun, non susceptible d’appropriation.

Techniquement, cette limitation aux usages non-commerciaux n’apportera rien, car la notion d’usage commercial reste très floue, et implique d’être définie. Le législateur ne le fera pas, laissant cela aux tribunaux. Pour exercer son droit, le public devra donc se lancer à l’aventure, au risque d’être assigné en justice. On peut faire confiance aux sociétés d’ayants-droit pour multiplier les procès afin d’intimider les éventuels réutilisateurs. Qui voudra prendre un tel risque ? Personne…

Nous réaffirmons donc que la liberté de panorama doit inclure toutes les réutilisations possibles et imaginables, avec comme seule limite le droit moral de l’auteur.

Nous appelons donc les députés français à libérer l’espace public, privatisé de façon illégitime, par les rentiers de la propriété intellectuelle.

Vous pouvez consulter divers documents sur la liberté de panorama que nous avons produits:

by Nathalie Martin at January 15, 2016 11:18 AM

January 14, 2016

Darkoneko

Gribouillage 166 : Wikidata (2).

0166 - wikidata (2)
Bien entendu, ça n’arrivera pas. Mais ça montre bien un problème de cette PdD. On va se retrouver avec des cas non prévus initialement et qu’il faudra « approuver » à la main, si l’on suit ce système à la lettre.


Classé dans:actualités, Gribouillage, les coulisses de Wikipédia Tagged: prise de décision, wikidata

by DarkoNeko at January 14, 2016 03:46 PM

January 13, 2016

Gratus

Ministère de l’Intérieur = Vandale

IPministere

Jules78120 a bloqué l’adresse IP du ministère de l’intérieur pendant un an pour vandalisme. Les medias en parlent (par exemple lemonde.fr).

 

Crédit d'auteurs image : 
→ licence Creative Commons paternité partage à l’identique (source|auteurs)
→ © Logo ministère de l'intérieur

 


by gratusfr at January 13, 2016 03:05 PM

Darkoneko

Gribouillage 165 : Prise de décision Wikidata.

0165 - wikidata


Les shadoks présentent : Wikipédia:Prise de décision/Utilisation des données Wikidata dans les articles

Les résultats sont absolument imbitables. Impossible à lire.
Pire, la manière dont sont numérotés les votes (Alors que chaque personne est susceptible d’écrire dans les deux sections) donnent une fausse impression de lecture pour contre, genre ici « ooh ils en sont à 121 contre 102 », alors que le décompte ne fonctionne pas sur cette base.


Classé dans:actualités, Gribouillage, les coulisses de Wikipédia Tagged: prise de décision, wikidata

by DarkoNeko at January 13, 2016 08:24 AM

January 09, 2016

Gratus

#100wikidays

Aujourd’hui, je vais vous présenter #100wikidays challenge.

L’objectif est de créer un article tous les jours pendant 100 jours. Il est impossible de manquer une journée ou de la rattraper et les articles ne doivent pas être rédigés à l’avance.  Il n’y a rien à gagner à part le plaisir que l’on prend à réussir un challenge (ou à défaut le plaisir d’avoir amélioré l’encyclopédie).

Je me suis inscrit à ce challenge et ai commencé dès aujourd’hui, je suis le 106 inscrit et le 3ème inscrit (semble t-il) contribuant sur la version francophone de Wikipédia, les deux autres étant Symac et Trace.

Enfin, pour rappeler l’un des PF de Wikipédia : N’hésitez pas !

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« Logo » du challenge.

 


by gratusfr at January 09, 2016 01:47 PM

Les échos d'en bas

Épisode 1 – Bonne année

Wikipédia compte 1 712 992 articles, 15 015 contributeurs actifs (68 admins actifs). Brèves du bistro Mardi. Pour les 15 ans de Wikipédia, 15 contributeurs étaient recherchés pour des portraits. Jeudi. En ce moment, c’est trop calme mais les wikipédiens savent mettre de … Lire la suite

by Frakir at January 09, 2016 10:33 AM

January 06, 2016

Wikimédia France

Promouvoir les communs pour une société de la connaissance partagée et inclusive

Wikimédia France est une association qui a été créée, notamment, pour permettre le développement de Wikipédia, l’encyclopédie en ligne. Son objet est de favoriser la libre diffusion de la connaissance. Elle est ainsi, de par ses objectifs et son organisation, au carrefour de plusieurs mouvements : l’économie sociale et solidaire et l’économie du partage (comprenant des communs, en pleine renaissance grâce au numérique).

En effet, Wikipédia est l’exemple même du bien commun : ressource libre, issue du partage, ne faisant pas l’objet d’une appropriation. Sa gouvernance et sa régulation sont assumées par une communauté qui établit des règles et s’assure de leur respect, afin d’assurer la pérennité du projet et son accessibilité à tous.

Une réalité sociale nouvelle

Ce mouvement répond aux attentes de toute une génération, qui privilégie le partage et la collaboration et place dans ces valeurs des opportunités de croissance et d’innovation. Le succès de Wikipédia, qui ne se dément pas, est un exemple éclatant de ces aspirations qui concourent à une société plus juste et plus égalitaire.

Alexandra Schwartzbrod écrivait récemment dans Libération : « non, le monde n’est pas aussi noir qu’il n’y paraît, il lui arrive encore de réserver quelques belles surprises comme cette émergence, dans nos sociétés contemporaines d’une envie de consommer autrement (…) en partageant ou en échangeant avec les autres (…). Bientôt, on ne sera plus dans l’utopie, c’est ça la bonne nouvelle de cette fin d’année… ». [1]

La liberté de l’espace public

Le mouvement des biens communs souhaite limiter les appropriations privées de l’espace public. C’est le sens de l’engagement de Wikimédia France en faveur de l’introduction de la liberté de panorama en France.

Cette exception au droit d’auteur permet de reproduire et de diffuser l’image d’une œuvre protégée se trouvant dans l’espace public, notamment les œuvres d’architecture et de sculpture, tout en respectant le droit moral de l’auteur. Alors que les architectes et sculpteurs ont été rémunérés (souvent sur fonds publics) pour leurs œuvres, alors qu’elles ont été créées en vue de se situer dans l’espace public, les citoyens n’ont pas le droit de reproduire et de diffuser des images des lieux où elles se trouvent.

En ce début d’année, Facebook a d’ailleurs décidé de bloquer la représentation de l’oeuvre de la petite sirène d’Edvard Eriksen sur son réseau social pour des raisons de droit d’auteur.

La petite sirène de Copenhague par Benoît Prieur (Agamitsudo) – CC-BY-SA

Cette absence de liberté de panorama, en France, empêche le rayonnement de tout un pan de la culture et du patrimoine français à l’étranger. Nous refusons cette enclosure qui se manifeste par une privatisation des paysages urbains et de l’art monumental, qui font, pourtant, partie intégrante du domaine public.

Une réalité qui n’est pas reconnue

Les Communs sont une notion ancienne, remontant au Moyen-âge, qui désignaient des biens matériels et des terres. Tout un travail conceptuel est en cours, pour adapter cette notion très ancienne aux réalités du XXIe siècle. Dans le cadre de celui-ci, nous défendons l’idée que les communs ne doivent pas être considérés comme une exception à la propriété intellectuelle. Ils constituent un modèle à part entière de droit d’usage autonome.

Il est aussi temps de passer à la reconnaissance officielle du domaine public, autrement que par une définition négative. La possibilité d’inscrire les biens communs dans le projet de loi “pour une République numérique” s’est refermée aussi vite qu’elle s’était entrouverte, et nous le regrettons d’autant plus, qu’il n’existe, à l’heure actuelle, aucune protection des communs, ce qui donne lieu à la fermeture de certains d’entre eux et à la création d’exclusivités abusives.

Un triste exemple de copyfraud s’opère depuis quelques mois par le Fonds Anne Frank, dont le journal est tombé dans le domaine public au 1er janvier. Il nous semble pourtant que, plus que toute histoire, celle d’Anne Frank doit, sans attendre, être partagée, et non retenue…

C’est pourquoi, nous avons participé à l’écriture d’une déclaration commune, comprenant plusieurs propositions d’amendements à destination des députés.

Voici la liste des organisations signataires : 

En parallèle, nous entendons poursuivre notre travail de sensibilisation sur le domaine commun informationnel, une véritable chance de développement économique, intellectuel et culturel qu’il faut saisir.

[1] Schwartzbrod, Alexandra (2015, 28 déc.). « Le non-marchand des possibles ». Libération, p. 2.

by Nathalie Martin at January 06, 2016 04:05 PM

January 03, 2016

Les échos d'en bas

Épisode de fin d’année

Wikipédia compte 1 710 314 articles, 15 215 contributeurs actifs (70 admins actifs). Brèves du bistro Lundi. En 2016 aura lieu une wiki-convention francophone (200 contributeurs attendus, dans une ville de France) ■ « Il faudrait arrêter de pleurer sur le sort des administrateurs… » … Lire la suite

by Frakir at January 03, 2016 04:20 PM

December 29, 2015

Gratus

PdD – résultats

Bonjour, la prise de décision concernant les administrateurs est terminée.

Vu que j’avais du temps à tuer ce soir, je me suis permis de faire (rapidement) un PDF montrant :

  • L’évolution dans le temps des votes pour et contre
  • La répartition des votes

On peut remarquer que la moitié des votants (excepté les {{neutre}}, etc qui ne sont pas comptabilisés)  de la PdD sont des non-admin ayant voté contre. On peut donc relativiser la crainte de certains qui avaient peur d’un « blocus des admins ».

► Voir le PDF

 

 


by gratusfr at December 29, 2015 08:35 PM

December 28, 2015

Wikimédia France

Alimenter Wikipédia avec des étudiants du supérieur : retour d’expérience

Cet article porte sur un travail mené lors du premier semestre 2015-2016 avec 5 étudiants du Master 2 Pro Histoire et document, spécialité métiers des bibliothèques, en collaboration avec Florence Alibert, MCF à l’Université d’Angers et membre du CERHIO.

Face à des discours trop régulièrement dépréciatifs par rapport à l’encyclopédie, l’objectif du lab’UA était de construire une séquence complète autour de Wikipédia et de son alimentation, et de former des étudiants avancés à la rédaction d’articles de bonne tenue dans l’encyclopédie collaborative. Enfin, il s’agissait également de construire un dispositif clé en main qui puisse être reproduit dans toutes les matières enseignées à l’Université.

Le fait que le projet s’adressait à des étudiants de second cycle a par ailleurs fortement structuré son déroulement, puisqu’il s’est tout du long coordonné au travaille de leur sujet de recherche de M1 : la connaissance qu’ils en avaient a permis d’aboutir à une approche de spécialistes sur les thématiques traitées, d’une part ; a largement joué sur leur implication et leur intérêt, d’autre part.

Organisation

Le volume horaire global prévu initialement était de 18 heures. Il a paru intéressant de consacrer les trois premières heures à une mise en perspective de Wikipédia par rapport aux Communs, et une conférence de Pierre-Carl Langlais a donc été organisée (et filmée intégralement) sur le sujet. Suite à cette conférence, le groupe a été réuni à 5 reprises, sur trois heures consécutives à chaque fois, au sein des locaux du lab’UA, chaque personne présente étant priée de venir avec son ordinateur personnel pour des raisons de souplesse et de facilité d’organisation.

Déroulé des séances

Il semblait important d’entrer progressivement dans le fonctionnement de Wikipédia, et de résister à l’envie première d’inciter le groupe étudiant à intervenir directement sur les articles de l’encyclopédie sans autre forme de procès. Le déroulé des séances a donc été prévu par étapes (apparemment) relativement modestes, en particulier pour éviter les effets que pouvaient générer des modifications ou rédactions qui auraient été en dehors des standards attendus sur la plateforme, avec les conséquences frustrantes possibles pour les apprentis-rédacteurs (suppression des éléments ajoutés/corrigés par des wikipédiens plus expérimentés).

Les étudiants ayant bénéficié d’un cours sur Zotero quelques semaines plus tôt, il avait été décidé en outre de profiter de cette session de TD pour leur faire utiliser concrètement le logiciel de gestion de références. Les étudiants avaient donc pour consigne d’y centraliser leurs travaux préliminaires, facilitant ainsi le suivi de leurs recherches pour les formateurs.

Séance #1

  • (Cours) Introduction à Wikipédia, à son écosystème, à sa structure et à ses règles (support) ;
  • Création de compte wikipédia, présentation de chacun sur sa page de profil en indiquant a minima le thème de travail choisi (comme indiqué ci-dessus, le thème du mémoire de master M1) ;
  • Mise en place d’un groupe Zotero, un sous-dossier par personne ;
  • Recueil des articles Wikipedia liés au sujet de travail choisi, en les enregistrant dans le groupe Zotero.

Séance #2

  • (Cours) Anatomie des articles Wikipédia, critères d’évaluation de la qualité des articles ;
  • Application aux articles repérés et étude des pages de discussion et d’historique.

À l’issue de cette séance, il a été demandé aux participants de rendre une synthèse écrite comportant :

  • une évaluation de l’écosystème et des articles existants sur le sujet choisi ;
  • des propositions d’amélioration et/ou de création (substantielle dans tous les cas) ;
  • une bibliographie (mise en ligne dans le groupe Zotero dédié).

Séance #3

Cette séance a consisté principalement à effectuer in vivo les premières corrections, sur les articles repérés lors de la séance #2. Il a été demandé par ailleurs d’utiliser autant que possible les pages discussions de chaque article visé, pour signaler les modifications envisagées lorsqu’elles étaient conséquentes (dans certains cas, il s’agissait de modifications structurelles lourdes sur le plan entier de certains articles) et avoir éventuellement des retours de la communauté sur ces modifications.

Séance #4

  • (Cours) La fonction “Livres” dans Wikipédia ; l’outil de traduction ;
  • Point d’avancement de chacun ;
  • Poursuite des modifications et ajouts.

Séance #5

  • Présentation-bilan de chaque participant :
    • les réalisations dans Wikipedia ;
    • les difficultés rencontrées ;
  • Retour des étudiants sur le dispositif et la manière dont il a été construit.

Conclusions

Le dispositif a été apprécié des participants et des formateurs. Les étudiants ont en particulier découvert le travail important que représentait la rédaction ou l’amélioration de contenus dans Wikipédia pour peu que l’on se donne pour objectif d’atteindre une qualité scientifique. Ce décalage entre l’impression de relative facilité de rédaction, et la réalité de l’exigence induite par le statut encyclopédique, explique en particulier que tous les objectifs n’ont pas été forcément atteints : la plupart des personnes du groupe avaient listé des articles à modifier et rédiger, sans parvenir à terminer cette liste à la fin du dispositif. Concrètement, les réalisations effectuées au final vont du remaniement d’articles à la création d’une page complète après traduction d’un article de la Wikipedia anglophone.

Les participants ont de plus clairement goûté l’alternance cours théorique / travail pratique à partir de leur sujet de prédilection, et n’auraient manifestement pas été opposés à y consacrer trois heures de plus. Tout laisse par ailleurs à penser que la greffe a pris et que les participants vont devenir des wikipédiens réguliers (c’est en tout cas ce qu’ils nous ont affirmé). C’était là, évidemment, un des principaux objectifs poursuivis.

Au-delà de cet article, il est prévu de présenter cette expérience dans le cadre d’une matinale du lab’UA programmée le 22 mars, et à laquelle vous pouvez déjà vous inscrire.

Article initialement publié par Daniel Bourrion et Stéphane Bouvier du lab’UA (service de la Direction du Développement du Numérique de l’Université d’Angers) sur : http://labua.univ-angers.fr/retours-experiences-UA/alimenter-wikipedia-un-retour-dexperience et reproduit ici en intégralité avec l’accord de ses auteurs.

Les projets de Wikimédia France vous parlent ? Soutenez la connaissance en faisant un don à l’association

by Mathieu Denel at December 28, 2015 01:30 PM

December 24, 2015

Gratus

Bonnes fêtes !

Bonnes fêtes de fin d’année !

Image dans le domaine public.


by gratusfr at December 24, 2015 11:01 AM

December 23, 2015

Wikimédia France

Les actions des wikimédiens de l’Ouest en 2015

Comme tous les ans, 2015 a été riche en activités organisées par les wikimédiens de l’ouest de la France. Sorties photo, chasses aux monuments, atelier Wikidata ou Opération Libre, voici un bilan des actions menées par les groupes locaux de Brest à Craon.

Sorties photos et journées contributives

Les week-ends photo et autres journées contributives sont des évènements simples à mettre en place, qui permettent d’améliorer les contenus des projets Wikimedia, tout en passant des moments conviviaux avec d’autres contributeurs. Il nous arrive également de nouer des contacts intéressants avec des acteurs extérieurs, musées ou associations, et travailler ensemble à partir de leurs ressources pour ajouter des contenus sur Wikipédia, Commons, Wikisource…

 

Le défi Mayenne, à la découverte de l’Ouest sauvage

En mai 2015, une dizaine de wikimédiens ont enfilé bottes et gants pour aller photographier les coins les plus reculés de la Mayenne. Partant de Craon, nous avons exploré les communes alentour et chassé sans relâche le monument historique isolé, puis importé de nombreuses photos sur Commons.

La Boissière

Château de La Boissière par GO69, CC-BY-SA

 

Des photos d’animaux et de collections scientifiques à Rennes 1

Un partenariat unit Wikimédia France et l’Université de Rennes 1, avec pour objet la mise en valeur des collections scientifiques de cette dernière. Les photographes rennais organisent régulièrement des séances de prise de vue d’une ou deux heures dans un laboratoire proche de la galerie zoologique, au cours desquelles ils photographient sous toutes les coutures des spécimens sortis des collections. Après un premier semestre au ralenti par manque de temps, le rythme s’est accéléré à la rentrée de septembre avec plusieurs séances chaque mois, avec en perspective l’exposition de l’Écomusée du Pays de Rennes consacrée à la famille Oberthür, qui a compté un entomologiste émérite. Les collections de lépidoptères de Charles Oberthür, d’une grande valeur historique et scientifique, ont été photographiées une à une avant leur départ en exposition. D’autres boîtes pédagogiques préparées par l’Université à destination des étudiants ont bénéficié de cette campagne de prise de vue.

Aidez-nous, contribuez ! La prise de vue, le traitement et l’import laissent peu de temps pour insérer les images sur les articles.

Écureuil de Raffles par EdouardHue, CC-BY-SA

Écureuil de Raffles par EdouardHue, CC-BY-SA

Lépidoptère par EdouardHue et Pymouss, CC-BY-SA

Lépidoptère par EdouardHue et Pymouss, CC-BY-SA

Prosopocoilus occipitalis par EdouardHue, CC-BY-SA

Prosopocoilus occipitalis par EdouardHue, CC-BY-SA

Voir aussi :

 

La sortie en Brière, des monuments aux oiseaux

En juillet 2015, sept wikipédiens sont allés explorer les marais de la Brière, en Loire-Atlantique, dans l’espoir de trouver et photographier des ensembles mégalithiques protégés au titre des monuments historiques. Accompagnés d’un guide, nous avons loué un bateau pour naviguer une journée dans les marais à la recherche de sujets photographiques. Nous avons accosté à plusieurs reprises sur de petites îles pour illustrer les monuments, la faune et la flore. Si tous les mégalithes n’ont pas été trouvés, en revanche de nombreuses photos d’animaux et de plantes ont été ajoutées sur Commons !

Les wikimédiens embarquant, par Ph. Saget, CC-BY-SA

Les wikimédiens embarquant, par Ph. Saget, CC-BY-SA

 

Le conservatoire botanique de Brest

Le groupe local de Brest a mené une action avec un nouveau partenaire : le Conservatoire botanique national de Brest. Durant tout l’été un groupe de contributeurs brestois a pris ses quartiers au Conservatoire botanique avec comme point d’orgue un week-end contributif durant les samedi 1er et dimanche 2 août réunissant des contributeurs bretons venant de Brest, Rennes, Josselin et Concarneau. Plus de dix personnes ont participé à ce week-end, dont l’objectif était de créer ou d’améliorer une dizaine d’articles Wikipédia sur des espèces menacées et de prendre en photo plus d’une trentaine d’espèces sauvegardées dans les quatre serres tropicales du Conservatoire botanique national de Brest. Le choix des espèces s’est fait en fonction de leur rareté et de leur degré de menace d’extinction. Retrouvez plus d’informations dans le billet de blog détaillé.

Wikimédiens durant l'éditathon à Brest, par Filyg, CC-BY-SA

Wikimédiens durant l’éditathon à Brest, par Filyg, CC-BY-SA

 

Wiki Takes Josselin, à l’assaut de la cité médiévale

Cela faisait longtemps que Tsaag Valren, contributrice spécialiste des chevaux et des animaux fantastiques, nous invitait à venir prendre des photos de la petite bourgade de Josselin, dans le Morbihan. Une dizaine de wikimédiens ont débarqué à la fin du mois d’août pour un week-end contributif. Nous nous sommes d’abord installés à la bibliothèque, où nous avons amélioré Wikidata, Wikipédia et Open Street Map sur des sujets liés à Josselin et son histoire. Puis, par équipes, nous sommes partis à la chasse aux monuments historiques et autres lieux intéressants à photographier, dans la ville et dans les communes alentour. Églises, fontaines et croix de chemin, de nombreux lieux sont à présent illustrés dans Wikimedia Commons. Entre visites, barbecue et camping, encore un chouette week-end wikimédien sous un soleil breton irréprochable !

Edouard photographiant une fontaine, par Auregann, CC-BY-SA

Wikiphotographes en pleine action, par Auregann, CC-BY-SA

 

Ateliers à destination du public

Des ateliers réguliers à Rennes

Wikipédien expliquant les critères d'admissibilité à deux participants, par Auregann, CC-BY-SA

Wikipédien expliquant les critères d’admissibilité à deux participants, par Auregann, CC-BY-SA

Depuis 2012, les wikimédiens rennais organisent des ateliers et des permanences mensuelles, d’abord à la Cantine Numérique, puis à la bibliothèque des Champs Libres et au Musée de Bretagne. En 2015, nous avons contribué avec des habitués du Musée autour de la préhistoire, présenté Wikisource et Commons à la bibliothèque, parlé du patrimoine immatériel, et animé plusieurs ateliers de contribution sur Wikipédia. Nous avons également décidé de sortir de Rennes et de travailler plus souvent avec des médiathèques dans les communes avoisinantes. En 2016, nous alternerons les permanences en centre-ville avec des ateliers dans les communes plus petites et des sessions de contribution réservées aux wikimédiens aguerris. Voir l’agenda de février à juin 2016

En octobre 2015, nous avons animé un atelier de découverte de Wikipédia à la bibliothèque de l’école d’ingénieur INSA. Nous avons pu former plusieurs bibliothécaires qui pourront ainsi présenter en détail le fonctionnement de Wikipédia aux étudiants. Nous avons aussi rencontré deux étudiants chargés d’améliorer les articles de Wikipédia sur l’informatique, et participé à une journée contributive à destination des ingénieurs et des chercheurs.

 

Participation à des évènements et communautés

Les wikimédiens ont de nombreux points communs avec d’autres associations et communautés, que ce soit autour du logiciel libre, des biens communs ou du partage de la connaissance. Chaque année, nous participons à plusieurs évènements existants, et nous côtoyons d’autres bénévoles : OpenStreetMap, la cartographie libre, les wikis de territoire comme Wiki-Brest et Wiki-Rennes, ou encore le Jardin Entropique (évènement autour du libre à Rennes) et Museomix.

Dans plusieurs villes, nous avons participé au programme du Temps des Communs en proposant des ateliers de découverte des projets. À Nantes, les wikimédiens ont tenu un stand à l’occasion du salon Alternatiba. Au Centre français du patrimoine culturel immatériel de Vitré, une journée contributive en février puis une réunion-formation en juillet ont permis de tisser des liens entre l’univers Wikimédia et le patrimoine immatériel.

En septembre, des wikimédiens venus de Nantes, Rennes et Paris ont contribué activement à l’Opération Libre à Chéméré (Loire-Atlantique), week-end visant à libérer des données et améliorer des contenus autour de la commune. Nous avons pris des photos, aidé des habitants à contribuer sur Wikipédia sur l’histoire de la commune et à numériser leurs cartes postales anciennes.

Erminig, mascotte des wikimédiens de l'ouest, par Auregann, CC-BY-SA

Erminig, mascotte des wikimédiens de l’Ouest, contribuant sur Chéméré, par Auregann, CC-BY-SA

 

Ateliers internes

Les rencontres entre wikimédiens sont également l’occasion de partager nos expériences respectives, de nous former pour rester en veille sur l’évolution des outils, ou de former d’autres wikimédiens à l’animation d’ateliers ou la mise en place de partenariats.

A Rennes, nous avons organisé deux ateliers ouverts aux contributeurs des projets et aux membres de Wikimédia France. Le premier présentait les nouveaux outils développés sur Wikipédia pour améliorer l’expérience de contribution : l’Éditeur Visuel et ses nombreuses fonctionnalités, l’outil de traduction qui a été entièrement refondu et permet de façon très simple de travailler sur la traduction d’un article d’une langue à une autre, et Flow, le système de discussion simplifié en cours de mise en place sur Wikipédia. Le second atelier était une présentation de la base de donnée Wikidata et de ses possibilités.

Dans l’optique de développer les groupes locaux dans l’Ouest, les wikimédiens rennais et nantais ont organisé une rencontre pour présenter Wikipédia et les projets Wikimédia, afin que tous les membres connaissent mieux les projets, avant de parler de l’animation d’ateliers et de stands. Très utiles pour que les membres se sentent à l’aise pour parler des projets et organiser des évènements, ces moments d’échanges pourraient être reconduits ailleurs !

Enfin, en novembre 2015, les wikipédiens rennais ont organisé une session de travail pour mettre à jour et réécrire « Bienvenue sur Wikipédia », le document de référence pour apprendre à contribuer. Une dizaine de contributrices et contributeurs ont participé à la mise à jour du document lors d’une journée intensive et néanmoins conviviale.

Formation des wikimédiens rennais et nantais, par Auregann, CC-BY-SA

Formation des wikimédiens rennais et nantais, par Auregann, CC-BY-SA

Nous contacter

Vous souhaitez en savoir plus sur nos actions, ou participer aux prochaines ? N’hésitez pas à nous envoyer un mail !

  • Groupe local de Nantes : nantes [at] wikimedia.fr
  • Groupe local de Rennes : rennes [at] wikimedia.fr
  • Groupe local de Brest : brest [at] wikimedia.fr
  • Adresse générale pour l’ouest de la France : ouest [at] wikimedia.fr

Plus d’informations sur les wikimédiens de l’Ouest sur le site de Wikimédia France et sur Wikipédia

by Auregann at December 23, 2015 01:30 PM

December 19, 2015

Wikimédia France

Automne en fête

Deux événements à succès se sont tenus en cette fin d’automne. Le 20 novembre se tenait la grande cérémonie de Wiki Loves Monument à la Conciergerie de Paris puis début décembre, Wikicheese, s’exportait à Montpellier. Retour sur ces deux soirées  d’exception.

Vendredi 4 décembre, de 18h30 à 20h, le club de la presse du Languedoc-Roussillon, implanté à Montpellier, en association avec Wikimédia France et Montpel’libre, a accueilli le projet Wikicheese pour une première édition en région.

Visuel_référence_WikiCheese

A cette occasion, Pierre-Yves Beaudouin, à l’initiative du projet, a photographié une trentaine de fromages dont la majorité fabriqués en Languedoc-Roussillon. Pour rappel, ce projet a pour objectif de favoriser la contribution des pages Wikipedia de fromages régionaux, souvent trop peu documentées.

Également présents à cette soirée, Nathalie Martin, Directrice de Wikimédia France, Pierre-Antoine Le Page, Chargé de mission organisation territoriale ainsi que Emeric Vallespi, Vice-Président. Ils ont rappelé le rôle fondamental de soutien de l’association en France pour la diffusion libre de la connaissance et pour les projets hébergés par la Wikimedia Foundation.

Pierre-Antoine Lepage, Nathalie Martin, Emeric Vallepsi et

Pierre-Antoine Lepage, Nathalie Martin, Emeric Vallepsi et Pascal Arnoux, membre de Montpel’Libre

 

Cette soirée, qui s’est conclue par une dégustation de fromages et de vins proposés par la cave Ormarine, est un beau préambule aux futurs projets qui pourront être soutenus par Wikimédia France en association avec les acteurs locaux au cours des mois à venir.

La grande soirée de remise des Prix du concours Wiki Loves Monuments 2015 s’est déroulée le vendredi 20 novembre ! Cette soirée récompensait les meilleures illustrations du patrimoine culturel français réalisées par des photographes et mises en ligne sur Wikimédia Commons. C’était aussi l’occasion de réunir les partenaires, les donateurs ainsi que les membres de l’association Wikimédia France.

Hugues Mitton – CC-By-SA – La Conciergerie où s’est tenue la cérémonie

Les participants ont été invités à entendre en ouverture de la cérémonie Christophe Henner, Président, Nathalie Martin, Directrice Exécutive de Wikimédia France ainsi que Philippe Bélaval, Président du Centre des Monuments Nationaux. Les discours d’ouverture ont pointé l’importance du libre et son rôle actuel dans notre société ainsi que l’importance du patrimoine culturel comme lieu de vie et de rassemblement.

Thesupermat – CC-By-SA – De gauche à droite Philippe Bélaval, Christophe Henner et Nathalie Martin

Les gagnants ont été récompensé par des sacs photos et des harnais. Les photographies des gagnants 2015 peuvent être consultées sur le site web de Wiki Loves Monuments.

 

Thesupermat – CC-By-SA

Cette soirée permettait aux visiteurs, non seulement de visiter l’exposition des 13 gagnants du concours Wiki Loves Moments, mais aussi de profiter des œuvres gagnantes du concours Wiki loves Earth !

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by Chloé Masson at December 19, 2015 03:01 PM

December 15, 2015

Gratus

Tor (I)

Pour ceux qui suivent l’actualité, le ministère de l’Intérieur a émis la volonté de vouloir interdire le wiki public et bloquer Tor (source). Notre premier ministre a ensuite déminé le terrain en indiquant que l’on ne touchera ni à Tor, ni à la Wifi (source).

« Si vous n’avez rien à cacher, vous n’avez rien à craindre ».

Je suis tombé sur une conférence expliquant assez bien cette thématique.

En réaction à ces évènements et parce qu’il n’est jamais mauvais de se protéger un peu, j’ai essayé de protéger mon anonymat via Torr Tor.

Plus précisement, j’ai testé le navigateur Tor. Je vais passer les détails techniques et indiquer dans ce billet les principales différences que j’ai rencontré par rapport à un navigateur « classique ».

  • Facilité d’utilisation : Le navigateur s’occupe automatiquement de faire les « routes ». Ansi, pour chaque site visités, il donne une adresse IP finale différente (par exemple, au moment où je rédige ce billet, j’utilise une IP moldave pour WordPress, Allemand pour Wikipédia, Liberien pour Commons). Cela permet entre autre de rendre le « pistage » (beaucoup) plus compliqué.
  • Rapidité : Contrairement à ce que je m’attendais, c’est tout aussi rapide qu’une « navigation classique ».
  • Prise de conscience : On se rend compte à quel point on est « fiché » par les sites internets.

En utilisant Tor, je me suis en effet rendu compte à quel point on était fiché par les sites internets. Je ne parle pas des sites « douteux » mais des principaux sites web. Par exemple, quand vous recherchez une recette de cuisine sur le moteur de recherche Google, savez vous qu’il récupère votre adresse IP afin de déterminer votre situation géographique ?  Ainsi, si vous recherchez sur un lieu, vous n’aurez pas le même résultat en fonction de si vous utilisez une IP française, britannique, américaine, canadienne…

J’ai également eu une autre surprise quand j’ai voulu me connecter à mes principaux comptes. Ainsi, quand j’ai voulu voir mon compte Gmail, j’ai eu la joie de voir un message me disant que je me connecte depuis un lieu inhabituel (vu que j’ai une IP différente de d’habitude) et me demande… mon n° de mobile pour qu’il puisse envoyer un SMS etc…

En résumé, pour vouloir cacher son IP à google si on utilise un compte, il faut lui communiquer son n° de téléphone #logique

Twitter lui est plus symphatique puisqu’il ne demande que de donner son adresse mail et se contente d’envoyer une « alerte ». Pour Facebook… (on viens de me signaler que je n’ai pas de compte, oups).

Enfin, Tor n’a pas que des avantages :

  • Certains outils sont déconseillés car ils communiquent des données en douces. Ainsi, si on veux que Tor soit efficace, il ne faut pas utiliser des outils « greffables » (désolé, j’ai perdu le nom) comme  flash, quicktime, ABP etc… qui peuvent communiquer des données en douces
  • Bizarrement, les CAPTCHA apparaissent beaucoup plus souvent.

Le but que je recherche n’est pas d’être anonyme à 100 % mais juste éviter d’avoir une surveillance constante ainsi qu’un pistage pour la publicité ciblé par exemple.

Ainsi, j’utilise au maximum le navigateur Tor et je retourne sur le navigateur classique (avec ma bonne vieille IP visible par tous le monde) pour aller me connecter sur mes comptes Google, voir des vidéos d’animes (#pub_abda) ou des sites qui abusent de pup-up (vu que ABP n’est installé que sur mon navigateur traditionnel).

Le navigateur Tor utilisant un code similaire à Mozilla Firefox, le changement graphique n’est pas si différent et il est possible d’importer ses favories.

Évidemment, j’ai tenté de contribuer sur Wikipédia via Tor et je me suis rappelé la politique de Wikipédia concernant les proxy ouvert (blocage des IPs à vue) et Tor (idem).

Pour des raisons de longueurs, j’ai décidé de couper ce billet en deux parties. La suite de ce billet sera donc publiée plus tard (il faut déjà que je le rédige :) ). Il détaillera la relation Tor-Wikipédia.

Crédit d'auteurs :
 ○ Logo Tor (source|licence|droit des marques)

 Nous pouvons signaler dans l’actualité Wikipédienne la mise en place d’un bulletin des agents OTRS. Olivier tanguy est désormais administrateur. Depuis peu, il existe un bot permettant de signer automatiquement les messages des contributeurs non autopatrolled ou volontaires étourdis (voir la page utilisateur du bot).


by gratusfr at December 15, 2015 06:29 PM

December 14, 2015

Wikimédia France

Un MOOC pour apprendre à contribuer à Wikipédia

Un cours en ligne, gratuit et accessible à tous, pour découvrir en cinq semaines le fonctionnement de Wikipédia et apprendre à y contribuer en rédigeant des articles… ça vous tente ? Ce cours, c’est le WikiMOOC, un MOOC (Massive Open Online Course en anglais, « cours en ligne ouvert à tous » en français), qui sera lancé le 22 février 2016, sur la plateforme France Université Numérique, propulsée par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Et les inscriptions (gratuites !) ouvrent aujourd’hui, lundi 14 décembre !

 

Inscrivez-vous !

 

Une douzaine de contributrices et contributeurs bénévoles de Wikipédia, expérimentés, soutenus par l’association Wikimédia France, travaillent à la conception du WikiMOOC depuis mai dernier. L’objectif ? Faire découvrir les coulisses de Wikipédia – septième site web le plus visité au monde, mais au fonctionnement pourtant méconnu –, augmenter le nombre de contributeurs de l’encyclopédie et enfin diversifier leur profil (jusque-là très majoritairement masculin et occidental).

By Marc Brouillon (WMFr) (Wikimédia France) [CC BY-SA 4.0]

Les cours, qui ne nécessitent aucun pré-requis et sont destinés à la francophonie dans sa diversité, seront dispensés à partir du 22 février 2016 durant cinq semaines ; il faut compter en moyenne 2 h 30 de travail par semaine (cours compris). Comme dans tous les MOOCs, ils sont caractérisés par le nombre important d’apprenants, le fait que ceux-ci constituent une communauté et les fortes interactions entre eux et avec les « enseignants » durant l’apprentissage.

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by Jules Xénard at December 14, 2015 01:00 PM

December 13, 2015

Poulpy

Wikipédia et les règles (I)

Note pré-lecture
En cette période d'inflation prise-de-décisionnaire, je suis aller jeter un coup d’œil du coté des vieilles PDD, et vu le bordel sans nom que j'y ai trouvé, je me suis décidé à classer un peu ce merdier, par sujet, et par date. Durant ce travail, je suis tombé sur un certain nombre de perles, que j'ai un peu partagées sur Twitter. Initialement ce billet se voulait être une simple compilation du meilleur (et du pire) de ces trouvailles, mais en voulant un peu mieux introduire le sujet, je me suis retrouvé à lui adjoindre une introduction sur la procédure de prise de décision en général, et comme j'ai voulu être encore plus complet, je lui ai adjoint un préambule sur les règles en général[1]. Ce billet étant devenu beaucoup trop long (comme cet avant-propos d'ailleurs - décidément c'est une manie), j'ai pris la décision de le scinder en trois parties. Voici donc ce qui n'aurait du être qu'une pré-introduction du billet initial, et qui au final s'avère être en grande partie un odieux auto-pompage de mes propres propos[2], que j'ai eu récemment dans une discussion avec un autre contributeur. Ceci est donc une vision personnelle un brin décalée du système de règles sur Wikipédia au bout de près 10 ans de participation.


Wikipédia est devenue l'encyclopédie de tous les superlatifs : 5 millions d'articles sur la version anglophone, la version francophone un peu plus de 1,7 millions, écrits par 15000 contributeurs au sens large, 5000 au sens plus restreint (au moins 5 éditions sur les 30 derniers jours), voire 800 si on prend le critère le plus strict (au moins 100 éditions sur les 30 derniers jours), tout ça sans compter sur les utilisateurs non-enregistrés (qu'on appelle plus brièvement "les zippés""les IP"[3]), 15-20 millions de visiteurs uniquement par mois (en France), parmi les premiers sites visités au monde.

Mais derrière tout ça, il y a toute une machinerie : des pages et des pages de discussion, aussi bien liées aux contributeurs enregistrés (les "utilisateurs") qu'aux articles eux-mêmes, des pages des coordinations pour la rédaction et la mise en forme d'articles sur un thème particulier (les "projets"), des trucs dont on sait pas toujours à quoi ils servent (les "portails"[4]), des systèmes de classifications des articles (les "catégories"), et même tout un espace nommé pompeusement "Wikipédia" regroupant une foultitude de choses différentes, incluant le fameux bistro (nid à trolls forum de discussion journalier permettant aux Wikipédiens de parler d'un peu de tout et de beaucoup de n'importe quoi), tout un tas de pages de requêtes aux administrateurs, bureaucrates ou vérificateurs d'identités, les pages des votes communautaires (hors PàS - qui y étaient à l'origine mais qui sont passées en sous-pages des articles), et enfin toutes les pages de règles. Beaucoup de pages de règles.
Bon officiellement ce ne sont pas des règles, vu que d'après le 5e Principe fondateur[5], il n'y a de règles que les principes fondateurs[6], et rien d'autre. En réalité, ou de façon plus pragmatique, il faut quand même un ensemble de règles plus ou moins strictes pour faire tourner le machin, sinon chacun fait son petit truc de son coté et vu la dimension du bousin, ça tourne vite à l'anarchie. En dehors des cinq principes fondateurs, il y a donc un ensemble de règles ou de pseudo-règles, classées en diverses catégories. En allant du moins restrictif au plus restrictif on a donc :

  •  Les "us et coutumes" (terminologie non-officielle) issus des discussion bistrotières, des sondages, et des discussion de projet. Techniquement, si quelqu'un vient vous emmerder en vous disant "eh t'as pas respecté cette règle", vous pouvez (techniquement toujours) poliment[7] l'enjoindre à se la carrer dans un endroit qui ne voit pas souvent le soleil[8], même si dans la réalité, tout le monde les suit avec plus ou moins d'entrain et de conviction. Parfois, un importun s'y refuse, bruyamment, et ça peut alors tourner au début de pugilat, avec échange de noms d'oiseaux, plainte aux admins, et parfois blocage de l'un ou l'autre des pugilistes. La situation peut alors avoir deux issues : soit l'un des deux camps cède (généralement celui qui refusait initialement la règle, mais pas nécessairement, le partisan de la règle peut aussi être touché par la grâce et se rendre compte, qu'effectivement, sa vielle règle est stupide) et on retourne au stade "tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possible", soit le conflit s'envenime, et la guerre s'étend, prenant par exemple la forme de modifications en masse et en séries suivies de reverts tout aussi massifs et sériels, qui débouche sur de nouvelles plaintes aux admins, de nouveaux blocages (parfois même définitif[9]...) jusqu'à ce qu'un camp lâche l'affaire (par lassitude ou parce qu'il en a marre d'être bloqué) ou qu'un (ou les deux) décide de passer par un processus permettant de rigidifier (la transformer en recommandation voire en (vraie) règle) ou de supprimer cette "règle".
  • Les recommandations. Les recommandations sont des textes écrits dans leur coin par un ou plusieurs auteurs, et qui, techniquement, pour avoir le statut de recommandation, doivent obtenir le consensus d'un groupe plus ou moins large en page de discussion de la dite-page. La plupart des "règles" (écrites)  appliquées sur Wikipédia sont en réalité de cette nature[10], aussi étonnant que ça puisse paraître. En tout, il en existe environ 80, et on y trouve par exemple les célèbres "WP:Vandalisme", "WP:Guerre d'édition", "WP:Pas d'attaque personnelle", "WP:R3R" et "WP:POINT".
  • Les règles. Là on rentre dans le dur. Les règles sont les objets de réglementation les plus stricts dans la hiérarchie wikipédienne. Peut-être même plus que les Principes Fondateurs eux-mêmes, qui sont somme toute relativement vagues et peuvent être l'objets de moultes interprétations contradictoires[11]. Les règles, elles, sont des textes sur à peu près tout ou n'importe quoi (surtout n'importe quoi) qui sont passés au crible d'une Prise De Décision (PDD dans le jargon wikipédien[12]),ou, à une époque reculée, par "consensus". De nos jours plus aucune règle n'est crée/modifiée/supprimée hors cadre d'une PDD. Il existe à l'heure actuelle exactement 16 pages de règles (en dehors de la page "WP:Règle" qui est en une elle-même[13]). On y trouve par exemple la définition des statuts d'administrateur, de modificateurs de filtres et de masqueurs de modification, mais pas celui des vérificateur d'adresses IP (qui ont cependant une réglementation assez contraignante ("policy") venant directement de la Wikimedia Foundation) ni celui des bureaucrates (dont la page de statut n'est même pas une recommandation).

Aussi surprenant que ça puisse paraître (j'en suis un peu le premier surpris) l'essentiel de la réglementation de Wikipédia est en fait du droit coutumier. Dans un prochain billet nous nous étendrons un peu plus sur la procédure de prise de décision


[1] Je dois trop vouloir expliquer les choses. Ou je laisse trop divaguer mon esprit (vaguer mon esprit). Oh, tiens, un papillon.
[2] Oui c'est un pléonasme. Mais ça faisait presque une allitération. Ou pas
[3] - Je ne suis pas un numéro !
     - Bein, si.
[4] On me souffle que c'est pour permettre une navigation par thème des articles. Mouais. Personnellement, je ne m'en suis jamais servi, et j'ai surtout l'impression qu'ils servent, comme les bandeaux d'évaluation en pages de discussion, à marquer les territoire des gros projets (liés à ces portails), ou des projets les plus actifs, enfin ceux avec les membres les plus teigneux.
[5] Principes fondateur révélés sur un tablette de pierre à Saint-Jimbo (loué soit son nom) sur le Mont Sinaï, ou un truc comme ça.
[6] Et Jimbo est leur prophète.
[7] Car il ne faudrait pas enfreindre la règle sur les attaques personnelles.
[8] Dans la limite des stocks disponibles.
[9] Il est effectivement arrivé qu'un contributeur s'entête à refuser une règle (et une vraie celle-là, passée par une PDD et tout), pas spécialement stupide et qu'on pourrait même qualifier de bon sens (le fait que j'en sois l'un des auteurs n'a évidemment aucune incidence quant à cette possible qualification), multipliant les guerres de revert, ce faisant bloquer à de multiples reprises (et pour quelque chose de parfaitement stupide, mais il n'y avait vraiment aucun moyen de lui faire entendre raison), recommençait chaque fois qu'il était débloqué - il a même contourné certains blocages pour continuer -, et s'est finalement retrouvé bloqué indéfiniment.
[10] Y compris la "règle" sur les attaques personnelles citée plus haut. C'est comme le Port-Salut, c'est écrit dessus.
[11] Je me souviens notamment d'une PàS ou une personne de chaque coté se prévalait du 1er principe pour asseoir sa position.
[12] À ne pas confondre avec les pdd, pages de discussion, bien évidemment.
[13]  Et qui n'appartient donc pas à l'ensemble des ensembles n'appartenant pas à eux-mêmes. D'ailleurs ce dernier appartient-il à lui-même ? Vous avez trois heures.

by Rhadamante (noreply@blogger.com) at December 13, 2015 12:55 AM

December 12, 2015

Les échos d'en bas

Épisode 50 – Le retour de François

Wikipédia compte 1 704 042 articles, 15 582 contributeurs actifs (71 admins actifs). Brèves du bistro Mardi. Autour de la laïcité : les articles sont-ils entre de bonnes mains ? Jeudi. Penser à renseigner les wikipermanences et ateliers dans les annonces de la … Lire la suite

by Frakir at December 12, 2015 09:42 PM

December 10, 2015

Wikimédia France

Le Gouvernement « répond » à l’amendement de Wikimédia France

Le Gouvernement avait promis de répondre à plus de 200 amendements, non-retenus, dans le cadre de sa consultation sur le projet de loi pour une République numérique. Parmi eux, celui de Wikimédia France sur la liberté de panorama, que nous vous avions présenté dans un précédent post et qui n’a pas fait partie du texte transmis au Conseil d’État, il y a déjà un mois.

Sur la liberté de panorama

Axelle Lemaire peut-elle vraiment se féliciter de la réussite “démocratique” de sa plateforme, quand la 8e proposition la plus votée favorablement, mobilisant 3 295 votants, n’obtient pour seule réponse : qu’une réforme du droit d’auteur est en cours à Bruxelles, et qu’« il apparaît donc plus opportun d’examiner l’exception proposée dans le cadre européen général du droit d’auteur ». Les lobbies de l’industrie culturelle ont eu raison des précédents propos de la Ministre qui soutenait la liberté de panorama. Elle avait d’ailleurs pointé du doigt la problématique de l’absence de cette exception : « est-ce qu’on peut considérer qu’il y a véritablement un droit de propriété intellectuelle sur un patrimoine comme celui de la tour Eiffel, aujourd’hui, qui peut faire l’objet d’une utilisation collective au sens de l’intérêt général et du bien public ? ».

Les débats européens ne sont pourtant pas à prendre comme une fatalité qui empêcherait l’inscription, dans le droit national, d’une notion comme la liberté de panorama. Un pas français vers cette exception au droit d’auteur serait justement l’occasion d’avoir un impact auprès de la Commission européenne, qui vient seulement d’inscrire l’exception dans son agenda.

par Octra Bond, original : Jérôme Paniel [CC-BY-SA-3.0]

C’est aussi l’occasion pour nous, par ce billet de blog, de rétablir quelques vérités sur l’exception de panorama et de répondre à un document diffusé par certaines sociétés de gestion de droits d’auteurs.

Puis-je partager les photos / vidéos sur un blog personnel ou les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Twitter etc.) ?

NON. Ce n’est pas parce que les sociétés d’auteurs vous assurent qu’elles ne vous poursuivront pas que vous ne courrez aucun risque juridique. En l’absence de liberté de panorama en France, ces sociétés conservent la possibilité de vous attaquer en justice. Elles pourraient, notamment, être tentées de le faire si certaines images commençaient à attirer l’attention et à devenir connues via les réseaux sociaux.
De plus, la plupart des réseaux sociaux imposent dans leurs conditions générales d’utilisation de ne pas poster des images qui enfreignent les droits de propriété intellectuelle. Cela implique également que vous seriez en violation de vos engagements contractuels. Le fait que la plupart des sites ne surveillent pas les images uploadées ne change rien à ce que des milliers de français partagent innocemment des images et ne respectent pas la loi quotidiennement. A ce sujet, les utilisateurs devraient également savoir que les pénalités pour contrefaçon peuvent être lourdes (sanctions civiles et pénales).

Les journalistes, photographes ou réalisateurs peuvent-ils créer des photos / vidéos intégrant des œuvres de l’espace public ?

NON. L’exception de reproduction accessoire ne permet pas véritablement « d’intégrer » l’œuvre. En effet, en tant qu’exception prétorienne, il est difficile d’anticiper le positionnement de la jurisprudence pour un cas d’espèce précis. La jurisprudence envisage, l’œuvre accessoire, comme une œuvre en arrière-plan, n’étant pas le sujet principal traité. Les juges ont notamment recours à la notion d’« inclusion fortuite » de l’œuvre.
Ainsi, le photographe ou réalisateur ne prendra pas le risque d’intégrer l’œuvre en son entier, mais le fera en arrière-plan. Et c’est dommage, cela pourrait permettre un rayonnement du patrimoine culturel français à l’étranger et mettrait le travail des artistes en valeur. Il y aurait des retombées économiques consécutives à ce supplément de visibilité, que ce soit, pour le tourisme en France ou pour les artistes eux-mêmes (à travers l’obtention éventuelles nouvelles commandes). Le droit d’auteur est fait pour stimuler la créativité des auteurs, et la liberté de panorama concoure à celle-ci.

Sur la définition du domaine commun informationnel

Wikimédia contribue, à travers ses projets, à la mise en place d’une nouvelle économie, celle du partage de la connaissance, où la création collaborative de biens communs participe à l’innovation et à la croissance. C’est pourquoi, comme nous vous l’avions annoncé, Wikimédia France s’est ralliée, dès le mois d’octobre, à d’autres associations du libre pour faire la promotion des biens communs, notamment en défendant l’article 8 du projet de loi qui proposait la mise en place d’une définition du domaine commun informationnel.

Cet article, proposé par la ministre dans son projet de loi, n’avait pas survécu à une réunion à Matignon. C’est donc sans surprise que le Gouvernement a répondu, comme à Matignon, en nous promettant la constitution d’une mission en charge de proposer « des dispositions permettant de valoriser le domaine public et de favoriser la création de biens communs, essentiels à l’innovation et la croissance économique ». Pendant ce temps, le copyfraud peut continuer…

 

Le palais Bourbon par Getfunky Paris [CC BY 2.0]

Après avoir consulté directement les citoyens par une plateforme collaborative, il semblerait que le Gouvernement ait choisi d’engager la procédure législative accélérée pour ce projet de loi, tout juste présenté en Conseil des ministres. Paradoxal, non ? Quoiqu’il en soit, nous n’attendrons pas pour défendre la liberté de panorama, et plus généralement, les biens communs. La semaine prochaine, nous allons être auditionnés, en ce sens, à l’Assemblée nationale.

by Nathalie Martin at December 10, 2015 09:33 AM

December 07, 2015

Darkoneko

Gratus

François Asselineau

« Ce n’est qu’en essayant continuellement, que l’on finit par réussir…
Ou, en d’autres termes : plus ça rate, plus on a de chance que ça marche … » — Shadoks

L’article sur l’homme politique est enfin restauré au bout de la 32ème demande de restauration de page.

Rendez-vous dans une ou deux semaines afin de savoir si l’article survit à la PàS technique en cours.

NB80 se porte candidat au statut d’administrateur (consultation).


by gratusfr at December 07, 2015 05:00 PM

December 05, 2015

Les échos d'en bas

Épisode 49 – ORES

Wikipédia compte 1 701 962 articles, 15 679 contributeurs actifs (69 admins actifs). Brèves du bistro Mardi. Redécoupage des régions : du travail en perspective ■ 10 000 éditions pour pouvoir être élu admin ? ■ Wikimédia France peine à récolter de l’argent … Lire la suite

by Frakir at December 05, 2015 11:21 AM

December 04, 2015

Wikimédia France

En passant par les Pays-Bas…

Remise du prix Erasmus 2015, rencontres à Utrecht dans les bureaux de Wikimedia Pays-Bas, Wikiconférence néerlandophone… Retour sur une semaine chargée en événements !

Mercredi 25 novembre, Wikipédia a reçu le prix Erasmus 2015, au Palais royal d’Amsterdam, en présence de la famille royale. Pour l’occasion, plus de 70 Wikimédiens étaient présents. Après une ouverture de cérémonie par un film mettant en lumière l’incroyable travail fourni par les contributeurs du monde entier depuis 15 ans, Max Sparreboom, directeur de la Praemium Erasmianum Foundation, qui décerne chaque année ce prix depuis 1958, a rendu hommage au projet à travers ces mots :

Wikipédia a transformé et démocratisé notre manière d’agréger la connaissance.

Bregtje van der Haak, membre du conseil d’administration de la fondation a quant à elle insisté dans un second discours sur le rôle essentiel de la communauté :

Notre conseil d’administration a souhaité honorer [à travers ce prix] un penseur visionnaire […], un modèle entièrement nouveau de production de la connaissance. Exceptionnellement, le prix Erasmus est cette année remis à une communauté, et non à un individu, la communauté des Wikipédiens, […] qui par leur idéalisme, leur persévérance et leur intérêt pour le bien commun sont le coeur et l’âme de Wikipédia.

Au nom de la communauté, trois représentants se sont vus remettre le prix, incarné par un trophée conçu par Bruno Ninaber van Eyben et Reynoud Homan, constitué de trois tubes portant une inscription extraite d’une lettre écrite par Erasme à Jean Carondelet le 5 janvier 1523 qui peut se traduire par : « Les cadeaux des hommes de génie sont divers et les époques sont différentes. Faites que chacun puisse révéler l’étendue de ses compétences et que nul ne soit envieux de celui qui, conformément à ses aptitudes et à ses aspirations, tente de contribuer à l’éducation de tous ».

Phoebe Ayers (MIT Libraries), Lodewijk Gelauff (Wiki Loves Monuments) et Adele Vrana (Wikipedia zéro) ont donc reçu ces trophées, qui s’accompagnent d’une récompense de 150 000 euros.

Adele, Lodewijk et Phoebe recevant les trophées du prix Erasmus 2015

Adele, Lodewijk et Phoebe recevant les trophées du prix Erasmus 2015

Jeudi 26 novembre, Nathalie, Emeric et Anne-Laure se sont rendus pour la première fois dans les bureaux de Wikimedia Pays-Bas, à Utrecht. L’occasion de passer la matinée à échanger autour de sujets tels que la mesure d’impact, le lien aux communautés de contributeurs, et d’en apprendre plus sur l’organisation de la conférence annuelle des Néerlandais.

L’après-midi, une assemblée très féminine composée de Lucy Crompton-Reid et Daria Cybulska (Wikimedia Royaume-Uni) ; Claudia Garad (Wikimedia Autriche) et bien sûr Sandra Rientjes (Wikimedia Pays-Bas) s’est réunie autour de Nicole Ebber (Wikimedia Allemagne), pour réfléchir aux enjeux de la prochaine Wikimedia Conference à Berlin, autour du thème annoncé ces derniers jours : l’impact de notre mouvement.

Le fossé des genres n'était pas à l'ordre du jour dans les bureaux de Wikimedia Pays-Bas

Le fossé des genres s’est inversé dans les bureaux de Wikimedia Pays-Bas !

Samedi 28 novembre, la conférence annuelle organisée par Wikimedia Pays-Bas a eu lieu, réunissant une audience composée de près de 150 personnes : partenaires, contributeurs et invités se sont retrouvés au Meeting Plaza de la gare d’Utrecht autour de trois thématiques : coopération avec le mouvement Wikimedia ; le mouvement Wikimedia lui-même ; les projets Wikimédia. Parmi les sujets abordés, notons l’annonce du prochain projet d’Europeana avec le mouvement Wikimedia : Europeana 280. Chaque pays de l’Union européenne est invité à célébrer sa contribution à l’histoire de l’art européen dans le cadre d’une campagne visant notamment à soutenir le lancement de la chaîne Europeana Histoire de l’Art .

Présentation du projet Europeana 280 Une audience concentrée et attentive

Pour contribuer à ce projet, une compétition paneuropéenne sur Wikipedia et Wikidata est prévue pour mars et avril 2016. L’objectif est de créer plus de 8000 articles sur Wikipedia (280 œuvres d’art fois environs 30 langues européennes) et de viser l’amélioration de la qualité des données et l’interdépendance de tous les éléments de Wikidata associés à ces œuvres.  Il s’agit donc à la fois de la plus grande campagne de traduction dans l’histoire de Wikipedia et de la première campagne de sensibilisation culturelle à se concentrer sur Wikidata. Les entités locales du mouvement pourront participer en organisant par exemple des événements avec les institutions culturelles participantes. Ce projet s’inscrit dans la droite ligne des recommandations effectuées par le groupe de travail Europeana-Wikimedia constitué l’année dernière.

Jean-Frédéric, membre du conseil d’administration de Wikimédia France, intervenait quant à lui dans deux sessions de la conférence : un panel sur le futur de Wiki Loves Monuments afin d’explorer les perspectives de ce concours, après une introduction proposée par Wikimedia Autriche ; et une session sur la « paix dans le mouvement Wikimedia », où les intervenants ont évoqué les défis passés, présents et à venir pour le devenir du mouvement.

 

#GenderGap Le livret officiel de la conférence Jean-Frédéric discutant le futur de Wiki Loves Monuments

D’autres initiatives locales ont été promues pendant la journée, notamment le travail fait par Wikimedia Pays-Bas autour du fossé des genres (gender gap). Ciell, une contributrive néerlandaise, a distribué pendant la journée des biscuits chinois (fortune cookies) dont les messages interpellaient les participants. Sur la photo ci-dessus, le message est le suivant : « A quoi le mot “robe de bal” vous fait-il penser ? ». Elle expliquait ensuite que lors d’une recherche sur la Wikipedia néerlandophone du terme « robe de bal » (baljurk), l’entrée trouvée ne renvoyait pas à la tenue vestimentaire mais à une décoration architecturale présente à La Haye, illustrant ainsi le fossé existant en termes de contenus relatifs à la gent féminine (qui s’accompagne aussi d’un manque cruel de contributrices sur les projets Wikimedia).

La journée a été clôturée par la remise des prix des gagnants de Wiki Loves Monuments 2015 aux Pays-Bas.

Crédits photo :

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by Anne-Laure Prévost at December 04, 2015 01:01 PM

December 02, 2015

Wikimédia France

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Capture du 2015-12-02 18:27:18

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Les Wikimédiens – bénévoles contribuant sur les projets Wikimedia – œuvrent à la diffusion de la connaissance libre pour le plus grand nombre. Ils sont plus de 15 000 à travailler à l’écriture d’articles sur l’encyclopédie Wikipédia chaque jour, 7000 à l’enrichir la médiathèque Wikimédia Commons qui contient plus de 17 000 000 de fichiers et plus de 16 000 à faire grandir la base de donnée ouverte Wikidata…

L’association les soutient depuis 2004 par des moyens logistiques, financiers, humains et matériels, car ils sont le socle et le moteur principal de ces projets.

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Les projets Wikimédia

 

À quoi servent les actions financées ?

 

Nous sollicitons le soutien des Français pendant un mois chaque année, afin de pouvoir mettre en œuvre des actions dans trois champs prioritaires :

  • Le soutien à la communauté des contributeurs dans sa diversité, dans toute la Francophonie ;
  • La sensibilisation dans les domaines de l’éducation et de la culture afin de diffuser un nouveau rapport à la connaissance, en aiguillant utilisateurs et contributeurs dans leur lien à WIkipédia et à ses projets-frères ;
  • La promotion de valeurs que nous considérons essentielles dans l’écosystème numérique aujourd’hui : l’ouverture, le partage, la transparence.

Un aperçu du travail des contributeurs sur Wikipédia en 2014

 

Qui s’engage à nos cotés  ?

 

Pour faire bouger les lignes sur les usages du numérique et créer des réflexes de contribution citoyenne aux projets Wikimedia, nous nous sommes engagés auprès de plus de 40 partenaires depuis 2010.

Du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement et de la recherche au musée de Bretagne en passant par le Festival d’Avignon ou le forum Convergences, des acteurs de tous horizons participent avec nous à imaginer comment les citoyens peuvent contribuer à rendre disponible la somme de toutes les connaissance humaines. Jusqu’au secteur industriel et des nouvelles technologies, comme l’illustre le récent partenariat avec EutelSat et Afrique Télécom afin de catalyser l’accès gratuit à Wikipédia en Afrique subsaharienne.

 

Pour que ces actions continuent de voir le jour, et puissent être pérennisées,
nous avons besoin de vous !

BanniereWP

 

by Conseil d'Administration at December 02, 2015 05:32 PM

Poulpy

Wikipédia et les règles (II) - Les PDD

Le billet précédent finissait sur l'évocation des Prises de décision™ (PDD dans la jargon wikipdien) comme unique outil de création de règles, sans plus préciser plus avant en quoi elles consistent. Alors, c'est-y quoi ces bêtes-là ? Une prise de décision™, comme son nom l'indique, c'est un processus visant à prendre une décision sur un sujet donné, et si 1) elle aboutit 2) de la façon dont le(s) promoteur(s) l'a (ont) voulu, elle peut déboucher sur la création, la modification ou la suppression d'une règle (en général), ou, plus rarement, la création/modification/suppression d'un "organe" de Wikipédia (les administrateurs[1], les bureaucrates, les CU, les OS, le CAr[2]... ) ou les règles de son fonctionnement. Comment se déroule-t-elle ? La PDD en elle-même se déroule en deux étapes, discussion et vote, mais on peut en pratique lui en adjoindre deux, une avant (la proposition), et un après, si elle réussit (l'application).
Alors, comment ça se passe concrètement ?

La proposition

Un jour, un wikipédien (plus rarement un groupe de wikipédien directement) décide qu'un truc marche mal, qu'une situation a trop duré, qu'une recommandation n'est pas assez bien suivie, qu'une coutume à besoin d'être gravée dans le marbre des règles wikipédiennes, ou qu'une règle précédemment voté est naze. Il en fait donc en général part à son projet si c'est sur un coté thématique, plus généralement au bistro, où il espère qu'il trouvera que des gens pensent comme lui, et vont éventuellement l'aider et l'accompagner dans la longue procédure qui l'attend[4].
Évidemment, ce n'est absolument pas ce qui va se passer. Il va peut-être rencontrer l'approbation de quelques contributeurs ("ouais, faut voir", "peut-être, à la limite, si on faisait comme ça {truc qui n'a rien à voir}), surtout quelques sourcils levés ("mais pourquoi changer, on n'a toujours fait comme ça", "non mais attend, avec la prochaine extension/Màj/Wikidata qui va arriver bientôt, là, tout de suite[5] ce problème sera réglé easy peasy), des oppositions plus ou moins franches ("pas question, on a toujours fait ça, et puis ça serait contraire aux principes fondateurs" ; "non mais y a déjà eu une pdd en 2006 qui a partiellement réglé un problème voisin. On va pas recommencer tous les 10 ans la même chose !"), et majoritairement des changement de sujet, des trolls et les commentaires plus ou moins aléatoires[6]. S'il n'est pas découragé après ça et c'est rendu compte qu'il pourra difficilement aller au fond des choses au bistro, pour être sur que sa problématique intéresse bien quelques contributeurs, il va lancer un sondage. Selon qu'il sache de quoi il parle ou non, qu'il ait idée claire ou non de quoi faire, ressemblera à un truc clair et concis, avec une à trois questions courtes et compréhensibles, généralement fermées, ou alors un magma de texte imbitable avec des paragraphes des 30 lignes[7] et une dizaine de questions avec 7 choix possibles pour chaque. Ou quelques chose entre les deux. Si le sondage tourne plus ou moins bien, à l'appréciation de son auteur, il peut envisager de passer à l'étape suivante, la PDD proprement dite. On peut bien évidemment tenter de zapper tout ça et passer directement du stade idée au stade PDDs[16].
La PDD proprement dite se passe sur une page à part, qui titrée Wikipédia:Prise de décision/{Objet de la PDD}. Il faut mettre en place sur la page tous les modèles à la noix pour montrer que le truc est bien sérieux, dont l'un demande d'estimer combien de temps chacune des phases va prendre de temps, ou en tout cas la première et principale : la phase de discussion. Car une PDD c'est surtout ça. De la discussion, de la discussion, et de la discussion. Et ça peut prendre (et ça prend souvent) des mois. Classiquement, on estime que cette discussion doit prendre au moins deux semaines, voire un mois. Je dis "estime", car c'est là que c'est rigolo, il n'y a aucune règle formelle pour la conduite d'une PDD. Même pas une recommandation. Juste des coutumes, plus au moins suivies, qui imposent telles ou telles restrictions, mais rien de plus. Il y a bien eu une tentative de PDD sur les PDD[17] en 2012, mais elle a échoué la seule question ayant obtenu une majorité suffisante étant sans objet, puisque celui-ci a été refusé aux questions précédentes. Donc, tout ça est presque resté à son état de coutume avec transmission orale (ceux qui ont mené a bien une PDD distillant leurs conseils éparses à l'apprenti-régulateur... ou savant précisément où appuyer le plus délicatement du monde pour saboter la PDD, par exemple en rappelant quel point de la procédure n'a pas suivi la "règle" en vigueur, rendant le processus caduc[18]). Ces règles non-écrites, quelles sont-elle donc ? Et bien on va tenter une rapide synthèse :

  1. Ouvrir la PDD. Peu importe si le sujet n'est pas bien défini, peu importe le titre (qui pourra changer une douzaine de fois avant la conclusion), il faut simplement créer la page avec les modèles kivonbien. Si vous ne savez pas lesquels, allez juste sur la dernière PDD qui s'est achevée, copiez-collez tout en changeant là où il faut et voilà[19].
  2. Annoncer un peu partout que vous avez ouvert la PDD. Classiquement, vous n'avez que pour obligation de l'annoncer sur la page d'annonce officielle™ de la communauté, mais ou verra d'un mauvais œil le fait que vous ne l'ayez pas annoncé au bistro et, s'il y en a, aux projets concernés.
  3. .

[1] Nous verrons dans le prochain billet comme ceux-ci, avec le CAr, sont un sujet plus ou moins récurrent des PDD.
[2] Le jargon wikipédien fait parfois beaucoup penser à l'alphabet des services états-uniensaméricains[3] ; les sigles précédents désignent respectivement les vérificateurs d'IP (qui devraient plutôt s’appeler "vérificateur d’identité en fait - de l'anglais Check-User, groupe d'utilisateurs pouvant sur requête justifiée vérifier un certain nombre de métadonnées (IP, navigateur, système d’exploitation, etc.) de contributeurs permettant ainsi de confondre techniquement les manœuvres frauduleuses de comptes - ou faux-nez dans le jargon wikipédien), les masqueurs de modifications (de l'anglais OverSight - groupes de "super-admins" pouvant effectuer un masquage "lourd" de certains versions, commentaires de diff, journaux, pour les rendre invisibles même aux admins) et le Comité d'Arbitrage
(qui comme son nom l'indique devrait servir à arbitrer les conflits entre contributeurs, s'il était opérant).
[4] Sweet summer child...
[5] Blizzard soon™
[6]&nbsp-de toutes façons le CAr ne sert à rien, il vaudrait mieux carrément le supprimer
     - Ouais, et les admins sont des fascistes qui abusent de leurs pouvoir !
     - euh ? on parlait de changer la couleur de fond de la page Wikipédia:Accueil ?
     - Tout de suite, on cherche à étouffer notre liberté d'expression, et à faire taire ceux qui osent dénoncer les dérives en cours !
     -et en plus on censure la création de l'article sur François A.
(tous ces messages sont évidemment fictifs. Toute ressemblance avec des propos réellement tenus serait purement fortuite)
[7]&nbspSi on me cherche, j'ai des exemples. Vous ferez moins les malins.
[16]&nbspY'en a qu'ont essayé...
[17]&nbspMétaaaaaaaaaaaa \m/>_<\m/
[18]&nbspBien évidemment tout ressemblance bla bla bla
[18]&nbspBizarrement, ça sonne mieux après une explication en anglais, avec un accent un peu ridicule.

by Rhadamante (noreply@blogger.com) at December 02, 2015 02:17 AM

December 01, 2015

Gratus

Olivier tanguy admin ?

Olivier tanguy, contributeur inscrit depuis 2007 et contributeur régulier depuis juin 2011, se présente au statut d’administrateur. Il a mené 5 articles à l’AdQ* et 4 au BA** et comptabilise ~20 000 contributions dont 59 % sur les articles.

(Wikiscan|page de candidature)

Nous pouvons également signaler l’ouverture de la prise de décision concernant l’introduction de limites temporelles aux mandats des administrateurs ainsi que l’ouverture du sondage sur les liens vers Wikidata.

* article de qualité

** bon article


by gratusfr at December 01, 2015 05:46 PM

Darkoneko

Gribouillage 161 : Signature.

0162 - signature

Je n’aime pas franchement la mise en page de cette gribouille.
Mais bon, pas trop mieux


Classé dans:Gribouillage, les coulisses de Wikipédia Tagged: signature

by DarkoNeko at December 01, 2015 12:48 PM

Wikimédia France

Vers l’accès gratuit à Wikipédia en Afrique francophone

Afrique Télécom, Eutelsat et Wikimédia France signent un partenariat autour du projet “Accessibilité à Wikipédia en Afrique”, une action d’envergure destinée à rendre Wikipédia francophone accessible gratuitement en Afrique Subsaharienne à travers un réseau de hotspots Wi-Fi.

Un accès gratuit à Wikipédia

Afrique Télécom déploie des solutions utilisant les ressources satellitaires d’Eutelsat en couverture de l’Afrique Subsaharienne. Sa solution “TamTam” consiste à amener Internet dans les zones rurales via un accès collectif déployé à travers un hotspot Wi-Fi. Ce service va être utilisé pour proposer gratuitement l’accès à l’encyclopédie Wikipédia à des milliers de personnes, dans un premier temps en Afrique francophone. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de la Wikimédia Foundation qui promeut l’accès gratuit aux contenus éducatifs dans le monde notamment à travers Wikipédia.

Afrique Télécom a ainsi intégré à ses hotspots “TamTam” un serveur hébergeant les contenus de Wikipedia localement, pour les rendre accessibles à tous gratuitement et sans limite, avec l’aide de Xowa. Les développements réalisés pour ce projet sont open-source et pourront être réutilisés par tous.
Les contenus quant à eux seront mis à jour régulièrement par une liaison satellitaire fournie par Eutelsat.

 

Un projet pilote d’envergure

Le déploiement du “TamTam” a pour objectif d’équiper de 4000 à 8000 sites hotspot d’ici deux ans. Eutelsat finance les serveurs Wikipédia hébergés sur les 1000 premiers hotspots : un tremplin pour ce projet, qui constituera un pilote et permettra de mesurer l’impact de ce nouveau service.

Le mouvement Wikimedia a fait des pays dits du “Sud” une priorité en termes d’accessibilité et de créations de contenus sur Wikipédia. En effet, il existe actuellement une grande disparité entre les pays du Nord et ceux du Sud en termes de nombre de lecteurs, de contributeurs aux projets Wikimédia et en termes de contenus liés à ces pays. Au sein des pays dits du “Sud”, l’Afrique francophone et les pays qu’elle recouvre sont une zone d’action prioritaire pour l’association, dans la lignée du projet Afripédia.

Fonctionnement du projet

 

Retrouvez l’intégralité du communiqué de presse sur notre site web.

by Anne-Laure Prévost at December 01, 2015 10:03 AM

Framablog

Menaces sur les œuvres du domaine public

La numérisation des collections patrimoniales des musées devrait constituer une chance pour la diffusion de la culture. Trop souvent hélas, ce n’est pas le cas, à cause du copyfraud auquel se livrent les institutions. Comme l’a dit très justement Pier-Carl Langlais, le copyfraud est l’inverse du piratage : une revendication abusive de droits sur le domaine public pour en restreindre la réutilisation.

Les exemples de copyfraud ne manquaient déjà pas, mais le Reiss Engelhorn Museum de Mannheim en Allemagne a franchi cette semaine une ligne rouge en la matière. L’établissement a en effet décidé d’attaquer en justice la Wikimedia Foundation et Wikimedia Deuschland, pour la diffusion de 17 images d’œuvres du domaine public sur Wikimedia Commons. Depuis 2008, la Wikimedia Foundation a défini une position très claire à propos du copyfraud, en indiquant qu’elle ne reconnaissait pas la légitimité des restrictions rajoutées sur la réutilisation d’images en deux dimensions d’œuvres du domaine public. L’année suivante, une alerte sérieuse s’était produite lorsque le wikimédien Derrick Coetzee avait téléversé sur Wikimedia Commons plusieurs milliers d’images extraites du site de la National Portrait Gallery de Londres. Son geste dénonçait le fait qu’elle portait un copyright alors qu’elles correspondaient à des œuvres du domaine public . La National Portait Gallery avait alors agité la menace d’un procès, sans la mettre à exécution à la différence cette fois du musée Reiss Engelhorn.

Si l’on peut déplorer un tel comportement de la part d’une institution patrimoniale, ce sera peut-être aussi l’occasion pour un tribunal de se prononcer sur la légalité des pratiques de copyfraud. Comme le dit la fondation Wikimedia dans sa réponse au musée, la reproduction fidèle de tableaux ne crée pas une « nouvelle œuvre » et il est improbable que ces photographies satisfassent au critère de l’originalité, impliquant que le créateur imprime « l’empreinte de sa personnalité » dans son œuvre pour bénéficier d’une protection.

En France également, nombreux sont les établissements culturels se livrant à des pratiques de copyfraud. Le site Images d’art, lancé récemment par la Réunion des Musées Nationaux, comporte plus de 500 000 œuvres numérisées provenant de nombreux musées français. Mais toutes ces images portent le copyright du photographe les ayant réalisées, ce qui en interdit la réutilisation. Quelques institutions choisissent pourtant au contraire de diffuser librement leurs images et certaines comme le Musée des Augustins à Toulouse ou le Musée des Beaux Arts de Lyon ont engagé des partenariats avec Wikimedia France pour diffuser leurs images sur Wikipédia . Mais elles restent encore minoritaires.

Le plus inquiétant, c’est que la loi française risque bientôt d’évoluer pour légaliser les pratiques de copyfraud. Le recours au droit d’auteur par le musée Reiss Engelhorn reste juridiquement très fragile et la fondation Wikimédia peut encore affronter un procès avec des chances sérieuses de l’emporter. Mais la loi Valter, actuellement en cours d’adoption, s’apprête à consacrer la possibilité pour les établissements culturels de fixer des redevances de réutilisation sur les reproductions d’œuvres qu’elles produisent — y compris à partir des œuvres du domaine public —  en les assimilant à des données publiques.

Là où devant la justice allemande, on peut encore revendiquer le droit de réutiliser le domaine public librement, ce ne sera peut-être bientôt plus possible en France.

Lionel Maurel (Calimaq)

*  *  *  *  *

Wikimedia Foundation et Wikimedia Deutschland invitent instamment le musée Reiss Engelhorn à abandonner ses poursuites concernant des œuvres d’art du domaine public.

source : cet article du blog de Wikimedia
Traduction Framalang : KoS, goofy, Bromind, sebastien, r0u

Le 28 octobre, le musée Reiss Engelhorn de Mannheim, en Allemagne, a intenté un procès à la Wikimedia Foundation et ensuite à Wikimedia Deutschland, la branche allemande du mouvement international Wikimedia. L’objet en est une plainte pour copyright concernant 17 images d’œuvres d’art du musée qui relèvent du domaine public et qui ont été mises en ligne sur Wikimedia Commons. Wikimedia Foundation et Wikimedia Deutschland examinent la plainte et feront une réponse commune avant l’échéance fixée en décembre.

La Wikimedia Foundation et Wikimedia Deutschland maintiennent fermement leur engagement à rendre les œuvres publiques gratuites et libres d’accès. Les institutions publiques telles que les galeries et musées ont la même mission, et ont été des alliées historiques pour rendre accessibles à tous les connaissances du monde entier. Avec ce procès, le musée Reiss Engelhorn limite l’accès public à d’importantes œuvres culturelles qui seraient inaccessibles autrement pour le reste du monde.

Les peintures, portraits et autres œuvres d’art concernés par ce procès sont exposés au sein du musée Reiss Engelhorn, mais sont déjà présents dans le domaine public. Quoi qu’il en soit, la loi allemande sur le droit d’auteur peut s’appliquer aux photographies des œuvres qui appartiennent au domaine public, selon différents critères incluant l’artiste créateur de l’œuvre lui-même, la compétence et les efforts qui ont été mis dans la photographie, la créativité et l’originalité, et enfin l’art en tant que tel. Le musée Reiss Engelhorn prétend que ces images sont soumises au droit d’auteur car le musée a rémunéré le photographe qui a pris certaines d’entre elles, ce qui lui a demandé du temps, de la compétence et des efforts pour les prendre. Le Musée Reiss Engelhorn affirme encore que, à  cause de ce droit d’auteur, les images des œuvres d’art ne peuvent pas être partagées au travers des Wikimedia Commons.

635px-Hendrick_Goltzius_Cadmus_Statens_Museum_for_Kunst_1183Les œuvres du domaine public affrontant l’hydre du droit d’auteur (allégorie)

(Hendrick Goltzius, Cadmus (Statens Museum for Kunst). Licence Domaine public via Commons)

La Wikimedia Foundation et Wikimedia Deutschland estiment que le point de vue du musée Reiss Engelhorn est erroné. Les lois sur le droit d’auteur ne doivent pas être utilisées à mauvais escient dans le but de contrôler la dissémination d’œuvres d’art appartenant au domaine public depuis longtemps, telles que les peintures exposées au musée Reiss Engelhorn. Le but du droit d’auteur est de récompenser la créativité et l’originalité, et non de créer de nouveaux droits limitant le partage en ligne d’images d’œuvres du domaine public. De plus, même si la loi allemande accorde quelques droits sur ces images, nous pensons qu’utiliser ces droits dans le but d’empêcher le partage des travaux du domaine public va à l’encontre de la mission du musée Reiss Engelhorn et de la ville de Mannheim et appauvrit l’héritage culturel mondial.

De nombreuses institutions se sont donné pour mission de rendre leurs collections le plus accessible possible pour le monde entier. En octobre, le musée des Arts et Métiers d’Hambourg, en Allemagne, a rendu sa collection accessible librement en ligne. Le Rijksmuseum d’Amsterdam a fourni un accès en ligne à toutes ses peintures, y compris la possibilité de les télécharger et d’utiliser les reproductions sous licence domaine public CC0. Au Danemark, SMK (Statens Museum for Kunst, la Galerie Nationale du Danemark) a rendu publiques ses images et vidéos numériques sous la licence CC-BY. La British Library [N.d.T : Bibliothèque de Grande-Bretagne, équivalent de la BNF] et le Japan Center for Asian Historical Records [N.d.T : le Centre japonais d’archives historiques asiatiques] ont conjointement libéré plus de 200 gravures japonaises et chinoises dans le domaine public.
Ces institutions culturelles conservent les valeurs du domaine public et protègent le droit de prendre part à notre héritage culturel. La tentative du musée Reiss Engelhorn de créer un nouveau copyright dans le domaine public va à l’encontre des principes européens sur le domaine public.

soldatsFrançaisL’armée française part en campagne contre le copyfraud

(image issue du catalogue en ligne de The British Library, aucune restriction de droit d’auteur connue – Voir tous les détails)

Dans un communiqué du 11 août 2008, la Commission européenne a écrit : « il faut souligner qu’il est essentiel que les œuvres qui sont dans le domaine public restent accessibles après un changement de format. En d’autres termes, les œuvres qui sont dans le domaine public devraient y rester une fois numérisées et être rendues accessibles par Internet ». Cela a été renforcé par la charte d’Europeana de 2010 qui stipule : « Aucun autre droit sur la propriété intellectuelle ne doit être utilisé pour rétablir une exclusivité sur des matériaux du domaine public. Le domaine public fait partie intégrante de l’équilibre interne du système de droit d’auteur. Cet équilibre interne ne doit pas être rompu par des tentatives pour obtenir ou rétablir un contrôle exclusif via des règles extérieures au droit d’auteur. »

Ces dernières années, le mouvement Wikimédia a bénéficié de partenariats fructueux avec des musées et des galeries à travers le monde grâce à l’initiative GLAM-Wiki, qui aide des institutions culturelles à partager leurs ressources avec le monde entier par le biais de projets de collaboration avec des éditeurs expérimentés de Wikipédia. Ces partenariats ont permis à des millions de personnes de découvrir et d’apprécier des collections situées dans des endroits qu’ils ne pourront jamais visiter. Wikimédia Deutschland, seule, a travaillé avec plus de 30 musées en Allemagne pour rendre leurs collections accessibles gratuitement à n’importe qui n’importe où, au travers des projets Wikimédia. Ces partenariats font partie d’un effort indispensable qui permet aux institutions culturelles et à Wikimédia d’accomplir leur mission de libération de la connaissance et de partage de la culture.

Partout dans le monde des gens utilisent Wikipédia pour découvrir et comprendre le monde qui les entoure. Grâce à Internet, de nombreux obstacles traditionnels à la connaissance et à l’apprentissage ont disparu. Refuser l’accès en ligne à des images du domaine public empêche les gens d’explorer et de partager notre patrimoine culturel mondial. Nous exhortons le musée Reiss Engelhorn à reconsidérer sa position et à travailler avec la communauté Wikimédia pour rendre encore plus accessibles leurs œuvres élevées dans le domaine public.

Michelle Paulson, Legal Director
Geoff Brigham, General Counsel
Wikimedia Foundation

by Framalang at December 01, 2015 07:54 AM

November 29, 2015

Darkoneko

Gribouillage 160 : Prise de décision.

0160 - prise de decision

Lien vers la prise de décision.

Pour le fait qu’il s’agisse d’un faux-nez, pas mal de monde l’avait déjà remarqué (et plusieurs personnes m’ont fait part de leurs doutes). Je dois dire que dès que l’on regarde ses contributions, c’est vraiment grillé. Le sujet a d’ailleurs été finalement abordé sur le BA hier. C’est fou le nombre de « nouveaux » qui se prennent de passion pour les PàS et autres votes communautaires après leur 50-100eme contribution…


Classé dans:Gribouillage, les coulisses de Wikipédia Tagged: faux nez, prise de décision

by DarkoNeko at November 29, 2015 06:23 PM

November 28, 2015

Les échos d'en bas

Épisode 48

Wikipédia compte 1 699 687 articles, 15 914 contributeurs actifs (76 admins actifs). Brèves du bistro Lundi. Citation : Je trouve l’atmosphère détestable due aux échanges vifs sur des sujets touchants de prêt ou de loin l’Algérie et plus particulièrement l’Algérie Française, après … Lire la suite

by Frakir at November 28, 2015 11:13 AM

November 26, 2015

Gratus

Libérez Bassel

Bassel Khartabil (article en : fren) pourrait avoir été condamné à mort par le gouvernement syrien.

 « Nous demandons sa libération immédiate et inconditionnelle par le gouvernement syrien. »

Un sondage a lieu sur Meta afin de savoir s’il faut mettre une bannière de soutient ou non.

J’ai personnellement voté contre car je considère qu’il faut avoir rempli plusieurs critères pour afficher une bannière de ce type.

  • Cela doit être un sujet d’actualité, sinon il s’agit clairement d’un manquement aux règles de neutralités.
  • Il doit y avoir une menace pour l’encyclopédie. Par exemple pour protester contre une loi qui la gênerai (je pense notamment aux lois de surveillances ou de liberté de panorama).
  • S’il n’y a pas de menace, l’évènement doit être important et faire consensus (par exemple un bandeau « condoléances » suite aux attentats de Paris). On évitera de prendre position politiquement (demander à un état en guerre de relâcher un prisonnier est un acte politique quoi qu’on en dise).
  • Il faut que le soutien puisse avoir une chance de faire changer les choses, ainsi il serait utopique de croire que l’état syrien va changer d’avis en voyant un bandeau sur un site internet, même si ce dernier est dans le top 20 des sites les plus consultés.
  • Avant de se lancer dans une telle entreprise, être sûr des évènements afin de ne pas tomber dans la diffamation, ce qui serait mortelle pour l’image de Wikipédia.

Dans notre cas, je vois deux inconvénients en plus :

  • Si Wikipédia fait des « actes engagés » trop souvent, ces actions perdront de la valeur à la vue du publique. En effet, l’une des forces de Wikipédia est de ne « s’énerver » que lorsqu’il le faut vraiment, sans faire de « politique ». Cette neutralité doit être préservé au maximum. Ainsi faire de Wikipédia une tribune contre la peine de mort me semble être une très mauvaise idée.
  • S’opposer frontalement au système judiciaire d’un état peut légitimer une censure, Wikipédia devenant non plus une encyclopédie neutre mais un site engagé.

 


by gratusfr at November 26, 2015 06:21 PM

Darkoneko

pause

Pas de gribouille, aujourd’hui. J’ai par contre terminé un petit robot twitter, @WP_fr_botalert,  qui indique lorsque Loveless (ou Salebot, ou éventuel autres bots que j’y ajouterais) cesse d’éditer pendant plus de X heures (nombre exact à définir).

Cela devrait permettre d’éviter les « le-bot-est-cassé-depuis-deux-jours-mais-personne-ne-s’en-est-aperçu ».


Classé dans:Personnalisons Wikipédia Tagged: bot, twitter

by DarkoNeko at November 26, 2015 06:19 AM

November 25, 2015

Wikimédia France

#FREEBASSEL : Un défenseur de la culture libre, créateur de modèles 3D de Palmyre, a disparu en Syrie

La vie de Bassel, un contributeur syrien, est en danger. Il est condamné à mort en Syrie pour avoir défendu la liberté d’expression. Voici un article de la Fondation Wikimedia publié le 8 octobre et mis à jour le 12 novembre qui relate son parcours et les menaces directes qui pèsent sur lui.

Mise à jour du 12 novembre : Creative Commons et d’autres sources déclarent que la vie de Bassel est en danger immédiat. Noura Ghazi Safadi, la femme de Bassel, a publié le 12 novembre sur Facebook : “Je viens juste d’avoir des nouvelles terribles de Bassel, il a été condamné à mort. Je pense que le transfert vers la prison militaire était très dangereux. Je n’ai vraiment pas d’autres nouvelles. Puisse Dieu l’aider ! Nous espérons qu’il n’est pas trop tard. Nous sommes vraiment inquiets pour sa vie.”

Le défenseur de l’open source et wikipédien Bassel Khartabil a été transféré d’une prison syrienne vers une destination inconnue.

Bassel Khartabil à Séoul By Christopher Lee Adams [CC0]

La ville antique de Palmyre en Syrie a été la cible de destructions par le groupe extrémiste de l’État Islamique (ou EI). Bassel Khartabil, un défenseur de l’open source et wikipédien qui était déterminé à préserver numériquement la ville pour les générations futures, a été détenu par le gouvernement syrien pendant trois ans. Il a récemment été déplacé hors de la prison où il était détenu ; son emplacement actuel est inconnu, ses amis et sa famille craignent pour sa sécurité.

Palmyre a été décrit comme «l’un des sites archéologiques les plus renommés dans le monde», et  possédant «certains des plus beaux vestiges de l’antiquité.» Reconnu comme site du patrimoine mondial depuis 1980, les objets trouvés dans cette oasis du désert ont été datés de la période néolithique, il y a environ 9500 ans. En tant que carrefour sur une route de commerce est-ouest, la ville a joué un rôle régional hors normes pendant de nombreuses années, depuis le troisième siècle avant notre ère. De nombreuses ruines de la ville restent non excavées, mais les fouilles archéologiques ont été arrêtées depuis le début de la guerre civile syrienne.

En mai 2015, l’ancienne ville a été prise par l’EI, qui est connu non seulement pour sa conquête de larges pans de la Syrie et l’Irak, mais aussi pour la destruction du patrimoine culturel. Alors que le groupe a d’abord déclaré qu’il préserverait une grande partie du site, détruisant seulement les monuments qu’il considère «polythéistes», il a ensuite rasé d’autres ruines sans signification religieuse. Un amphithéâtre romain a été utilisé pour les exécutions, et un archéologue syrien éminent connu comme «M. Palmyre» a été décapité en août, après un mois de torture. Le 6 octobre, il a été confirmé que l’EI avait détruit l’Arc de Triomphe, un triple arc construit par les Romains au IIe siècle pour commémorer une victoire sur les Perses.

Des années avant ces événements, Bassel travaillait pour préserver sous forme numérique la splendeur et le patrimoine de Palmyre, dans le cadre de son engagement à partager librement avec le monde. En 2008, Bassel a commencé un projet qui regroupe les photos existantes provenant de satellites et d’autres ressources dans un seul fichier “monde”, ce qui donne des magnifiques rendus des monuments et des ruines de la ville en 3D. Ses efforts demeurent inachevée depuis son incarcération : seulement seize photos de ses efforts sont disponibles sur l’Internet Archive, et davantage de données ont été publiées dans le domaine public sur newpalmyra.org le 15 Octobre par l’ami et collaborateur de Bassel, Jon Phillips.

Lorsque Bassel n’était pas occupé à partager les trésors culturels de son pays, il était un développeur de logiciels connu pour être déterminant dans le développement du mouvement open-source dans le monde arabophone. Il était un contributeur précoce et fréquent, quoique anonyme, à Wikipédia en arabe. Il a construit et dirigé le projet Syrie Creative Commons (CC), devenant un contributeur non seulement pour CC mais aussi pour Ubuntu, Wikipédia, et le web libre en général. L’ancienne directrice des Creative Commons, Catherine Casserly, a écrit en 2013 que Bassel “a travaillé inlassablement pour renforcer les connaissances de la culture numérique, éduquer les gens sur les médias en ligne et les outils open-source.” Lors du lancement des licences CC en langue arabe, il a été crédité d’un “rôle déterminant” dans leur adoption.

Bassel était aussi un contributeur majeur aux initiatives open-source telles que Mozilla et OpenClipart ; Le Cadre Aiki de Bassel alimente encore ce dernier. Il a co-fondé la société de conception de sites Web Fabricatorz avec Jon Phillips, et a aidé à fonder Aiki Lab, une communauté technologique et un espace culturel à Damas qui a accueilli les leaders d’opinion et les fondateurs de l’open culture, y compris Mitchell Baker, présidente et PDG de Mozilla. Beaucoup de jeunes ont appris à Damas sur le partage et l’open culture à travers Aiki Lab, et Bassel pouvait souvent se trouver là à toutes les heures de la journée, notamment parce qu’Internet était plus rapide que chez lui.

Le 15 Mars 2012, Bassel a disparu lors d’un voyage vers le quartier Mazzeh de Damas. C’était le premier anniversaire du début de l’insurrection civile du pays et seulement quelques semaines avant la date prévue de son mariage, l’avocate des droits  de l’Homme Noura Ghazi. On ne sait pas comment il a été identifié et quelles circonstances ont conduit à sa détention.

Pendant les trois dernières années, Bassel a été détenu à la prison d’Adra de la ville, accusé «d’espionnage pour un Etat ennemi» en vertu du code pénal syrien. Les Nations Unies ont trouvé (PDF, p. 75) que les nombreuses allégations de torture de Bassel, les mauvais traitements, et le manque d’accès à un avocat constituaient une violation de ses droits humains fondamentaux. Un récent avis du Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a également constaté que sa «privation de liberté» avait un «caractère arbitraire». Bien que les circonstances de sa détention étaient difficiles -Adra a été décrite comme «infâme» par le Washington Post- Bassel était au moins situé à Damas, à proximité de ses amis et de sa famille. Bassel et Noura se sont mariés en Janvier 2013, l’époux demeurant toujours derrière les barreaux.

Selon Noura, la police militaire a demandé à Bassel, sur injonction de la cour, de faire ses bagages au plus vite. Craignant pour son sort, il a donné son alliance à un ami et compagnon de captivité avant de partir. Sa famille n’a plus d’information sur son état actuel ou même son emplacement.

Une amie proche de Bassel et ancienne coordinatrice de Creative Commons dans le monde arabe, Donatella Della Ratta, affirme qu’elle et Noura sont très inquiètes pour Bassel. Elles craignent qu’il soit confronté à un procès sommaire sans représentation juridique. “Nous avons besoin de savoir où il est», a déclaré Donatella, “et nous appelons à sa libération immédiate.” Sur Facebook, Noura demande, “combien de fois devrais-je ressentir la même terreur, l’inquiétude et la peur de l’inconnu ?”

À la Fondation Wikimedia, nous célébrons l’engagement de Bassel pour la connaissance libre et la culture de l’open source. En tant que membres de la communauté mondiale Wikimedia, nous sommes préoccupés par sa sécurité et soutenons les efforts pour le voir à nouveau libre rapidement.

Soutenez Bassel sur :

Cet article a été rédigé par Katherine Maher, Responsable de la Communication de la Fondation Wikimédia et Ed Erhart, Assistant éditorial.

by Sophie Roset at November 25, 2015 04:09 PM

“Continuer à aimer, s’émerveiller et partager”

Le projet Crotos est un outil permettant de chercher et d’afficher des œuvres d’art, basé sur Wikidata et utilisant les fichiers de Wikimedia Commons.

 

Wikidata est un projet de la Wikimedia Foundation : une base de données libre, collaborative et multilingue, qui collecte des données structurées pour alimenter Wikipédia, Wikimedia Commons, les autres projets Wikimedia et bien plus encore.
Wikimedia Commons est un autre projet de la Wikimedia Foundation : une médiathèque de près de 30 000 000 fichiers média librement réutilisables, que chacun peut enrichir.

 

Crotos se base sur l’agrégation de données culturelles. C’est un moteur de recherche d’œuvres d’art disponible en une vingtaine de langues, qui permet de faire des recherches fines selon des critères tels que l’auteur, le titre, le lieu de conservation, la date de création ou encore les éléments dépeints, quand ces informations sont renseignées.  

 

Les résultats des recherches, pouvant être classés chronologiquement, sont présentés sous forme de vignettes, le lien sur l’image ouvrant une visionneuse à l’affichage optimisé, comprenant la notice apparaissant au survol et permettant de naviguer directement dans les résultats. Par défaut, si aucun critère de recherche n’est donné, une sélection aléatoire d’œuvres est présentée.
Capture d'écran de Crotos

Capture d’écran de Crotos

Avec le mode Cosmos, il est possible d’explorer le contenu par les principaux index (type d’œuvres, genre, mouvement, collection…). Toutes les données utilisées sur Crotos sont issues de Wikidata sur lequel elles ont été publiées par contribution manuelle ou via des versements automatiques.
Quatre icônes peuvent être associées directement à l’œuvre (quand les informations sont renseignées) :
  • le lien vers l’item Wikidata
  • le lien vers la page de Wikimedia Commons 
  • lien vers la page sur l’œuvre dans la Wikipédia de même langue que l’interface
  • la page de l’œuvre sur le site institutionnel 
Le week-end dernier, Shonagon, le développeur de Crotos, a codé une nouvelle fonctionnalité appelée Callisto : une carte interactive qui permet d’explorer et de visualiser œuvres d’art, musées et représentations de lieux dans le monde entier.
Capture d'écran de Callisto

Capture d’écran de Callisto

 

La dédicace qui accompagne cette nouvelle fonctionnalité est la suivante :
    Ce truc a été codé à Paris 11e, le week-end du 13 novembre 2015. Continuer à aimer, créer, s’émerveiller et partager. En mémoire de toutes ces vies fauchées ⚘
Des milliers de bénévoles contribuent chaque jour à enrichir, éditer, corriger, contribuer sur les projets Wikimedia, sous toutes leurs formes. 

 

Le projet Crotos s’accompagne d’ailleurs d’un mode “contribution”, utile pour repérer les informations renseignées ou non et filtrer les manques. Il reste par exemple de nombreuses œuvres n’ayant pas encore de titre en français.  Alors si l’envie vous prend, n’hésitez pas  …

 

Ressources : 

by Anne-Laure Prévost at November 25, 2015 09:00 AM

November 23, 2015

Wikimédia France

Jimmy Wales, grand témoin de la DigiWorld Week à Montpellier

Le 17 novembre 2015, l’IDATE a organisé avec le soutien de la Région Languedoc-Roussillon et de l’Europe, une conférence avec Jimmy Wales, co-fondateur de Wikipédia, autour de la thématique «Digital knowledge : la promesse d’un nouveau partage du savoir ?».DWWeek15_logo_AvecDateHashtag_500x500Si Wikipédia a bouleversé l’accès aux savoirs du monde, l’essor des Mooc (Massive Open Online Course) ouvre de nouvelles opportunités de partage. C’est avec la participation de Jimmy Wales, co-fondateur de Wikipédia, de Beth Porter, Vice-Présidente de la plate-forme edX, et de Christophe Fournier, professeur à l’IAE de Montpellier, que s’est tenu le débat autour des enjeux de ces nouveaux modèles de partage du savoir. Ce n’est plus seulement la diffusion du savoir qui est en jeu, mais bien l’éducation qui pourrait être bouleversée.

DigiWorld_Summit_2015_-_Jimmy_Wales_19

By Pierre-Yves Beaudouin [CC-BY-SA-4.0]

Cette conférence a été organisée à Montpellier dans le cadre de la DigiWorld Week, semaine complète consacrée à l’innovation et aux enjeux de l’économie numérique. Cette initiative, qui met en avant l’écosystème de la Région Languedoc-Roussillon et de Montpellier Méditerranée Métropole, est rendue possible par le rôle que joue le DigiWorld Summit, la 37ème édition de la conférence internationale organisée par l’IDATE qui a eu lieu du 17 au 19 novembre.

À cette occasion, Nathalie Martin, Directrice Wikimédia France, et Emeric Vallespi, Vice-Président Wikimédia France, ont été invités par l’IDATE à suivre la conférence de Jimmy Wales ainsi qu’à partager le stand de Montpel’libre, association des logiciels libres, et FrenchSouth.Digital, groupement des entreprises du numérique en Languedoc-Roussillon. Pierre-Yves Beaudouin, bénévole à Wikimédia France, en a profité pour faire une belle série de photos que vous pouvez retrouver sur Wikimedia Commons.

by Chloé Masson at November 23, 2015 01:01 PM

November 22, 2015

Darkoneko

November 21, 2015

Les échos d'en bas

Épisode 47 – Faux-nez et blocages

Wikipédia compte 1 697 833 articles, 15 977 contributeurs actifs (78 admins actifs). Brèves du bistro Lundi. Arrêter avec les petits drapeaux ■ Infobox Biographie2 proposée à la suppression : 49 conserver à 46 supprimer pour le moment (PàS). Verdict le 1er décembre. Parmi … Lire la suite

by Frakir at November 21, 2015 02:56 PM

November 20, 2015

Gratus

État d’urgence

État d'urgence et Wikipédia

Une simple idée afin de rendre Wikipédia plus paisible :)


by gratusfr at November 20, 2015 06:03 PM

November 18, 2015

Darkoneko

Gribouillage 158 : suppressionisme (9bis) – perspective inversée.

0136 - suppressionisme 8b - perspective inversee

Un autre angle de la Gribouille 131 : Suppressionisme (9) : Et si les PàS de jawiki étaient argumentées comme celles de frwiki ?
Cette gribouille a été écrite peu après la 131, même si au final pas mal d’autres ont été insérées entre temps ^^;

  • <…> est une signalisation usuelle pour indiquer « ce texte est dans une langue étrangère ».
  • le « Wikipédia France » est l’équivalent du « WP Japon » utilisé dans cette ligne. À ne pas confondre avec avec Wikimédia France, l’association loi 1901.

Classé dans:actualités, les coulisses de Wikipédia Tagged: japon, pages à supprimer, suppressionisme

by DarkoNeko at November 18, 2015 06:46 PM

November 16, 2015

CHWiki

Hommage genevois aux victimes des attentats parisiens du 13 novembre 2015

Parfois, il m’arrive de râler ou juste ironiser quand je vais photographier des chantiers alors que je n’y connais rien. Mais faut bien reconnaître que c’est moins triste que les hommages aux morts. Suite aux attaques de vendredi soir, il y eut (comme en janvier) des manifestations de sympathie pour les victimes et leurs proches. […]

by Erdrokan at November 16, 2015 09:41 PM

Wikimédia France

Visite des espaces contributeurs allemands

Fin octobre, Sylvain Boissel et Pierre-Yves Beaudouin ont visité plusieurs espaces contributeurs mis en place par des wikimédiens allemands. Les villes de Cologne et Hambourg possèdent des espaces en centre-ville loués par Wikimedia Deutschland pour que les contributeurs se réunissent afin de mieux se connaître, échanger, monter des projets et se former.

Lokal K

Vue du Lokal K

Lokal K (Sylvain WMFr, CC-BY-SA-4.0)

Situé à Cologne, le Lokal K est le premier espace ouvert en avril 2014. En l’espace d’un mois, un groupe de contributeurs bénévoles a entièrement aménagé un local commercial de 70 m² situé à deux pas du centre ville, pour en faire un lieu chaleureux. Depuis huit personnes s’y réunissent régulièrement tenant une wikipermanence le jeudi après-midi et organisent un gros événement une fois par mois. Le groupe de contributeurs de Cologne est l’un des plus anciens et des plus actifs d’Allemagne. Il organise entre autres la WikiConvention germanophone (rassemblement annuel de la communauté germanophone), Wiki Loves Monuments et le projet Festivalsommer consistant à réaliser des photos de concerts.

Kontor

Vue du Kontor

Kontor (NordNordWest, CC-BY-SA-3.0 de)

Situé à Hambourg, le Kontor a ouvert en octobre 2014. Les Hambourgeois ont également souhaité aménager par eux-mêmes le local en récupérant ici et là le mobilier. Le local commercial a sensiblement les mêmes caractéristiques que son homologue à Cologne. Le local est prêté à d’autres associations, telles que OpenStreetMap et l’Open Knowledge Foundation. La salle de réunion est utilisée par les projets thématiques de Wikipédia quand ils souhaitent faire des réunions physiques  (ex. le projet chimie et les cartographes). Le groupe de Hambourg est aussi à l’origine du projet Wiki Loves Cocktail qui consiste à photographier des cocktails et tout le matériel nécessaire.

TU23

Gâteau d'anniversaire de Wikidata

Gâteau d’anniversaire de Wikidata (Jason Krüger, CC-BY-SA-4.0)

Dernière étape de notre périple : le TU23, c’est-à-dire les bureaux de Wikimedia Deutschland à Berlin. Nous sommes arrivés pour célébrer le troisième anniversaire de Wikidata. L’événement était composé d’une série de présentations en anglais ou en allemand avec traduction simultanée,  d’un quiz et du traditionnel gâteau d’anniversaire.

Comme Wikimédia France, l’association allemande a pris soin de mettre une partie de ses locaux à disposition de la communauté. Le groupe berlinois est moins actif que les deux autres. Il organise néanmoins plusieurs événements  dans les locaux : des soirées contributives (par exemple à destination du public féminin), et des débats nommés Wikipedianischer Salon.

 

Ces visites ont été enrichissantes. Elles nous ont permis de nous rendre compte du fonctionnement de nos voisins allemands. Sans forcément copier leur fonctionnement, cela nous incite à développer l’espace contributeur situé à Paris qui accueille déjà plusieurs événements,  tels que les soirées WikiCheese et WikiGrenier ainsi que des ateliers de formation consacrés à Wikidata, Wikisource, la photographie, etc.

by Pierre Yves Beaudouin at November 16, 2015 01:00 PM

November 15, 2015

Darkoneko

Bots twitter, le retour.

Bien le bonjour,

je me suis enfin sorti les doigts d mes robots Twitter sont de nouveau opérationnels. Ces robots, basés sur mon framework « Wikipedia2Twitter », détectent (et tweetent) les nouvelles PàS, proposition BA/AdQ, élections, contestations.

Pour rappel :

Wikipédia francophone

  • : tweete les nouvelles demandes de suppression de page (chaque heure).
  • : tweete les nouvelles propositions aux labels BA et AdQ (2x/jour).
  • : tweete les nouvelles élections admin/bureaucrate (2x/jour).
  • : tweete les nouvelles contestations de statut (2x/jour).

Wikipédia anglophone

  •  : tweete les nouvelles demandes d’Article for Deletion (chaque heure). stoppé, trop d’activité.
  • : tweete les nouvelles revues de futurs Good Article (2x/jour).
  • : tweete les nouvelles pages/images candidates au label Featured Article/Image (2x/jour).

Wikipédia italiophone

  •  : tweete les nouvelles demandes de suppression de page (chaque heure).

Classé dans:les coulisses de Wikipédia Tagged: bot

by DarkoNeko at November 15, 2015 03:01 AM

November 14, 2015

Les échos d'en bas

Épisode 46 – Liste de souhaits

Wikipédia compte 1 695 626 articles, 16 073 contributeurs actifs (77 admins actifs). Brèves du bistro Lundi. Wikipédiabolisation d’Israël (lien vers ce wiki). Mardi. On nous demande nos besoins techniques : quels outils faudrait-il développer pour aider les wikipédiens ? (accès direct à … Lire la suite

by Frakir at November 14, 2015 02:30 PM